Conseil de quartier de l’Agachon : gravats et risque d’inondation au programme

21 mars 2018

Fréjus est une ville de quartiers. De quartiers presque tous différentes les uns des autres. À l’image du quartier de l’Agachon, visité ce 21 mars dans le cadre des réunions des conseils de quartier, où les problématiques évoquées auront été toutes autres que celles débattues lors des deux conseils initiaux, à Port-Fréjus puis Fréjus-plage.

Cette fois, plus question de bord de mer, même si la Grande Bleue n’est pas bien loin à vol de mouettes et autres gabians. Non, l’Agachon, aux portes du cœur historique dont il est séparé par les Arènes, est un (ancien) quartier sensible, dont la réhabilitation à l’aune de la fin des années 2000 avait redonné cachet et fierté. Un quartier qui regroupe aussi les lotissements voisins des Vergers de Sainte-Croix – à proximité de feu le gué du Reyran – et des Floralies, à l’intersection barreau du (même) Reyran / route de Malpasset, avec un habitat essentiellement social sur le cœur du quartier.

Les problématiques dont il sera question au cours de ce troisième conseil de quartier, toujours en présence du maire de Fréjus, David Rachline – de Zohra Kenouni, nouvelle présidente du conseil de quartier, déjà à ce poste par le passé, et d’Éric Laguette, élu délégué au quartier – ne pouvaient être de fait que différentes. Encore que…

Un radar feu rouge existe déjà à l'entrée du quartier de l'Agachon, et un radar pédagogique sera prochainement installé sur l'avenue de l'Agachon, à l'image de celui-ci du côté de Saint-Aygulf

Vitesse des automobilistes : un fléau

Côté sécurité ainsi, les statistiques – en baisse sensible, voire nette selon les types – en matière de délinquance, dévoilées par le commandant Cédric Fèvre, commissaire central adjoint de Béatrice Fontaine au commissariat de Fréjus, se révélaient peu ou prou identiques à celles évoquées à Port-Fréjus et Fréjus-plage. La sécurité routière sera en revanche passée au crible, avec l’annonce de la pose d’un radar pédagogique sur l’avenue traversante de l’Agachon, le test de la mise en place d’écluse(s) sur la rue Kennedy – « sur ce point, on va faire le test et on verra, lors de la prochaine réunion à l’automne, s’il s’avère concluant, ou pas », dira David Rachline. Un maire dont la présidente du conseil de quartier soulignera « l’écoute dont il fait immanquablement preuve en la matière, dans un quartier avec nombre de familles et d’enfants ».

Zohra Kenouni, présidente du conseil de quartier, a souligné l'écoute du maire et des services municipaux

Chacun son boulot…
mais tout le monde au boulot !

Les doléances des habitants de l’Agachon allaient se montrer en revanche plus appuyées concernant l’entretien, la propreté des locaux poubelles et le ramassage de ces dernières. Plus précisément au sujet des encombrants, et notamment les gravats, dont il semble que des “étrangers“ au quartier aient fait de l’Agachon leur lieu de dépôts… sauvages, il va sans dire ! « J’ai bien compris que c’était là un souci majeur, poursuivra le maire. Ces gravats, mais aussi les locaux poubelles non, insuffisamment ou incorrectement nettoyés. Nous allons surveiller cela, et aussi rappeler à tous leurs obligations, notamment le bailleur social s’il manque à ses obligations. Maintenant, comprenez que la ville, seule, ne puisse tout régler, a fortiori sur un terrain privé où nous ne devrions normalement pas intervenir. »

La question du PPRI – Plan de prévention risque inondation – sera certainement le sujet le plus discuté et commenté. Il faut dire que certains des riverains – des Vergers de Sainte-Croix et des Floralies surtout – ont à plusieurs reprises payé le prix fort des débordements du Reyran, et/ou du Reyrannet.

Les crues du Reyran - en haut en novembre 2011 à hauteur du gué - et du Reyrannet, ci-dessus juste derrière les Floralies, peuvent s'avérer dévastatrices

Reyran Vs Reyrannet : même combat,
mais pas (encore) mêmes avancées

Bonne nouvelle pour le “grand“ fleuve, annoncée par Pierre-Michel Trénac, “patron“ de services techniques en mairie de Fréjus. « Nous avons franchi une étape… administrative (des phases toujours très longues dans ce domaine, Ndlr), expliquera-t-il. Avec l’approbation du dossier de procédure de la (re)mise en état des digues du Reyran canalisé. Cette partie incombe à la Ville mais, sur un chantier de 5,5 M€, cette approbation nous permet de postuler à une subvention de l’ordre de 40 % de la part de l’État. La première tranche des travaux interviendra donc en août et septembre, seule période où l’on peut les envisager d’un point de vue climatique et surtout, après la phase d’appels d’offres. Un quart des travaux sera réalisé avant la fin de l’année, le solde en 2019. »

Les travaux de confortement des digues du Reyran, à tout le moins la 1ère tranche, devraient débuter en août pour ne plus connaître de telles brèches

Reyrannet : « on n’est pas chez nous »

Pour le Reyrannet en revanche, qui serpente à travers la plaine du Reyran et constitue la clôture naturelle pour les deux lotissements sensibles avant de venir se jeter dans le Reyran à hauteur du gué, les choses ne sont pas aussi simples. Car « le Reyrannet n’est pas à nous, tout simplement », précise le directeur des ST.
Ici (derrière les Floralies), un différend avec un propriétaire terrien empêche l’acquisition foncière d’une parcelle et, par voie de conséquence, la réalisation d’un bassin d’expansion. Là, des frais notariaux trop élevés (450 €/habitant) empêchent l’acquisition commune par la ville et les copropriétaires des lotissements précités pour, là encore, « être chez nous et pouvoir intervenir », regrette le premier magistrat avant de trancher, « vous allez vous regrouper en association. La Ville pourra, par convention, verser une subvention qui couvrira ces frais et vous et nous deviendrons propriétaires, libres d’y effectuer les travaux nécessaires et attendus ».

Le curage du lit du Reyran, ici en décembre 2015 à proximité du gué, fait partie des opérations d'entretien du fleuve

Pierre-Michel Trénac conclura ensuite le sujet en avançant « la mise en place d’une 3e pompe de relèvement sur le poste éponyme de la rue Kennedy, ou encore 45.000 à 50.000 € de travaux pour réaliser l’extension du réseau pluvial pour évacuer plus efficacement encore les eaux de pluie vers le Reyran ».

Des bonnes nouvelles qui, avec l’annonce du retour du Loto hebdomadaire, ou le projet “Quartier propre“, « une journée de fête et de dialogue que nous clôturerons par un grand barbecue », précisait Éric Laguette, termineront de convaincre une assemblée, certes moins nombreuse que lors des réunions précédentes mais concernée et, surtout, prête à s’investir.

Fermez le ban ! Et rendez-vous mardi 27 mars du côté de la Gabelle !

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