Football - National 2 (J24) : l’Étoile remporte le duel au sommet (3-1) et reprend le leadership à Annecy

06 avril 2019

Si elle avait commencé sur un voile de tristesse avec cet hommage (une minute d’applaudissements) rendu à PACO – ce supporter que tout le monde connaissait… sans vraiment le connaître hors ces onomatopées qui ont fait sa légende – la rencontre au sommet entre le leader annécien et son hôte du soir, Fréjus-Saint-Raphaël, s’est terminée dans la joie et l’allégresse pour les joueurs varois, vainqueurs 3-1, comme au match aller.

C'est tout un club et tout un stade qui ont rendu un vibrant hommage et une minute d'applaudissements pour honorer la mémoire de PACO

Les deux équipes ont du coup (presque) échangé leurs places respectives au classement, Annecy glissant de la 1ère à la 2e place, dominé au goal-average particulier (2 buts pour, 6 contre) par son bourreau étoiliste (3e -> 1er). Tous deux possèdent 43 points et profitent encore du résultat nul concédé par Toulon (3e, 42 pts) sur sa pelouse devant Martigues (1-1, le club de l’ouest-Var pouvant même se satisfaire d’avoir vu les Provençaux manquer un pénalty).

Un terrain détrempé et des gestes techniques parfois difficiles à réaliser pour Karim Tlili et les 22 acteurs

Jura Sud s’accroche, Saint-Priest décroche

S’ils avaient encore des espoirs de se mêler à la lutte pour l’accession, les Saint-Priots (5es avec 35 pts avant cette 24e journée), dominés dans le Rhône par Grasse (0-1), voient néanmoins ceux-ci s’amenuiser sérieusement. Les Jurassiens en revanche restent au contact (4es, 41 pts) à la faveur de leur succès (2-0) chez leur voisin (à 80 km) et relégable, Pontarlier.

Mais surtout, l’Étoile aura surtout s’imposer en costaud, face à une équipe haut-savoyarde, certainement pas venue faire du tourisme sur la Côte d’Azur – même si elle aurait apprécié y trouver le soleil plutôt que ce crachin qui n’aura cessé de tout le match, et rendu les conditions de jeu quelque peu difficiles où les tacleurs trouvèrent cependant leur bonheur. « Les gars, ce soir, on n’est pas en National, aura félicité le président Alexandre Barbero en s’adressant aux Étoilistes dans le vestiaire. Mais ce soir, j’ai vu une “vraie“ équipe. Je veux voir la même à Hyères la semaine prochaine. Je veux voir la même contre Jura Sud dans quinze jours. Je veux voir la même jusqu’à la fin du championnat. Et ainsi, on pourra boire le champagne à la dernière journée ! »

Le coach étoiliste André Blanc, même s'il se montre relativement réservé, sait aussi montrer sa satisfaction

Moins euphorique – ou du moins, gardant plus à l’intérieur –, le coach André Blanc se satisfaisait de l’état d’esprit de ses joueurs. « D’emblée, on est rentrés dans le match. C’est ce qu’il fallait, faire attention à tous les petits détails qui peuvent faire la différence. »

Dans un match finalement assez tendu – entre terrain particulièrement gras et glissant et un enjeu aussi important que celui planant sur la rencontre –, les deux équipes montraient du beau jeu avec un certain avantage, côté occasions, pour les locaux. C’est donc logiquement qu’ils prenaient l’avantage par Da Silva, lancé par Ouchmid et qui vint ajuster le portier haut-savoyard de près (1-0, 32’).

Arnaud Buisson, d'une tête rageuse, inscrit le deuxième but étoiliste dès la reprise de la seconde période

Nouveau doublé (but + passe décisive)
pour Capt’ain Orinel !

Avantage de courte durée néanmoins, puisque Delgado, sur un corner, laissé seul au second poteau, venait glisser le ballon au fond des filets étoilistes (1-1, 39e). « Il y a eu peut-être un peu de décompression après le but, admettait (à moitié) l’entraîneur intercommunal. Mais n’oublie pas qu’en face, c’était Annecy quand même. On a un peu reculé. Comme un réflexe après avoir ouvert le score. Il est certain que nous n’avons pas eu que des temps forts. Mais, dans l’ensemble, nous avons su, encore une fois sur un terrain très compliqué, géré presque parfaitement nos temps faibles. »

Et dès le début de la seconde période, sur un corner d’Orinel passant au-dessus de Da Silva avancé au premier poteau, c’est Arnaud Buisson qui s’en vint donner l’avantage aux Varois d’un coup de tête rageur (2-1, 47e), obligeant les Annéciens à courir de nouveau après le score.

Mo' Ouchmid sait aussi se sacrifier lorsqu'il faut défendre

« Nous avons alors su répondre présents, notait encore le coach étoiliste. Nous avions bien travaillé cette semaine à l’entraînement, et nous avons bien terminé ce travail ce soir. » Même si Gbohou, Da Silva (par deux fois), Orinel ou encore Goncalvès (entré en jeu pour suppléer Ouchmid – « j’avais déjà une petite déchirure au niveau du psoas, expliquait l’ancien Hyérois. Sur une faute, je suis retombé sur les fesses et j’ai à nouveau ressenti une petite douleur. J’ai préféré ne pas insister, surtout sur un terrain comme ça, et sachant qu’il reste 7 matches encore ») ne surent trouver le cadre alors qu’ils s’étaient retrouvés en excellente position.

Comme d'habitude, Sackre Gbohou a fait parler sa présence physique dans l'entre-jeu fréjusien

« Conserver cet état d’esprit »

D’autant que Julien Perez, le portier savoyard auteur quelques minutes auparavant d’une magnifique parade du pied sur un tir décoché par Da Silva du point de pénalty, se rendait coupable d’une faute sur Cédric Goncalvès alors que l’on venait d’entrer dans les dix dernières minutes (81e). Pénalty que se chargeait de transformer en bon capitaine Orinel (encore un but et une passe décisive pour Akim ce samedi soir). Désabusés, les Annéciens pouvaient se ruer à l’attaque, tout en sachant qu’une nouvelle défaite sanctionnerait cette confrontation face aux Étoilistes, des Varois qui auront donc pris six points aux Haut-Savoyards cette saison. Si Annecy ne montait finalement pas au terme de cette saison, il saura où il a perdu cette montée.

Le pénalty inscrit par Akim Orinel scelle le succès des Varois

Mais « rien n’est joué, tempère encore André Blanc. Il nous reste sept matches (avec celui en retard contre Toulon : « nous passons en audience de conciliation devant le CNOSF ce lundi », précise en aparté le directeur général Fabien Sgarra), six pour nos adversaires, nous sommes encore trop loin de la ligne d’arrivée », sous-entendu pour se livrer à quelque(s) supputation(s) que ce soit.
Et de conclure, « le plus important sera de conserver cet état d’esprit »

Retrouvez ici >>> une sélection des meilleures photos de ce superbe match

Joie (non) contenue dans les vestiaires de l'Étoile FC Fréjus-Saint-Raphaël, et le président Barbero n'est pas le dernier à mettre l'ambiance

Classé dans
Sport