Quelques conseils pour profiter des joies de la baignade en toute sécurité !

17 juin 2017

Hydrocution : le mot est sur toutes les lèvres ces derniers jours. Entre le coup de force de l’été qui apporte les premières grosses chaleurs de la saison, et ces trois décès enregistrés la semaine dernière dans le Minervois (*), l’heure est plus que jamais à la prudence. Même s’il ne s’agit pas ici non plus d’installer une quelconque psychose, comme le confirme le lieutenant Franck Cuomo, responsable de la sécurité des plages au sein des sapeurs-pompiers de l’agglomération.
« Sur le littoral fréjusien, la chaleur est présente, c’est vrai, à l’image de ce que l’on avait ce matin (jeudi 15 juin, Ndlr) : 26° dès 9h, température de l’air. Mais l’eau, elle, est à 23°. Il n’y a donc pas ici de réel risque d’hydrocution, du fait de cette faible différence de température », quand bien même les températures enregistrées plus tard dans la journée ont fortement augmenté.
Pour autant, l’hydrocution, qui correspond à un rétrécissement des vaisseaux sanguins en réponse à un choc thermique entre l’être humain et l’environnement aquatique, à même de provoquer un arrêt cardio-ventilatoire, se produit en présence d’une plus forte amplitude thermique. Par exemple en cas de mistral qui va refroidir la mer…

 

Entrée progressive dans l’eau

Maintenant, si le risque est limité, il n’est pas vain de rappeler quelques conseils de prudence pour profiter en toute sécurité de la baignade, de la plage et des vacances. Des conseils qui valent à tout âge, enfants, parents, grands-parents…

La première règle, élémentaire, consiste en une bonne protection, entre crème solaire et casquette. Il convient de même d’éviter une trop longue exposition au soleil, qui aurait pour effet d’augmenter la température corporelle. Auquel cas, au moment de rejoindre l’eau pour se rafraîchir, il faut « entrer progressivement dans l’eau, de manière à habituer le corps à ce nouvel environnement plus frais. Il convient encore de tenir compte de son âge et de sa forme physique, de son niveau de natation et sans oublier que nager en milieu naturel, qu’il s’agisse de la mer, d’un lac, d’une rivière, s’avère plus difficile qu’en piscine ».

À stigmatiser aussi, des excès qui auraient pu être faits avant la baignade, genre consommation d’alcool, qui vont accroître les risques au moment d’entrer dans l’eau et inhiber réflexes et conscience.

La surveillance des enfants

Une fois entré dans l’eau, la vigilance doit rester de mise ensuite. Pour soi-même mais aussi pour les personnes autour. A fortiori les enfants qu’il convient de surveiller sans relâche quand bien même ils savent nager…

D’autant que, si l’on ne peut (encore) parler de forte affluence, « il y a déjà du monde, c’est vrai, pour une mi-juin », concède Laurent , chef de plage ce jour-là au PC-plage “Dominique-Barbé“.

Encore une fois, il ne s’agit pas de faire peur, mais simplement de prévenir pour que baignade ne rime pas avec drame. Il existe différents stades de noyades, mais l’important est de garder présent à l’esprit que les principales victimes demeurent les enfants de moins de 6 ans, les personnes de plus de 45 ans, et des hommes pour les deux tiers.

Et rappelons que le dispositif de surveillance des plages est aujourd’hui (et jusqu’à fin août dans cette configuration) pleinement opérationnel. Huit postes – Sablettes, République et Capitole sur le secteur Fréjus-plage ; Port-Fréjus et PC-plage “Dominique-Barbé“ sur base nature ; Argens, Esclamandes et galiote sur Saint-Aygulf plages – sont ouverts 7j/7 de 9h à 19h, alors que des bornes d’appel d’urgence sont installées dans les calanques aygulfoises. Se baigner en zone surveillée est donc un autre gage de sécurité pour profiter des joies de l’été. Sans modération…

Ph.C.

Télécharger ici >>> la plaquette de conseils pratiques “Se baigner sans danger !“

(*) Le 10 juin dernier, trois personnes, âgées de 38 à 41 ans, sont décédées dans les environs de Béziers. La première victime, un homme de 38 ans, serait resté plusieurs heures allongé au soleil, avant de se décider de se rafraîchir en plongeant dans un cours d’eau. Il serait décédé d’une hydrocution quasi instantanément. Les deux autres décès seraient en revanche dus à de l’hyperthermie (température corporelle supérieure à la normale), conséquence d’un effort physique trop important dans des conditions de forte chaleur et d’un manque d’hydratation.

 

 

 

 

 

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