Il y a 10 ans, Guy David nous quittait…

30 août 2018

Une terrible nouvelle frappait le monde du football – et la ville de Fréjus dans son ensemble – voici 10 ans jour pour jour. Le 30 août au soir, alors qu’il débriefait dans les vestiaires de Pourcin le match de préparation que venait de livrer l’équipe dont il était l’entraîneur, l’Étoile sportive de Fréjus, Guy David succombait à un malaise cardiaque. Il avait 61 ans.

Joueur aux Caillols, au SMUC ou encore à Mazargues dans sa ville natale, Guy David avait ensuite évolué sous les couleurs de Martigues, l’AS Cannes ou encore La Roche-sur-Yon. Mais ce n’est pas lui faire injure que de dire que ce Marseillais bon teint avait davantage connu la célébrité et le respect du milieu du fait de sa carrière d’entraîneur que celle de joueur (division 2 à Martigues et Cannes tout de même).

Une carrière de coaching entamée du côté du Stade Raphaëlois (1976-1983) avant de traverser le Pédégal et driver (une première fois) les destinées de l’ESF (1983-1988). Ses pérégrinations d’entraîneur de haut niveau l’emmèneront alors au plus haut niveau à Toulon, puis Beauvais, Le Havre, Caen, Rennes, Nice, Caen à nouveau (comme directeur sportif), Martigues, Sion, Créteil avant de revenir poser ses valises à Fréjus. Pour, malheureusement, une ultime saison (2007-2008) et jusqu’à ce soir funeste de fin d’été.

Avec l'ami Rolland Courbis, en haut et ci-dessus à Toulon avec Delio Onnis (à droite)

Et plus que ses résultats, Guy David était avant tout présenté comme un homme attachant et passionné, doublé d’un entraîneur très doué, techniquement, tactiquement et sur un plan relationnel.
« Il a apporté son enthousiasme. Il savait parler aux joueurs, les motiver. Il a beaucoup apporté au club », saluera ainsi le président du Havre Athletic Club, Jean-Pierre Louvel, alors que l’ancien joueur Vikash Dhorassoo insistait sur « ses qualités humaines, rares dans le milieu du football professionnel ».

À son retour dans la cité romaine, Guy David n’avait eu de cesse de se battre pour que Fréjus et Saint-Raphaël ne fassent plus qu’un. En terme de football s’entend. C’est ainsi que dix mois après son départ était portée sur le fonds baptismaux l’Étoile Football Club Fréjus - Saint-Raphaël, le club intercommunal qui défend aujourd’hui l’est-Var en National 2. Une naissance qui doit donc beaucoup au coach marseillais...

La fête avec les amis de Marseille... à la pétanque bien sûr. On reconnaît notamment Casoni, Pardo, Amoros, Papin, Dib...

C’est dire si l’annonce de sa disparition aura créé une véritable onde de choc, à Fréjus déjà, mais aussi partout en France. À l’image des nombreuses personnalités du football hexagonal venues lui rendre un ultime hommage à l’occasion de ses obsèques quelques jours plus tard à la basilique de Saint-Raphaël.

C’était il y a dix ans, mais personne n’a oublié, personne ne l’a oublié. La municipalité de Fréjus aura, elle, choisi de lui rendre hommage en nommant la plaine sportive face au Lycée Camus et englobant le stade d’athlétisme (et de foot), la piscine Gallieni et le Tennis club Gallieni Pascal-Albuixech, le “complexe sportif Guy-David“.

En ce jour, loin de nous l’idée de raviver de douloureux souvenirs, mais simplement l’envie d’avoir une pensée un peu plus forte pour ce serviteur du sport à Fréjus, son épouse Simone, ses enfants Laurent et Carla, ses petits-enfants.

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