Dimanche 11 novembre à 9h30 place Agricola : Commémoration Armistice 1918, le 100e anniversaire

09 novembre 2018

 

S’il ne met un terme définitif à un conflit armé, un armistice signifie plus simplement un arrêt des combats. C’est un document du genre qui a été signé le 11 novembre 1918, à 5h15, dans le wagon-salon d’un train à proximité immédiate de la gare de Rethondes (Oise), entre les forces alliées et l’Allemagne, cette dernière reconnaissant par cet acte sa capitulation. Il est prévu que le cessez-le-feu entre en vigueur à la 11e heure du 11e jour du 11e mois de 1918, et il entraînera dans l’ensemble du pays volées de cloches et autres sonneries de clairon confirmant la fin de ce premier grand conflit mondial du XXe siècle.

Lequel laissera néanmoins plus de huit millions de morts et six millions d’invalides et mutilés, qui seront surnommées les gueules cassées.

Depuis l’échec des contre-offensives allemandes à l’été 1918, doublé du renfort des alliés américains et anglais, le renoncement allemand est de plus en plus inéluctable. D’autant qu’en dépit de la nomination d’un nouveau chancelier (Max de Bade) au début octobre 1918 par l’empereur Guillaume II, de nombreux marins et soldats allemands refusent d’aller au combat.

Des discussions sont alors engagées entre les protagonistes, et les Allemands n’eurent guère la possibilité de négocier, se voyant plutôt enclins à se plier sans conditions aux termes développés dans le projet de traité qui leur sera soumis. L’armistice fut signé pour une durée de 36 jours, avant d’être renouvelé jusqu’à la signature officielle du traité de paix de Versailles, le 28 juin 1919.
En 1920 est née l’idée de rendre hommage aux soldats morts pour la France, mais non identifiés. La dépouille mortelle d’un soldat de Verdun fut inhumée sous l’Arc de Triomphe. Trois ans plus tard sera allumée la flamme éternelle, donnant au tombeau du soldat inconnu ce caractère autant symbolique que politique. La loi du 24 octobre 1922 instaurera un jour du souvenir, fixant le 11 novembre la commémoration de la victoire et de la paix.

Désiré Bianco, plus jeune poilu
mort pour la France à 13 ans

La disparition du dernier poilu (surnom donné aux soldats français dans les tranchées) français, Lazare Ponticelli, qui s’est éteint en mars 2008, posera la question du maintien de la commémoration de l’Armistice du 11 novembre et des cérémonies rituelles accompagnant ladite commémoration devant les monuments aux morts. L’argument selon lequel peu d’enfants ont encore aujourd’hui un aïeul ayant combattu dans les tranchées est d’ailleurs avancé pour accréditer la thèse d’une évolution, alors qu’est proclamée en 2012 une journée d’hommage à tous les morts pour la France… chaque 11 novembre.

Néanmoins, le travail de mémoire et de reconnaissance du sacrifice de ces hommes se perpétue bel et bien, et demeure une date ancrée dans l’esprit des Français.

Hommage aux soldats français
morts en opération cette année

À Fréjus ainsi, la cérémonie de commémoration de ce 100e anniversaire de l’Armistice de 1918 aura lieu le dimanche 11 novembre, à partir de 9h30, au Monument aux Morts de la place Agricola, en présence bien sûr de David Rachline, maire de Fréjus.
Une présentation générale du Centenaire sera proposée lors de cette cérémonie par Gaëlle Delahalle, professeur d’histoire au Lycée Camus, avant une lecture de la vie de Désiré Bianco, plus jeune poilu mort pour la France (ci-dessous). Lecture effectuée par Juliette Mariottini, lauréate pour le département du Var du 5e prix de Devoir individuel “Lycée“ du Concours national 2018 de la Résistance et de la Déportation.

Avant les dépôts de gerbes, il sera également procédé à différentes lectures, du message du Président de la République, ou encore de l’ordre du jour du Maréchal Foch.

Un hommage sera rendu, enfin, aux soldats français morts en opération depuis novembre 2017, au nombre de cinq.
Comme l’année passée, les Cadets de la Défense (section Fréjus-Saint-Raphaël) – jeunes de 14 à 16 ans engagés au sein du projet éponyme, et qui de par le fait participent durant toute une année scolaire à un programme d’activités mettant à l’honneur les valeurs véhiculées par les Armées – prendront part à cette cérémonie commémorative, au côté des jeunes de la Préparation militaire marine, d’élèves du Collège des Chênes et du Lycée Camus.

Les habitants de Fréjus sont également conviés à prendre part à cette cérémonie de commémoration.

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