Saint-Aygulf : opération
ramassage de sable
sur les parkings des plages

Durant plusieurs jours cette semaine, et comme ils le font régulièrement en période hivernale, des personnels des services techniques de la ville de Fréjus sont intervenus sur les parkings des plages de Saint-Aygulf. Leur mission consistait à ramener le sable, déposé à la faveur des forts coups de vent d’est des derniers jours et dernières semaines sur le parking et en bordure de route.

“Nettoyer“ le parking, dégager les ganivelles
Les ganivelles, ces barrières formées par l’assemblage de lattes de bois, et qui ont pour but de piéger le sable et de créer des dunes artificielles, disparaissent pratiquement sous la hauteur de sable amassé ici (visuelci-dessous). Lequel sable, toujours poussé par le vent, va glisser et basculer sur le parking. « Notre intervention consiste alors à ramasser le sable sur le parking et le redéposer sur la plage, précise Sylvain Alpozzo, de la Direction technique des interventions en mairie. Mais pas seulement. Car nous dégageons également sensiblement les ganivelles, de manière à ce qu’elles jouent à nouveau pleinement leur rôle. »
Sur les passages piétonniers donnant accès à la plage, le sable s’accumule pareillement et « cache même les pièges à sable. Il convient donc également ici de dégager le sable pour des raisons de sécurité et, là encore, le ramener sur la plage ».
Ce genre d’intervention est régulièrement planifié en hiver, en fonction des coups de vent bien sûr, et s’accompagne, « juste avant la saison, d’un passage de la balayeuse, histoire de laisser le parking parfaitement “propre“. Mais cette intervention représente un certain coût et n’est donc planifiée qu’une fois dans l’année ».

Galiote : la plage se rengraisse naturellement
Dans le même ordre d’idées, une opération similaire devra être programmée sur la route, mais cette voie départementale, l’intervention doit être gérée en connexion avec le Conseil départemental. Nonobstant une question de sécurité inhérente à la circulation automobile, toujours dense en cet endroit…
Un peu plus loin, la plage de la Galiote a également subi les effets des coups de vent et de houle comme c’était encore le cas ce jeudi 9 février. De sorte que cette plage a aujourd’hui quasiment disparu (photo ci-dessous). « Mais il n’est pas loin, toujours dans la rade, à quelques dizaines de mètres seulement, poursuit Sylvain Alpozzo. Et pas d’inquiétude, la plage se rengraisse de manière totalement naturelle au printemps. Si tel n’était pas complètement le cas, peut-être sera-t-il possible d’envisager alors l’intervention de la “suceuse“ qui va permettre d’aspirer le sable dans la rade pour le remettre sur la plage. Mais là encore, ce type d’intervention coûte cher et elle n’est programmée qu’en tout dernier ressort. »

Au final, c’est la nature qui décide !
Il n’est plus envisagé en revanche de refaire un engraissage à partir de sable récupéré à l’embouchure de l’Argens, opération notamment réalisée en 2013. « Mais c’est très compliqué et très onéreux, car il faut analyser le sable prélevé, vérifier sa compatibilité pour prétendre le (re)déposer à la Galiote… »

Autant dire qu’il vaut mieux laisser la nature opérer. D’autant que les évènements de juin 2010 avaient prouvé qu’elle, et elle seule, décide, sans se préoccuper d’être – ou pas – au cœur de la saison estivale…

 

 

 

 

 

 

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