Une salle Marcel-Foucou
au Musée d’Histoire de Fréjus

Il avait déjà une rue à son nom (*) – d’ailleurs baptisée de son vivant, privilège assez rare qui témoigne à coup sûr, et encore plus dans le cas présent, de l’importance du personnage -, il a désormais une salle portant son patronyme.
Marcel Foucou fait partie de l’histoire de la cité romaine et il s’est éteint voici un an tout juste, à l’âge de 101 ans. Ce vendredi 27 janvier, et d’où il est aujourd’hui, il a vu une salle du Musée d’Histoire locale de la rue Jean-Jaurès baptisée de son nom. Celle qui propose « une salle de classe, confie Marthe Seppi, des Amis du pays de Fréjus, l’association à l’origine de la création du Musée. Pour cette simple raison que Marcel Foucou était instituteur, et aussi parce qu’il fait partie des donateurs de nombreux objets que l’on retrouve ici ».

« Ne pas transmettre,
c’est partir comme un voleur »

Marcel Foucou avait vécu ses derniers jours loin de sa ville natale, du côté de Signes plus précisément, au sein de la maison de retraite “Les Amis des Aînés“. Il s’y est éteint « au petit matin du 28 janvier », se souvient sa petite-fille, Claire Le Fur, célèbre harpiste, professeur au Conservatoire de Saint-Raphaël. « Cette inauguration, aujourd’hui, arrive donc tout juste pour le premier anniversaire de sa mort… Un an tout pile… enfin presque mais bon, si l’on compte le décalage horaire », ajoute-t-elle avec un sourire grand comme ça et, au fond du cœur, à coup sûr, une grande, très grande fierté pour cet homme avec qui elle avait tant partagé.
Elle n’était pas la seule d’ailleurs, à avoir tant partagé avec Marcel Foucou. « Ne pas transmettre, c’est partir comme un voleur », se plaisait à répéter celui qui enseigna longtemps à Boulouris, école qu’il rejoignit au lendemain de l’Armistice (1945) avant de gagner Fréjus-plage, où il créera (en 1962) le CES – Collège d’enseignement général -, l’un des premiers en France.
Annie Pascal, longtemps une élève et, aujourd’hui, « l’une des seules survivantes » comme elle aime à le dire, rappelle le parcours de M. Foucou, avec toute la verve qui la caractérise à l’image de ces quelques mots en langue provençale en guise de préambule. École normale de Nice, premiers postes dans les “AM“, à Lantosque, retour dans le Var du côté de Solliès-Pont, commune de son épouse, puis l’est-Var, Boulouris et Fréjus jusqu’au bout, presque jusqu’à la fin.
Transmettre, encore et toujours, c’est ce que continuera à faire Marcel Foucou, témoin de l’histoire, à travers son “Billet de l’ancien“ qui égaiera longtemps les colonnes de l’édition dominicale du Var(Nice)-Matin.

L’auteur de “L’Encyclopédie de la vie fréjusienne“
« Il était un amoureux de Fréjus. Il a beaucoup parlé, beaucoup écrit sur Fréjus, ce village d’alors qui a pris plus d’ampleur alors… », énonce encore Claire Le Fur. « C’est une grande fierté que d’pêtre ici ce soir, pour lui rendre un nouvel gommage », salue pour sa part Richard Sert, 1er adjoint représentant le sénateur-maire de Fréjus, retenu en réunion et présent ce vendredi aux côtés de Christophe Chiocca, adjoint au tourisme, et Pascal Pipitone, adjoint mais aussi et surtout un ami.

Et tous de dévoiler une plaque, au-dessus de la salle de classe du Musée d’Histoire locale, rappelant cet autre legs de Marcel Foucou, “L’Encyclopédie de la vie fréjusienne“, 26 volumes documentés qui évoquent l’histoire de la ville, de la population et des institutions locales des origines à 1950, résultat d’un travail personnel de l’auteur mené dans les archives publiques et privées pendant 23 ans, et longtemps resté inédit.
L’on notera encore, dans la salle d’exposition temporaire (et jusque début mars), de nombreuses photos et “Billets de l’ancien“, souvent issus des albums de famille et qui en montrent encore un peu plus sur Marcel Foucou, sa vie, son œuvre.
Enfin, quelle plus belle conclusion, chantée par la Chorale de l’Association, que de reprendre cette célèbre balade signée Hugues Aufray, « Adieu M. Le professeur », que reprendra même Richard Sert, histoire de se rappeler ses (mes) « jeunes années »

(*) L’avenue Marcel-Foucou est cet axe éminemment stratégique entre l’avenue de Lattre de Tassigny et l’avenue de Provence, ex-bretelle EM passant sous la voie ferrée, qui avait permis en son temps de relier le nord et le sud de la ville sans (plus) passer par le sempiternel passage à niveau…

Retrouvez ici >>> l’article que lui avait consacré le site ville-frejus.fr voici un moment à l’occasion de son décès le 1er février 2016

 

 

 

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