Enduro World Series 2017 de VTT : victoire, grand chelem et 2nd titre mondial à Whistler pour Cécile Ravanel !

16 août 2017

 

Victoire, la 6e de la saison en 7 courses, qui lui assure une 2nde couronne mondiale d’affilée, le tout agrémenté d’un grand chelem dans la Mecque de l’enduro-VTT : Cécile Ravanel a tout raflé dimanche dernier au Canada, et surtout confirmé qu’elle était bien la meilleure enduriste du monde !

Une victoire à Whistler (Canada), pour la 7e et avant-dernière étape des Enduro World Series 2017, qui lui rapporte 400 points supplémentaires au classement général du championnat du monde, et permet surtout d’éliminer toute menace potentielle susceptible de l’empêcher d’être sacrée reine planétaire des EWS 2017 !
Cécile Ravanel a tout raflé en Colombie britannique, dans la station de ski de Whistler, considérée comme la Mecque du VTT !
Ce qui rajoutait d’ailleurs au bonheur de la Varoise. Ainsi, si celle-ci se montrait « soulagée » d’un côté « d’avoir remporter le titre avant même la dernière manche », elle s’avouait en parallèle « très contente d’avoir fait le grand chelem ici à Whistler. Cette étape est la plus importante pour nous. Gagner ici a autant de valeur que remporter le général. Car c’est l’étape la plus difficile de la saison, et beaucoup de top pilotes, tant chez les hommes que chez les femmes, se sont blessés dès les reco’ ».

Cécile Ravanel empoche un second titre mondial EWS, avant même l'étape finale en Italie fin septembre (Photos © D.R. Sven Martin)

La finale de Finale Ligure pour savourer

Comme l’an dernier donc, la vététiste fréjusienne coiffe la couronne mondiale avant même le dernier round, prévu comme chaque année à Finale Ligure (Italie, 30 septembre & 1er octobre). Non seulement Cécile Ravanel est la meilleur au monde, mais surtout, elle écrase la concurrence. Les statistiques de la saison écoulée étaient déjà phénoménales – rappelons que l’enduro VTT se dispute sur un format rallye automobile, avec de 5 à 9 spéciales chronométrées selon les courses, entrecoupées de parcours de liaison –, puisque Cécile avait empoché 33 des 49 spéciales courues sur l’ensemble de la campagne, soit 67,5 % de victoires, réalisant même deux grands chelems sur les étapes de La Thuile (Italie) et Aspen (Corlorado, USA).


Mais la suprématie Ravanel s’est encore accentuée cette année, la championne varoise frôlant les 70 % de victoires en spéciales (34/49 déjà courues, en attendant celles de Finale Ligure), ne “descendant“ pas plus bas que la 4e place (à trois reprises), et trustant le podium par ailleurs (10 x 2e, 2 x 3e). Arrivée au Canada avec 600 points d’avance (1 victoire et demie) sur Katy Winton (alors sa dauphine), elle en repart avec 80 unités supplémentaires (2750 points contre 2070 à sa nouvelle dauphine, Isabeau Courdurier, à égalité avec Katy Winton) !

Le Team Commençal gagne dix places !

Alors, facile Cécile ? « Non, on ne peut pas dire ça. Tout comme il est impossible de départager les deux titres, de dire si celui-ci était plus facile à aller chercher que le premier. Chaque course est une nouvelle aventure avec son lot de problèmes et d’émotions. Et c’est ce qui fait la beauté de notre sport. »

Ainsi, le titre planétaire conquis en 2016 et donc prolongé en 2017, Cécile pourra une nouvelle fois aborder l’ultime rendez-vous en Ligurie sans pression, à juste « rouler pour le plaisir. En tout cas, j’attends Finale Ligure pour savourer ».

Avec une autre mission, celle d’aider le Commençal Vallnord Enduro team sur le championnat par équipes (à raison des trois meilleurs pilotes par team). Si l’équipe US (4e provisoire) grignote son retard sur ses prédécesseurs, notamment le 3e (le Canyon Factory Enduro team), les 511 points de débours qui demeurent semblent un retard inéluctable. Mais si le podium 2017 – qui sera identique à celui de l’an passé – demeure trusté par les gros teams, la progression des Ravanel and Co est marquante (14e en 2016, vraisemblablement 4e cette fois).

Le general manager, Cédric Ravanel, en convient d’ailleurs, a fortiori après cette étape canadienne où le team obtient son meilleur résultat (3e), confirmant « le bon état de forme général. Yoann (Barelli, Ndlr) fait une belle 7e place presqu’à domicile puisqu’il habite une bonne partie de l’année à Whistler. En tout cas, il a supporté la pression et fait quasi jeu égal avec le jeune Adrien Dailly, 1er Français (6e) et qui jouera le général en Italie (2e à 110 pts de Sam Hill). Quant à Kevin (Miquel, Ndlr), il termine deux places (38e) devant moi (40e), sachant qu’il s’était fait mal à la main en début de semaine et n’était du coup pas super à l’aise. D’autant que Whistler est considérée comme la plus dure de l’année en terme d’engagement physique et aussi sur le plan technique ».

Déjà la tête à 2018

S’ils sont restés cette semaine sur le continent nord-américain – « nous courrons encore quelques events comme la AIR DH, une descente qui ne compte pas pour les EWS mais pour le classement Crankworx. On va s’envoyer en l’air sur cette descente, disputée sur un seul run et sur la piste qui propose le plus de sauts ici avec des bosses de 2 à 12 m de long ! » –, les Frenchies regagneront le Sud-est prochainement. Car déjà, avant d’aller en Italie dans un peu plus d’un mois, il convient de songer et « organiser la saison prochaine (lire ci-après) avec Cédric et nos partenaires », confie Cécile.

Ph.C.

• Télécharger le classement Femmes de Whistler, et le classement général provisoire Femmes
• Télécharger le classement Hommes de Whistler, et le classement général provisoire Hommes
• Télécharger le classement général provisoire par équipes
• Et suivez l’actualité et les vidéos postées par Cédric et Cécile Ravanel sur leur page Facebook, https://fr-fr.facebook.com/C.Ravanel/

 

=> 2018 : 4 nouveaux sites à découvrir. La saison 2017 n’est pas encore conclue que déjà, l’on songe à 2018. Ainsi, l’EMBA (Enduro Mountain Bike Association, qui organise les EWS) a-t-elle publié le calendrier 2018 (à télécharger ici) avec, en entame, un retour sur le continent sud-américain et des étapes au Chili (Lo Barnachea) et en Colombie (Manizales). Puis visite du Haut-Languedoc dans l’arrière-pays biterrois pour l’étape française (Olargues, au pied du massif du Carroux), détour par Jamnica, une station à la frontière austro-slovène, non loin de Maribor, et comme chaque année paire, retour à La Thuile dans la vallée d’Aoste (Italie). Whistler sera la seule incursion en Amérique du Nord, avant un retour par l’Espagne et l’Aragon (à Ainsa Saobrarbe, déjàé visitée en 2015), juste avant de conclure à Finale Ligure. La station ligurienne et son homologue canadienne seront d’ailleurs les seules à avoir accueilli chacune des 6 campagnes des Enduro World Series.

 

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