Football, National 2 (J12) - défaite étoiliste devant Nice (1-2) : la très mauvaise opération !

25 novembre 2017

Pierre Guibert, président du District du var, a salué la formation et les éducateurs étoilistes qui travaillent dans l'ombre et voient là leur travail récompensé

« Il te faut 45 occasions pour marquer un but », pestera un Fabien Dao Castellana amer à la fin du match alors, qu’à quelques mètres, Akim Orinel était le nez dans le gazon à se morfondre de cette défaite incompréhensible face à la réserve niçoise… En concédant leur premier revers depuis deux mois et sept journées, les Étoilistes ont fait une très mauvaise opération, en même temps qu’ils manquaient une superbe occasion de profiter des revers de Marignane (à Monaco) et Bergerac (à Toulon) pour refaire une partie de leur retard sur les premières places du classement.

Tout avait pourtant bien commencé pour faire de ce retour à Louis-Hon trois semaines après une belle soirée de fête. Le club du président Barbero s’était ainsi vu remettre par Pierre Guibert, président du District du Var, le “Label jeunes Élite“, plus haute distinction décernée par la Fédération française de football et mettant à l’honneur la qualité de la formation délivré au club est-varois. Seules 76 équipes parmi toutes celles évoluant dans les championnats de National et National 2 ont obtenu cette distinction décernée pour trois saisons, dont celle en cours, soit jusqu’en 2020. L’Étoile est même l’un des 5 clubs de la Ligue Méditerranée à être ainsi labellisé, et le 2e dans le Var avec le Sporting Club Toulon.

Wylan Cyprien, retour au terrain neuf mois après, pour une petite heure, mais soixante minutes de soulagement et ponctuées d'un but qui plus est !

Cyprien, le genou va bien

Autre élément de fête, la présence sur le terrain d’un pro de l’équipe de Lucien Favre, et pas n’importe lequel puisqu’il s’agissait de l’une des révélations de la saison écoulée aux côtés des Seri et autre Pléa, le milieu Wylan Cyprien en l’occurrence. Quelque 9 mois après sa grave blessure au genou (rupture du ligament croisé antérieur du genou droit, contre Caen le 10 mars), le jeune (22 ans) Aiglon faisait donc son retour à la compétition. Titulaire d’entrée de jeu, il aura surtout été en vue pour un but, celui du 2-0 inscrit à quelques minutes du repos d’un tir de 30 m, plongeant, et qui surprenait le portier étoiliste Fabre, avant de sorti, un tantinet essoufflé à l’heure de jeu.

Si Cyprien en a fini avec sa blessure au genou, Karim Tlili (à droite avec Damien Espiell) s'apprête quant à lui à être opéré de la même blessure, à savoir une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit

De fait, si Cyprien aura effectivement pris une part importante dans le succès niçois, le 2e consécutif – la réserve de l’OGCN est décidément une équipe surprenante, et pour le moins irrégulière, capable de démarrer le championnat avec deux succès, puis de rester sur le flanc huit matches durant (3 nuls, 5 revers), avant d’enchaîner à nouveau deux victoires et à l’extérieur qui plus est ! –, l’Étoile se sera montrée une hôte particulièrement accueillante. Car, cinq minutes avant Cyprien, Fleury avait donné un premier avantage à des Niçois on ne peut plus réalistes car auteurs de deux buts sur… deux frappes. Face à cela, les Étoilistes s’étaient montrés dominateurs, mais déjà notoirement maladroits devant les cages adverses.

Quand tu marques pas, tu gagnes pas !

Pourtant, ce n’était rien à côté de ce qu’allait réserver la seconde période. Dès le retour des vestiaires, et pour essayer de remonter ce handicap de deux buts, Cabezas lançait sa dernière recrue, le milieu Cédric Gançalves, au poste… de défenseur latéral gauche en lieu et place de Tiberi. Dix minutes plus tard, Saffour et Gbizié suppléaient respectivement Delvigne et Soly. Alignés dans un 3-4-4 osé – en défense Dao Castellana, Baldé et Letiévant, au milieu Orinel en organisateur avec Gonçalves à gauche et Sidibé à droite, un cran plus haut Diaw et Gbizié et, enfin, Mendy et Saffour duo en pointe – les Étoilistes allaient faire le siège de l’OGC Nice.

Les efforts du capitaine Mouhamadou Diaw auront été vains...

... tout comme ceux d'un valeureux et vaillant Akim Orinel
 Maintenant, y a plus le choix !

Mais Diaw (58e), Saffour (60e, 66e), Sidibé (66e) ou encore Gbizié ne sauront profiter de bonnes occasions. Pis encore, sur cette lourde frappe de Saffour repoussée par le poteau, Mendy seul aux six mètres trouvait le moyen d’écraser sa reprise et le portier niçois Bezzina pouvait ainsi s’en saisir sur sa ligne (71e) !

Et ce n’est pas le but – le premier sous ses nouvelles couleurs – de Gonçalves, sur un tir à ras de terre à deux minutes de la fin du temps réglementaire qui allait permettre aux Fréjusiens de sauver les meubles. Même en continuant de presser l’Aiglon niçois, les joueurs est-varois ne parviendront pas à tromper à nouveau la vigilance de Bezzina.

Premiers pas étoilistes pour la nouvelle recrue, Cédric Gonçalves, ponctués d'un but... et d'une défaite

Après ce revers, et pour espérer prolonger l’espoir d’une éventuelle accession au-delà de la trêve des confiseurs, les Étoilistes devront maintenant rattraper les points perdus sur ce dernier mois 2017 et faire le plein, non seulement à domicile les 16 (Martigues) et 20 décembre (Colomiers) – tiens, ces deux équipes sont justement les grandes bénéficiaires de cette 12e journée – mais encore à l’extérieur, chez le leader Marignane-Gignac (9 décembre).

Ben oui, maintenant, il n’y a plus le choix !

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