Base nature : David Rachline répond à François Léotard

23 juillet 2018

Communiqué de David Rachline, Maire de Fréjus :

"J’ai lu avec étonnement l’interview de M. Léotard, parue dans Var-matin le 9 juillet, concernant les projets de la municipalité sur la partie bâtie de la Base nature, interview dans laquelle il met en cause la validité juridique de ces projets et indique notamment que « le tribunal administratif interdira à David Rachline de mener à bien son projet ».

Etonnement tout d’abord de voir M. Léotard nous donner des cours de droit alors que le projet de Port-Fréjus, qu’il porta en son temps, a dû faire face à de multiples difficultés juridiques, sans parler de celles, plus personnelles, rencontrées depuis lors par l’intéressé.

Etonnement ensuite car M. Léotard devrait être particulièrement bien placé, instruit notamment par l’exemple de Port-Fréjus, pour savoir que les projets novateurs, dont tous s’accordent
souvent à reconnaître ensuite le bien-fondé, doivent à l’origine faire face à des détracteurs soit mal informés, soit de mauvaise foi.

Etonnement enfin de voir M. Léotard, qui a exercé d’importantes responsabilités locales
et nationales, relayer sans vérification les arguments erronés de ces mêmes détracteurs.

D’une part, je rappelle une nouvelle fois que les bâtiments envisagés le sont en lieu et place d’équipements municipaux délabrés, aujourd’hui pour l’essentiel non accessibles au public, et que la partie considérée par l’acte de vente comme « zone naturelle » n’est pas impactée par ces projets, par ailleurs source d’attractivité touristique, de rayonnement et d’emplois pour notre ville.

De plus, les projets concernés s’effectuent sous forme de concession, la ville gardant la propriété des terrains. Il n’y a donc pas de « privatisation » de la Base ! Ce que le jugement du Tribunal administratif, qui a donné raison à la Ville contre les recours déposés à l’encontre de la modification du PLU, a confirmé. 

D’autre part car l’acte de vente signé par M. Léotard et dont je lui aurais volontiers, s’il me l’avait demandé, transmis copie afin qu’il s’en remémore les clauses, prévoit explicitement la réalisation d’équipements autres que publics. Son article 4 dispose ainsi que tout m2 « à destination autre que d’équipement public » dans la limite des 40 000 m2 de SHON construits (ce qui est le cas en l’espèce), fera l’objet d’un « complément de prix ». Une disposition évidemment d’ores et déjà prise en compte et qui sera bien sûr respectée. L’affirmation de M. Léotard est donc fausse.  

Visiblement, en cette période estivale, celui qui descend trop rapidement de son Aventin risque l’aveuglement. Il n’en demeure pas moins que la désinformation sur des projets importants pour notre ville doit avoir ses limites !"

 

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