Le Fréjusien Mathieu Serradori remporte le rallye-raid “Africa Eco Race“ !

14 janvier 2018

C’était là, tout proche ! Et ce dimanche 14 janvier, en début d’après-midi, ce fut définitivement dans la poche ! Mathieu Serradori et son copilote belge, Fabian Lurquin, ont remporté en cette mi-janvier l’édition 2018 de l’Africa Eco Race (AER), ce rallye-raid qui a pris la suite du “Dakar“ (exilé en Amérique du Sud) sur le continent africain. Un rêve qui se réalise pour le pilote de Fréjus…

Depuis plusieurs jours, et cette bévue du Russe tenant du titre, Vladimir Vasilyev, qui s’est ensablé dans les dunes mauritaniennes mercredi, le Buggy LCR30 du Serradori Racing Team (SRT) avait pris les commandes de la course. Rien n’était joué pourtant, encore fallait-il rallier le Sénégal et Dakar sans encombres, au terme – à ce moment de la course – de trois terribles étapes !


Jeudi en effet, d’Amodjar… à Amodjar, la deuxième partie de l’étape marathon dite des “500 miles“ – une boucle de 486 km, dont 340 de spéciale chronométrée, et disputée sans assistance technique la veille au soir – promettait d’être piégeuse à souhait.
Nonobstant ensuite les quelque 400 kilomètres de secteur chronométré vendredi pour le compte de la 10e étape entre Amodjar et Akjoujt (408 km de spéciale + 45 de liaison pour un total de 453 km Jour), puis samedi pour l’entrée au Sénégal encore 339 kilomètres (de spéciale, 558 au total) jusqu’à Saint-Louis.

Quatre succès d’étapes

Une 11e et avant-dernière étape que le pilote est-varois avait abordée avec près d’une heure d’avance sur la Mini de Vassilyev (57’28 très exactement) et surtout disputée sans rien attendre et sans se ménager. La meilleure défense étant l’attaque – « nous avons fait la course devant, nous ne voulions pas gérer », avouait ainsi le copilote belge –, Serradori et Lurquin, deuxièmes de cette spéciale, reprenaient même pour l’occasion une dizaine de minutes à leurs dauphins russes, assurant quasiment la victoire sur les bords du Lac Rose !

Quasiment, car il convient de ne jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir achevé, et quand bien même la dernière spéciale ce dimanche (22 km chronométrés entre Niokhob et le Lac Rose, mais aussi 270 km de liaison par ailleurs) peut toujours apporter son lot de (mauvaises) surprises.

Au terme de cette victoire, Mathieu Serradori n'oubliera pas d'avoir un mot pour tout son team, dirigé par son père, des "mécanos au top qui ont travaillé dur jusqu'aux derniers moments"

Serradori, désormais pilote accompli !

Mais de catastrophe il n’y aura pas pour le duo Serradori-Lurquin, celui-ci se payant même le luxe d’y empocher un quatrième succès d’étape sur cette AER 2018 pour, au final, s’installer à jamais sur la plus haute marche du podium avec 1h07’31 d’avance sur Vassilyev, 4h10’40 sur les Pascal, Thomasse et Larroque, troisièmes !

Avec ce succès – qui aura sans nul doute de vraies répercussions pour la suite de sa carrière – Mathieu Serradori a pris place parmi les grands pilotes de rallye-raids, faisant montre en cette édition 2018, d’une parfaite maîtrise de ses nerfs et d’un remarquable sens de gestion de la course. La famille du côté de Puget, l’entreprise familiale, beaucoup de monde doit aujourd’hui être aux anges, dans l’attente de fêter le retour au pays de l’enfant prodige !

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