20e festival du court métrage :
Fréjus veut devenir
une place forte du 7e art

Le festival du court métrage de Fréjus, 20e du nom, bat son plein. Depuis samedi 7 janvier et le vernissage de l’exposition photos “Fréjus, ville de cinéma“ à la villa Aurélienne, chaque jour propose un événement, bien différent du précédent mais toujours avec ce fil conducteur qui est la promotion du cinéma à Fréjus… à moins que ce ne soit l’inverse.

Car on l’a dit, la cité romaine est aujourd’hui bien ancrée dans le petit monde du 7e art. Au fil des années et des éditions, le festival du court métrage – à l’origine, les “journées du court métrage“, lancées par Alain Langlaude et ses acolytes, tous autant passionnés des salles obscures – est devenu un incontournable du genre. Rendez-vous prisé des réalisateurs, des comédiens, de tous les métiers du cinéma en fait, que Cécile Vincenti et Didier Carretero, chevilles ouvrières de l’événement, mettent un point d’honneur à réunir chaque année dans le jury de la compétition officielle.
Une statistique prouve à elle seule cette dimension qui porte aujourd’hui le festival : pas moins de 1200 œuvres ont été vues pour cette 20e édition par le comité de visionnage du festival – « soulignons au passage ce travail de titans », félicite Williams Aureille, adjoint au maire en charge de la culture – qui en retient au final… 1 %, 12 courts métrages répartis sur deux sélections, Hermès et Aurelia.


Ci-dessus tournage (en janvier 2015) d'un épisode de la saison 2 des Revenants, la série phénomène de Canal, sur les ruines du barrage de Malpasset. Quasiment à la même période, un spot publicitaire pour le LoopStop, un lacet révolutionnaire lancé par un Fréjusien, avait pour cadre la promenade de la base nature

Des histoires qui racontent une histoire
« Le festival raconte des histoires, image Cécile Vincenti. Celles d’initiatives locales sur lesquelles l’événement va placer un coup de projecteur, qu’il va mettre en pleine lumière. On pense ici au trophée récompensant le lauréat du prix Hermès de la ville, conçu et réalisé par Philippe Gallego, nouveau cette année, ou celui qui honorera le prix “Forum Julii“, décerné par les collégiens et lycéens et réalisé par les élèves de métallerie du lycée professionnel Gallieni. On évoque encore les partenariats, avec le Comité de jumelage de la ville de Fréjus qui met en place le festival des “courts des villes jumelles“, le Club italianiste de Provence qui organise le Cycle du cinéma italien, le club photos “Forum Julii“, ou encore l’ECPAD, l’Agence d’images du ministère de la Défense, le CHETOM (Centre d’histoire et d’études des troupes d’Outre-mer) et le Musée des Troupes de Marine, qui nous ont rejoint cette année. »

Christophe Chiocca, adjoint au maire délégué au tourisme, avance le nom de « Bergues, cette commune du département du Nord » et son beffroi, véritablement lancés sur grand écran par « le film “Bienvenue chez les Ch’tis“ de Dany Boon », et évoque en parallèle cette volonté de voir Fréjus s’affirmer comme « une terre de cinéma ».
Ce qu’elle est déjà, en témoignent les films, longs ou courts métrages, tournés en son cœur historique même, dans ses proches alentours (Estérel, base nature, littoral, Saint-Aygulf…) ou en prenant appui sur ses monuments emblématiques et patrimoine architectural exceptionnel (villa Aurélienne), qui font même l’objet d’une visite commentée par les guides de l’office de tourisme.

Pour autant, Fréjus n’entend pas se reposer sur ses lauriers et regorge de projets. « À l’image, renchérit Williams Aureille, de la mise en place d’un bureau d’accueil des tournages, ouvert voici plusieurs mois et qui a vocation à faciliter la venue de réalisateurs, qu’ils soient de cinéma, de séries télé, de spots publicitaires, etc. Autant de jours de tournage qui impacteront la vie économique locale, sur le présent mais aussi l’avenir en montrant l’image Fréjus. »

Vendredi 13 : le frisson
de la compétition !

Ce mercredi 11 janvier, le cycle du cinéma italien et une projection spéciale  “anniversaire“ rythmeront ce 5e jour de festival. Le lendemain, jeudi 12, en la villa Aurélienne, ateliers et rencontres présenteront le cinéma et ses à-côtés, avec des pointures dans leur spécialité, des grands noms connus du(des) métier(s) évoqués, de Gérard Camy l’historien au chef décorateur est-varois Herald Najar, en passant par la directrice de casting, Chrystèle Molinier, et le réalisateur Arnaud Sadowski.
Là où l’histoire est belle, c’est lorsque l’on se souvient qu’Arnaud Sadowksi est « venu présenter un film en compétition voici deux ans, rappelle Didier Carretero. Un film qui lui avait d’ailleurs valu le prix “Forum Julii“ des collégiens et lycéens et, cette année, il revient donc parler de son métier », peut-être à certains de ces jeunes qui avaient voté pour lui en 2014.

Et puis arrivera le grand jour, ce fameux vendredi 13 – un joli titre de film, beaucoup ne s’y sont pas trompés –, et la compétition officielle. Qui ne clôturera pas pour autant cette 20e édition du court métrage, puisqu’une ultime soirée réunira les amateurs au Musée des Troupes de Marine, à l’entrée du 21e RIMa, véritable transfert vers l’édition 2018, qui sera… la 21e, joli clin d’œil.

Télécharger “le programme complet du festival du court métrage“ en cliquant ici >>>
Télécharger “les Temps forts du festival 2017 au jour le jour“ en cliquant ici >>>
+ d’infos : Office de tourisme. Tél 04 94 51 83 83. www.frejus.fr

 

 

 

 

 

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