Football (National 2) - Étoile FC Fréjus - Saint-Raphaël : le début d’année va compter !

02 janvier 2018

 

Les joueurs de l'Étoile ont repris l'entraînement le 28 décembre après une semaine de repos. Que ce soit Gbohou ou Mouillon (photo du haut), ou encore Neupoc Mendy, l'actuel meilleur buteur du club intercommunal avec cinq réalisations

La trêve des confiseurs a coïncidé pile-poil avec la mi-championnat pour le National 2, 4e niveau du championnat de France de football, qui s’appelait encore voici quelques mois le CFA, Championnat de France amateur. Ce championnat, le club intercommunal de l’Étoile FC Fréjus-Saint-Raphaël s’y est retrouvée reléguée à l’issue d’une saison 2015-2016 désastreuse, et y est engluée depuis, essayant désespérément de s’en extirper.

Et la saison en cours risque bien de ne pas davantage voir les joueurs est-varois retrouver le National à son issue puisqu’au terme des matches allers en effet, et du fait de sa dernière défaite (0-2) face au leader Colomiers le 20 décembre, l’Étoile se retrouve rejetée à sept longueurs de la première place, la seule offrant ce fameux sésame pour l’étage supérieur.
Plus qu’en termes purement comptables – un retard de sept longueurs n’apparaît pas totalement irrémédiable alors que quinze matches restent à joueur –, l’écart semble plus parlant en revanche sur certaines autres statistiques.

L'Étoile FC d'Akim Orinel a déjà concédé trois revers “à la maison“, dont l'avant-dernière en date face aux réservistes aiglons, effectif dans lequel le pro Wylan Cyprien effectuait son retour après quelque huit mois d'absence pour blessure

Dur, dur à domicile… pour tout le monde !

Premier constat : faire la différence à domicile s’avère toujours plus difficile dans cette poule A de N2. Une seule équipe demeure invaincue chez elle, Grasse. Mais le promu des Alpes-Maritimes a déjà concédé cinq nuls sur sa pelouse, y remportant trois matches. Et le leader de ce classement “à domicile“ est la réserve monégasque qui a pour sa part abandonné sept points sur les 24 potentiels. Fréjus, elle, a baissé pavillon trois fois à Louis-Hon, y concédant encore un nul, et pointe 6e de ce classement (13 pts)… devant Bergerac (9e) et Colomiers (10e) néanmoins qui, en respectivement six et sept matches “à la maison“ ont empoché 11 points.

Pour Aboubakar Sidibé comme Mouhamadou Diaw, il faudra éviter de se marcher sur les pieds sur cette seconde partie de saison s'ils veulent encore nourrir un petit espoir de montée

Conséquence logique, c’est à l’extérieur que (pour l’instant) tout se joue. Et le (presque parfait) copié-collé que représente ce classement à l’extérieur sur les sept premiers du championnat parle de lui-même (voir les classements ci-dessous) ! Si l’on excepte l’inversion Fréjus-Hyères, le classement général calque le “loin de chez soi“, ou vice-versa. L’Étoile sait donc ce qu’il lui reste à faire, et c’est d’ailleurs ce qu’elle a plutôt bien fait sur la première partie de saison, s’imposant notamment à Marignane (3-1), alors leader, ou encore à Toulon (2-1). Et ça tombe bien, le club intercommunal reprenant le chemin du championnat le 13 janvier prochain sur la pelouse de Bergerac, dauphin de Colomiers.

Un rendez-vous qui pourrait conditionner la fin de saison des troupes de Jean-Noël Cabezas, à l’instar encore des matches qui suivront immédiatement – Grasse, Paulhan dans l’Hérault, la réserve de l’OM et Mont-de-Marsan dans les Landes, quatre adversaires respectivement classés 11e, 13e, 14e et 12e. Il serait alors bon de prendre le maximum de points avant les deux derbies varois, devant Toulon puis à Hyères, les 3 et 10 mars.

Philippe Reynaud lors de sa première apparition à Louis-Hon sous la tunique étoiliste : c'était en juillet 2015 lors de la phase de préparation

Reynaud s’en va, Tlili prolonge

Cette seconde partie de championnat, Philippe Reynaud (ci-dessus) ne la vivra pas sous les couleurs étoilistes. L’ancien Hyérois, débarqué à l’orée de la saison 2015-2016, en National, a en effet trouvé un accord avec les staff et dirigeants est-varois pour se libérer de son contrat. Après une première saison d’adaptation (12 matches de National, mais trois seulement en qualité de titulaire), le milieu de terrain de 25 ans avait pris une part prépondérante dans la saison étoiliste l’an passé (26 matches de championnat, 2 apparitions en Coupe de France). Il gagne aujourd’hui la région parisienne pour, affiche sa page Facebook, « des raisons personnelles ».

Bonne chance à lui en tout cas, et bon courage à Karim Tlili, l’attaquant de 27 ans récemment opéré d’une rupture des ligaments internes du genou, et qui va entamer sa phase de rééducation du côté du Cers. Mais bonne nouvelle en revanche pour lui, puisque les dirigeants étoilistes l’ont à leur manière encouragé en le prolongeant jusqu’en 2020.

Karim Tlili, ici aux côtés de Damien Espiell, et actuellement en phase de rééducation après son opération au genou, restera Étoiliste jusqu'en 2020

En attendant, le groupe de Jean-Noël Cabezas s’est bien régénéré avec quelques jours de congé, au soir de la défaite devant Colomiers et la reprise le 28 décembre. Deux nouveaux jours de repos à l’occasion du Nouvel An ont précédé un retour aux affaires sérieuses dès ce matin du 2 janvier avec, en ligne de mire on l’a dit, le rendez-vous crucial à Bergerac le 13 janvier !

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