Deux champions de France (Tamba, Valenti) à l’AMSLF : les poings de l’un, les jambes de l’autre

20 mars 2019

Dans l’euphorie de la victoire et de la première ceinture nationale du boxeur Gus’ “Marvelous“ Tamba le samedi 9 mars, il est un autre titre national qui est passé un peu plus inaperçu : celui , le lendemain, dimanche 10 mars, du crossmann Stéphane Valenti sur 10.200 m, catégorie masters !

Champion de France professionnel de boxe catégorie poids super-moyens, Gus' “Marvelous“ Tamba s'est vu remettre la médaillé de la ville de Fréjus par le maire David Rachline

Pour ce qu’il n’est pas ubuesque de qualifier d’exploits, les deux sportifs fréjusiens ont été conviés ces derniers jours par le Premier magistrat de la ville, David Rachline, pour discuter de ces performances.

L’un – Gus’ Tamba – a reçu la médaille de la ville, en profitant pour revisionner son combat en vidéo : il est vrai que celui-ci n’a pas duré le temps d’une reprise (3’). Surpris et compté 8 après une attaque de son adversaire nantais, Ismail Shimailov, Tamba a laissé passé l’orage – « grâce à tout le travail effectué, tant mentalement que physiquement, avec mon coch Yannick Paget entre autres » – avant de contre-attaquer à son tour et d’aller cueillir l’ex-champion national (2018) d’un crochet onligeant l’aribitre à arrêter le combat (lire également notrearticle ici >>>).

À 40 ans et deux mois, Stéphane Valenti est plus fringant que jamais et s'est imposé sur les championnats de France de cross hivernal à Vittel le 10 mars dernier

L’autre – Stéphane Valenti – était en mairie ce mardi 19 mars. David Rachline lui a remis un Hermès, se laissant conter avec délectation la formidable carrière d’un athlèe hors du commun.

Valenti plus fort que les spécialistes de la discipline

S’il est vrai que le palmarès et les trophées de l’athlète fréjusien pourraient garnir une vitrine sur toute la longueur de son restaurant à La Palud, voire se révèlent aussi long que l’allonge de Gus’Tamba, cette perfomance “valentinienne“ sur le cross national de Vittel n’en demeure pas une nouvelle perf’ d’exception.

Premièrement, même si aucun élément tangible ne semble le laisser apparaître, Stéphane Valenti a vécu une étape importante en début d’année, passsant officiellement, et à la fois, le 12 janvier dernier, le cap des 40 ans et un changement de catégorie, de seniors à masters.

Mais c’est surtout le chrono (36’04 sur 10.200 m), dans des conditions assez dantesques, entre vent, pluie et boue, qui marque l’exploit. Un chrono qui, « si je m’étais aligné sur le cross long seniors, couru sur la même distance, aurait pu me valoir un Top 10, sachant que les 6 premiers étaient sélectionnés pour les Mondiaux. Bien sûr, je n’ai pas couru cette course seniors et je ne sais pas si j’aurais accompli le même parcours… », mais il n’empêche que Valenti reste décidément à la pointe de son sport. « Et puis au moins, ce titre, devant 25.000 spectateurs, va rester, tandis qu’une place de 7-8 passe rapidement inaperçue… »

"Manuella, mon épouse, est ma première supportrice, c'est aussi grâce à elle que je suis revenu à ce niveau aujourd'hui"

La révélation à la Corrida d'Issy puis à la Prom’ à Nice

Pour tout révéler, un déclic s’est produit dans la tête de Steph – et celle de Manuella, son épouse, toute aussi férue de course à pied et « ma première supportrice » – en fin d’année passée. Sur la célèbre Corrida de Noël d’Issy-les-Moulineaux, Stéphane est repassé sous la barre des 30’ sur 10 Km route (29’56). « Yves (Brénier, son entraîneur au sein de l’Amslf) m’a challengé et proposé de tenter la Prom’Classic, à Nice », première course de janvier.

Là, « aux côtés de “professionnels“, kenyans, éthiopiens, je me suis étonné à tenir la distance, terminant (encore plus fort) en 29’46 », 8e senior, 1er vétéran. Les efforts consentis « depuis la fin d’année passée – une nouvelle fois poussé par mon épouse, toujours présente –, avec une véritable reprise d’entraînement d’athlète de haut niveau (*), tant en distance (140 km/semaine) que pour tous les à-côtés (hygiène de vie, nourriture, soins, etc.), ont donc véritablement commencer à payer ».

Lancé sur la saison hivernale de cross, Stéphane Valenti y a dominé les championnats départementaux (à Rocbaron, l’équivalent des 8es de finale), les régionaux (quarts à Draguignan), les interrégionaux (demi-finale au Pontet) avant, donc, d’aller quérir la couronne nationale au cœur des Alpes l’autre dimanche.

La Prom'Classic à Nice début janvier : Steph Valenti s'est immiscé parmi les meilleurs, 8e senior et 1er vétéran en moins de 30' sur les 10 Km de l'épreuve

Tout (re)commence à 40 ans !

Au sortir de cet hiver de toutes les victoires – qui pourraient ouvrir de nouvelles perspectives totalement inattendues pour l’ancien duathlète, affaire à suivre –, Stéphane Valenti va, après une période moins intense, se relancer sur la piste. « Il me faut retrouver de la vitesse, confie-t-il, l’endurance, je l’ai. »
En tout cas, ceux qui croyaient que Stéphane Valenti allait peu à peu disparaître des tartans, courses sur route et autres cross, en sont pour leurs frais. « Il est même encore plus sollicité, ajoute son coach Yves Brénier. Et comme c’est quelqu’un qui communique beaucoup et n’est jamais avare de conseils avec tout le monde, il est unanimement apprécié, et est un formidable ambassadeur pour le club ! »

Photos © D.R. mairie de Fréjus, facebook officiels Stéphane Valenti, Manuella Valenti + autres


(*) Athlète, sélectionné en équipe de France juniors en 1998 sur 3000 m, Stéphane Valenti est d’abord vice-champion de France Espoirs sur 10.000 m piste (2001), puis 3e des France 10 Km sur route Espoirs la même année. Il entamera alors une carrière de duathlon (vélo + CAP), qui l’amènera aux plus hauts niveaux nationaux (champion de France 2005), continentaux (champion d’Europe par équipes 2006) et même mondiaux (champion du monde en relais par équipes en 2005 et 2007). Sans oublier de nombreux autres accessits.
Il se mettra de côté en 2011 pour se reconvertir dans un projet prfessionnel et ouvrir son restaurant Casa Valentino à La Palud, non sans continuer à courir, se spécialisant sur les longue distance (semi et marathon, dont il détient l’une des meilleures performances françaises en 2h21 à Berlin en 2012).

Aujourd’hui, à 40 ans, il est plus jeune que jamais !

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