Gala de boxe à Jean-Vilain : ils en sont restés KO debout !

08 décembre 2017

L’image est singulière : à la fin de cette soirée de boxe dans une salle Jean-Vilain très copieusement remplie, les spectateurs en sont restés KO debout ! Bon signe, nous direz- vous dans le cadre d’un gala de boxe… Mais là en fait, pas vraiment.

Parce que cette soirée, commencée sous les meilleurs auspices, a plutôt fini en eau de boudin. La faute à… Et ben la faute à on sait pas trop.
Enfin si, on sait pour le deuxième combat pro, en 55 kg (catégorie super-coqs), car ç’aura été la faute d’un boxeur bulgare, Georgi Andonov, pas vraiment au niveau de son adversaire, le champion hyérois Jérémy Parodi. Compté deux fois à 7, Andonov se couchera une troisième fois avant même le terme… de la première reprise : c’est ce que l’on appelle une victoire (pour le moins) expéditive !

Le boxeur hyérois Jérémy Parodi n'aura pas eu le temps de transpirer qu'il avait déjà envoyé par deux fois au sol son adversaire bulgare du jour, Georgi Andonov, finalement vaincu par arrête de l'arbitre avant même le terme du round inaugural

Et le malaise s’installa…

Qu’à cela ne tienne, on allait se régaler avec le dernier combat de la soirée, celui que tout le monde attendait et qui devait opposer le Bayonnais Matiouze Royer au chouchou local, Gustave “Marvelous“ Tamba. Las, le public chauffé à blanc allait être rapidement KO debout, voyant apparaître un Matiouze Royer en survêtement, sans gants, la démarche lente, le genre hagard… Tamba allait suivre dans un vacarme assourdissant mais tout le monde avait déjà compris qu’il n’y aurait pas… de combat !!!
La faute à un malaise qu’aurait connu le boxeur basque avant de venir sur le ring, sans qu’on en sache davantage sur les circonstances exactes de ce malaise. Royer avait beau s’excuser au micro et annoncer que ce combat aurait lieu le 20 janvier… à Levallois, il fallut que Tamba prenne le micro à son tour pour calmer l’ardeur déçue de ses supporters.

Son adversaire ayant finalement déclaré forfait, Gustave Tamba empoche la 8e victoire de sa carrière professionnelle qui compte à ce jour 9 combats, sans doute la plus facile autant que la plus inattendue

Quant au troisième combat pro de la soirée, joué en premier juste avant l’entracte – où Elvis Katzenmayer et ses potes break-dancers auront encore régalé le public de leurs prouesses acrobatiques – il n’était pas non plus allé à son terme, le Géorgien se blessant en cours de partie à la main et se voyant contraint à l’abandon, quant bien même il était alors dominé par son adversaire, le Francilien de Saint-Maur, Kevin Sadjo Lele.

Du break-dance pour faire le break...

Les filles font mouche

Si les combats professionnels auront donc été largement tronqués – mais c’est ainsi, il y a parfois des aléas que personne ne maîtrise –, les duels amateurs auront, eux, largement comblé les spectateurs et leur auront permis de patienter jusqu’à ce fameux bouquet final qui aura fait flop !
Les filles notamment – la Hyéroise Wassila Lkhadiri, victorieuse de la Marseillaise Romane Moulai –, ou encore le lourd fréjusien Mekki Shali, tombeur du Bordelais Diop auront ainsi démontré que la boxe pouvait être belle à tous les niveaux…

Elles en tout cas ne se seront pas ménagées, ni la Marseillaise Romane Moulai, ni sa vainqueur, la Hyéroise Wassila Lkhadiri (en bleu)

Maintenant, cette fin en eau de boudin n’aura fait que renforcer l’impatience d’un public qui se languissait déjà de ces grandes soirées de boxe enfiévrées qui plaisent tant mais qui manquent tant… Vivement la prochaine !

Retrouvez ici la galerie des meilleurs images de la soirée

 

Chez les lourds, ça allonge et ça frappe. Pas pour rien qu'il y a écrit Tyson sur le short du Fréjusien Mekki Sahli...

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