Motocyclisme - 24 Heures du Mans : le Fréjusien Sébastien Gimbert à la poursuite de Kawasaki

20 avril 2019

Le pilote motocycliste Sébastien Gimbert dispute en ce week-end des 20 et 21 avril les 24 Heures du Mans Motos, l’une des plus grandes courses d’endurance au monde.

Le pilote installé à Fréjus – il y a ouvert le magasin de pièces et d’accessoires pour moto Speedway (ZA La Palud), et tient l’école de pilotage pour jeunes futurs grands pilotes, la Race Experience School – dispute dans la Sarthe ses 20es 24 Heures, qu’il a remportées à trois reprises (2000, 2002, 2005).

Et cette 20e présence sur le circuit Bugatti du Mans – avec 59 motos au départ de cette 41e édition des 24H – sera la dernière puisque Sébastien Gimbert a annoncé dernièrement que cette saison 2019 d’endurance serait sa dernière et que sa carrière s’achèverait à l’issue du prochain Bol d’Or, en septembre sur le circuit varois du Castellet (une autre course qu’il a également gagnée trois fois, en 2002, 2003, 2007, son palmarès s’enrichissant encore d’un succès aux 24 Heures de Spa en Belgique en 2003 et même d’un titre de champion du monde d’endurance en 2004).

Dans la Sarthe, le pilote fréjusien – né il y a 41 ans au Puy-en-Velay – court sur une Honda, celle du team officiel Honda Endurance Racing Team, avec l’ancien pilote de Moto GP, Randy de Puniet, le 3e comparse étant le Colombien Yonny Hernandez.

Partie en 6e place sur la grille de départ, la Honda n°111 s’était portée en tête à l’entame de la 4e heure de course (19h), soit après le premier sixième de l’épreuve. Malheureusement, Sébastien Gimbert alors au guidon laissait à son coéquipier de Puniet une machine en proie à des problèmes d’éclairage (il faudra changer le comodo), la Honda perdant quelques minutes au stand et repartant en 6e position.

Un relais plus tard, sous l’impulsion d’un Randy de Puniet déchaîné et auteur du meilleur tour en course, la n°111 avait gagné deux rangs et pointait 4e, à la poursuite de la Kawasaki officielle n°11 (aux mains de Jérémy Guarnoni, David Checa et Erwan Nigon), en tête devant la Suzuki n°2 du SERT (pilotée par Vincent Philippe, Étienne Masson et Gregg Black) et l'auteur de la pole, la BMW n°6 de Kenny Foray, Julien Da Costa et Mathieu Gines.

Rien n’était joué néanmoins alors que 20 heures restaient à courir jusqu’au drapeau à damiers, même si Sébastien Gimbert n’était pas complètement satisfait de ce début de course, plus exactement de cet arrête au stand qui s’était éternisé lors de son relais avec Randy de Puniet : « On m’avait averti depuis plusieurs tours de ce problème électrique engendrant une panne de phares. Mais il y a eu quelques problèmes de communication avec le staff au stand. Je n’ai pas pu, sur ce premier relais, donner la pleine mesure, mais la course est encore longue… » Car le pilote varois et ses partenaires sont loin d’avoir dit leur dernier mot…

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