Football – Coupe de France –
Auxerre en 8e pour l’Étoile :
de quoi continuer à rêver ?

Entre déception – de ne pas avoir enfin “tiré“ une Ligue 1 –, et espoir d’aller encore plus loin, le cœur étoiliste a certainement balancé ce jeudi soir à l’heure du tirage au sort des 8es de finale de la Coupe de France. Toujours est-il qu’à ce stade, le mardi 28 février ou le mercredi 1er mars prochain, l’Étoile FC Fréjus – Saint-Raphaël affrontera, tout comme au 7e tour (Bourg-en-Bresse), une autre formation de Ligue 2, l’AJ Auxerre, actuelle 19e et donc relégable en National.

Le suspense n’aura pas duré longtemps en tout cas pour les footballeurs est-varois, devant leur téléviseur branché sur l’émission « Soir de coupe » sur Eurosport 2, où l’internationale tricolore Laure Boulleau et le rugbyman Yann Delaigue ont tout d’abord sorti la boule “AJ Auxerre“ avant celle de Fréjus. Un match finalement inversé et qui se jouera probablement à Louis-Hon à la fin du mois. Alors, du coup, bon ou mauvais tirage ?

Du pour et du contre
Pour : match à domicile (hors Bergerac ou un club de National, l’Étoile était assurée de jouer à la maison), un possible long ou piégeux déplacement évité (Avranches, Quevilly-Rouen ou  Bergerac, CA Bastia), une formation auxerroise en grand danger en Ligue 2 et peut-être moins concernée par la Coupe (allez dire ça aux Stéphanois !).
Contre : pas la plus belle affiche, moins exotique qu’une confrontation face à des OM, Monaco ou encore le PSG, deux divisions d’écart quand même !

Encore une fois, l’on ne saura si cet adversaire icaunais constituera le meilleur tirage qu’au terme des 90 minutes le 28 février ou le 1er mars prochain.
Mais Auxerre, bien qu’en grand danger aujourd’hui en Ligue 2 – 19e et virtuellement reléguée en National à l’heure de ces lignes – n’en demeure pas moins un grand nom du football hexagonal. En témoignent les quatre Coupes de France qui trônent déjà dans l’armoire aux trophées (1994, 1996, 2003, 2005), l’édition 1996 étant même auréolée du doublé avec un championnat conquis de haute lutte devant le Paris SG et Monaco (alors que Martigues, prochain adversaire de… l’Étoile samedi 4 en CFA, terminait 20e et relégué en D2).

Ferreri, Papin, les Chinois : le flou…
Une époque où l’icône icaunaise, le sorcier Guy Roux, était encore sur le banc, et où Laurent Blanc dirigeait la défense icaunaise : l’âge d’or du football dans le chef-lieu de l’Yonne. Aujourd’hui, l’AJA fait davantage parler d’elle en coulisses que sur le pré. À l’image de la venue, annoncée finalisée, de Jean-Pierre Papin en qualité d’ambassadeur, directeur sportif, entraîneur, voulue par les nouveaux propriétaires chinois du club (James Zhou est actionnaire majoritaire à 77 %) mais finalement avortée la semaine dernière, deux mois après la vraie fausse arrivée d’une autre ancienne vedette locale, Jean-Marc Ferreri, là encore au poste de directeur sportif…

Alors, si Auxerre semble surtout être un grand club… du passé, le club du Centre de la France demeure une formation de Ligue 2, professionnelle, et dotée de l’un des tous bons centres de formation français.

Ligue 2 Vs CFA : 4 matches à 3
Aussi peut-être peut-on supposer que le championnat revêt à l’heure actuelle un caractère autrement prioritaire qu’une carrière en Coupe de France fut-elle la 100e.
D’ici fin février d’ailleurs, Auxerre jouera un match de plus en championnat de Ligue 2 que Fréjus en CFA. L’équipe icaunaise joue même d’ailleurs très gros dès ce prochain samedi en accueillant l’adversaire qui la suit immédiatement au classement à une longueur seulement, la lanterne rouge orléanaise. Suivront un déplacement délicat à Sochaux (7e) et une réception tout aussi difficile, celle du leader brestois, puis deux autres rendez-vous plus abordables mais certainement crispants face à l’AC Ajaccio et au Havre.

L’Étoile : tout pour la Coupe ?
L’Étoile, quant à elle, aura donc un match de moins à négocier. Au programme, déplacements à Martigues puis Hyères, entrecoupés de la réception du SC Toulon. Mais à 7 longueurs du leader ruthénois, nonobstant la sanction de la DNCG et la menace d’une perte de 3 points supplémentaires, que vont privilégier les footballeurs intercommunaux ? Officiellement, le championnat bien sûr. Mais inconsciemment, et face à un objectif d’accession aujourd’hui bien hypothétique, n’auront-ils pas la “tentation“ d’essayer de “se préserver“ ? Gageons que Charly Paquille, qui se disait déjà, sitôt le coup de sifflet de l’arbitre Romain Delpech mercredi, « projeté vers le match de samedi à Martigues », saura si tel était le cas remettre tout le monde en ordre de marche.

À propos, tiens, de Romain Delpech, l’arbitre qui a porté chance aux Fréjuso-raphaëlois lors des deux derniers tours de Coupe (à Grenoble en 32es puis devant les Ardennais mercredi) : et si le sort le désignait encore pour être au sifflet face aux Auxerrois à la fin du mois ?…

• Leurs parcours respectifs
=> Étoile FC Fréjus-Saint-Raphaël (3e CFA, gp D).

4e tour : à SC Toulon (CFA), 2-1 ;
5e tour : au Pontet (CFA), 2-0 ;
6e tour : Vs FC Marignane-Gignac (CFA), 3-0 ;
7e tour : Vs FC Bourg-Péronnas (L2), 3-1 ;
8e tour : à la FA Le Cendre (Rég.3), 4-0 ;
32es de finale : à Grenoble F38 (CFA), 2-1 ;
16es de finale : Vs AS Prix-les-Mézières (CFA2), 1-0.

=> AJ Auxerre (19e Ligue 2).
7e tour : à Saint-Serninoise (PH), 1-4 ;
8e tour : à Cluses Scionzier (DH), 1-4 ;
32es de finale : Vs ES Troyes Aube Champagne (L2), 4-2 AP ;
16es de finale : Vs AS Saint-Étienne (L1), 3-0 AP.

• Gbohou conSACKRÉ plus beau but des 8es de finale. Son missile des 30 m dans le coin gauche des buts pirisiens a été salué comme le plus beau but de tous ceux inscrits à l’occasion de ces 16es de finale de la Coupe de France. Juste devant celui de Birima Touré, signant là le 3-0 auxerrois devant Saint-Étienne.

• D’anciens Étoilistes marquent aussi. Étoiliste l’an dernier (Gendrey) ou voici deux saisons (Padovani), d’anciens joueurs du club intercommunal ont brillé à l’occasion de ces 8es de finale. Aujourd’hui joueurs de Chambly, Greg Gendrey, de la tête, s’est rappelé au bon souvenir de la Coupe de France – il avait scoré deux fois face aux Girondins la saison passée, mais aussi manqué un penalty – en ramenant les siens à 2-3 à 7 minutes de la fin du temps réglementaire. Après que Soubervie ait emmené les siens en prolongation, mais alors que Monaco avait repris les devants (5-3), Romain Padovani, d’un maitre tir enroulé à l’entrée de la surface, redonnait de l’espoir aux joueurs de l’Oise (4-5). En vain.
En revanche, un autre ex-Étoiliste, Kevin Malcuit, a connu moins de réussite avec les pros stéphanois, s’effondrant bizarrement et totalement dans l’extra-time à Auxerre (0-3).

Retrouvez ci-après d’autres images de cette soirée historique.

 

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