Les sirènes vont retentir ce mercredi… mais pas de panique !

06 février 2018

Il y a quelques jours, les administrés ont pu entendre les sirènes de la Ville. Il s'agissait de tester en conditions réelles le bon fonctionnement du nouveau SAIP (Système d'Alerte et d'Information des Populations), à la fois à la mairie principale et à l'école Paul-Roux du côté de Caïs. 

Une sirène flambant neuve

Si, pour le coup, nous sommes plutôt habitués à l'entendre retentir le premier mercredi du mois, bien peu de gens savent à quoi cette sirène correspond : le signal national d'alerte.
Et parmi ceux qui savent, combien sont-ils à connaître avec exactitude la conduite à tenir en cas de catastrophe naturelle ou industrielle ?

À compter du mercredi 7 février 2018, un essai (1) sera ainsi effectué chaque premier mercredi du mois, dans le but de sensibiliser la population à réaliser les bons gestes en cas de danger imminent.
Et il s'avère parfois utile de rappeler quelques-uns des comportements réflexes à avoir.

L'installation de la nouvelle sirène sur le toit de la mairie centrale

Savoir réagir au signal national d'alerte, c'est déjà respecter les consignes des autorités qui vous indiqueront comment vous mettre en sécurité.
C'est aussi se tenir informé et écouter la radio locale, car les réseaux téléphoniques et ou internet peuvent ne plus fonctionner.
La diffusion hertzienne reste toujours une valeur sûre.
En fonction des situations, il faudra, soit se protéger dans un bâtiment, soit évacuer la zone dangereuse le plus rapidement possible.

Les comportements à adopter en cas de crise

• Ne pas aller chercher les enfants à l’école. Les enseignants se chargent de la mise en sécurité immédiate des enfants. Vous vous exposeriez au danger et gêneriez l’intervention des secours. En cas de confinement, l’école ne sera pas autorisée à ouvrir ses portes.
• Ne pas téléphoner. Les réseaux doivent rester disponibles pour les secours.
• Ne pas rester pas dans un véhicule. Il faut libérer les voies de circulation pour faciliter l’action des secours. Un véhicule donne une fausse impression de sécurité. En cas d’inondation par exemple, 50 cm d’eau suffisent pour emporter une voiture. De même, une voiture ne résiste pas à la chute d’un arbre et ses occupants n’en seront pas protégés.
• Ne pas rester près des fenêtres. Certaines circonstances (explosions...) peuvent briser les vitres et blesser les personnes à proximité.
• Ne pas ouvrir les fenêtres pour savoir ce qui se passe dehors. Le signal d’alerte peut être déclenché en raison d’une pollution de l’air (nuage toxique, etc.). Le confinement est alors indispensable pour se protéger.
• Ne pas allumer une quelconque flamme. De la même façon que précédemment, le signal d’alerte peut être déclenché en raison d’une pollution de l’air (nuage toxique, etc.) qui serait potentiellement inflammable. Ne prenez donc pas le risque de déclencher une explosion tant que la nature du danger n’est pas parfaitement identifiée.
• Ne pas quitter votre abri sans consigne des autorités. Le signal d’alerte a pour objectif de mettre la population en sécurité. Tant que l'alerte n'est pas levée (au moyen d'un son continu de sirène de 30 secondes), quitter l’abri vous expose au danger.

Il convient d'attendre les consignes des autorités ou ce signal de fin d’alerte (son continu de 30 secondes).

Un peu d'histoire...

Ce Réseau National d'Alerte a été mis en place en 1948 pour faire face, notamment, à une attaque aérienne. Mais le vieillissement et la multiplicité des risques ont nécessité une modernisation. Et plusieurs phases d'études et d'expérimentation ont été menées entre 2009 et 2012 avant d'entamer la remise à neuf de tout le réseau.

Un appareil plus qu'obsolète

Considérée comme faisant partie des zones d'alerte prioritaires, Fréjus fait partie de la première vague de déploiement qui s'étend jusqu'en 2020. 
À terme, ce sont 2 830 sirènes qui seront connectées, dont 987 nouvelles ajoutées au dispositif du Réseau National d'Alerte existant.
D'ici là, anciennes sirènes et nouvelles vont cohabiter.
Ce qui a d'ailleurs été l’occasion de revoir l’implantation des appareils pour mieux prendre en compte les nouvelles natures de risques (industriels par exemple) et de répondre de manière plus pertinente aux besoins de la population.

Pour plus de renseignement consulter le site internet de la préfecture du Var >>>

(1) Pour rappel, ce signal se compose d’un son modulé, montant et descendant, de trois séquences d’une minute et quarante et une secondes, séparées par un silence de cinq secondes.

 

 

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