Conseil de quartier de La Gabelle ce mardi 27 mars : débats vivants et constructifs

28 mars 2018

C’est un conseil de quartier endiablé et vivant auquel l’on a pu assister ce dernier mardi de mars dans la petite salle Gino-Tassan de la mairie annexe de la Gabelle, plein comme un œuf pour l’occasion. Il faut dire que, depuis le lancement de cette campagne 2018 des réunions de conseils de quartier, les salles sont pleines, la perspective de pouvoir rencontrer le maire, présent à chaque fois, n’y étant bien évidemment pas étrangère. Pour des reproches parfois, pour exprimer des satisfecit aussi, mais avant tout pour des discussions “entre quat’z’yeux“, sans fioritures, dialogues courtois et respectueux qui « font avancer, pas dans la polémique », comme le précisait Abdellouadid Afras, président de conseil syndical et ardent défenseur des causes de son quartier. « Nous sommes un peu victimes de notre réputation, regrettait-il, et nous voulons nous éloigner de cette étiquette. Certes, tout n’est pas rose, mais il y a des choses bien ici », « des éléments qu’il faut aussi mettre en avant, pas toujours dire ce qui est mal, ce qui ne va pas », appuiera cette autre riveraine.

Chiffres de la délinquance en baisse,
mais sentiment contrasté sur le terrain

Ç’aura justement été le cas ce mardi soir à La Gabelle, après qu’une minute de silence ait été réclamée en hommage au gendarme assassiné à Trèbes, et même si, dès l’entame des débats et la présentation des statistiques liées à la sécurité, la commissaire Béatrice Fontaine plombait quelques peu l’ambiance, avouant « des chiffres en baisse, certes, voire faibles à raison d’une vingtaine de faits recensés sur le premier trimestre 2018 mais des stats qui ne reflètent pas réellement le sentiment qui nous habite sur le sujet ». Entre les incivilités et faits de violence urbaine (incendies de poubelles, de transformateurs ou boîtiers électriques, destruction de rétroviseurs) sur le quartier central ou les alentours (rue du Suveret pour les rétroviseurs).
Référence était faite ici également aux incendies à répétition ayant touché les boîtiers électriques, privant une partie du quartier de l’éclairage public, source, par voie de conséquence d’insécurité comme le soulignait cette dame, amatrice de théâtre, « je me rends souvent au Forum, à pied, et quand je rentre, j’avoue que suivre la voie de contournement dans le noir n’est pas agréable ».

Sur le sujet, le maire David Rachline confirmait sa volonté de « faire le nécessaire auprès des entreprises concernées pour remettre en état de fonctionnement », avant de prévenir, « mais je vous l’annonce, je ne reviendrais pas 30 fois », alors qu’une caméra de surveillance devrait atténuer le risque de récidive.  Mais « ce genre d’incivilités et autres violences urbaines a des conséquences financières pour la collectivité auxquelles tous, vous comme moi, devons contribuer ».

Vitesse et élagage

Sécurité, routière – pas de cheminement piétonnier sécurisé sur la partie terminale de la rue Maurin des Maures, artère empruntée pour gagner le groupe scolaire Aubanel, qui oblige parents et enfants à évoluer sur la chaussée (visuel ci-dessus) – ou encore propreté et entretien courant (poubelles, voirie, élagage) auront été d’autres sujets prêtant à discussion, toujours franche et courtoise.
Sur le premier sujet, Dominique Beaumont, adjoint au maire en charge des travaux, annonçait une étude sur le quartier, « entre aménagements de voirie, voire changement de sens de circulation », alors que des plots, apposés dans le virage à 90° à la jonction de la rue du Malpey et de la rue de l’Estérel, pourraient « permettre, on l’espère, une réduction de la vitesse des usagers et un accès plus facile aux résidences » San Fernando et des Floralies.

Rue du Malpey, dans ce virage qui ramène vers la rue de l'Estérel, de nombreux automobilistes ont tendance à franchir la ligne blanche, certains parfois très... franchement. La mise en place de plots en plastique en milieu de chaussée pourrait supprimer le problème

En terme d’élagage, Sylvain Alpozzo, directeur des interventions techniques en mairie, rappelait que le secteur figure bien « au planning 2018 » mais que « l’intervention n’a pu se faire pour l’heure et est programmée à l’automne car nous sommes maintenant en période de bourgeonnement et ne pouvons procéder à une quelconque taille ». Fut-elle « douce ou radicale », précisait-il, rappelant la différence entre « un élagage doux qui préserve davantage la santé de l’arbre, et qui laisse penser, à tort, que rien n’a été fait, à une coupe plus radicale, franche, visible mais beaucoup plus néfaste pour l’arbre qui se retrouve à nu et sans défenses. Le principe étant le même pour les palmiers, ou il est préférable de laisser la jupe, protectrice, quand bien même cela est moins esthétique… »

Vers un changement de nom du quartier ?

Enfin, à cette riveraine de la rue du Malpey, nouvelle habitante, qui s’étonnait d’habiter « quartier de la Gabelle, du nom d’une résidence », le maire rappelait les origines du quartier justement, ainsi baptisé du fait de la « copropriété le constituant, avant son extension tout autour ». Et David Rachline d’enchaîner, « je ne suis pas contre un changement de nom du quartier, il faut savoir évoluer et j’attends les propositions en ce sens ».

Invitation à un “conseil de maisons“
ce vendredi 30 à 17h30 au CS

Pas sûr néanmoins, comme le soulignera Abraham Afkir, qu’un « simple changement de nom fasse avancer concrètement les choses. Il y a d’abord un problème de communication entre nous. Nous sommes 600 familles à La Gabelle, nous ne communiquons pas entre nous. Apprenons à le faire, pour évoquer la sécurité, le vivre-ensemble, pour parler et éviter tous ces problèmes dont on a pu débattre toute cette réunion ».
Un nouveau dialogue qui pourrait déjà débuter par un « conseil de maisons », une initiative signée du centre social et de Sonia Luquand, sa directrice nouvellement nommée, « une réunion justement pour apprendre à se connaître et à parler, dont la grande première aura lieu ce vendredi 30 à 17h30 au centre social et pour lequel vous êtes tous conviés ».
Voilà, l’invitation est lancée et peut-être sera-ce-là le point de départ du renouveau de La Gabelle...

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