Sophie Daoût s’en est allée

22 janvier 2018

Sophie Daoût s’en est allée

La ville de Fréjus et son maire, David Rachline, ont appris avec tristesse le décès de Madame Josette Lucas, plus connue sous le pseudo de Sophie Daoût.
Personne humble, et surtout femme engagée qui avait consacré les vingt dernières années de sa vie à mener une lutte sans merci pour empêcher les jeunes de tomber dans le fléau de la drogue. Un combat dans lequel elle s’était donc lancée à la suite d’un drame personnel.

Ancienne professeur, conseillère d’orientation, psychologue et conférencière pour l’association qu’elle avait créée en 2000, “Jeunesse sans drogue“. Une association qui avait reçu en 2014 l’agrément de l’académie de Nice, lui donnant le droit d’intervenir dans les établissements de la région pour prévenir et sensibiliser les jeunes aux dangers des produits artificiels. Sophie Davant, l’animatrice télé, avait à son tour été touchée par les témoignages écrits par l’écrivaine fréjusienne, invitant Sophie Daoût en 2012 à venir évoquer cette lutte de chaque instant dans son émission Toute une histoire sur France 2.

 

 

Sophie Daoût, Commandeur des palmes académiques, s’était effectivement mise à l’écriture, livrant un premier témoignage autobiographique “Lâche ta drogue et tiens bon !“ en 1992. Six autres ouvrages (*) suivront et donneront un aperçu du combat incessant que Sophie Daoût mènera jusqu’à ses derniers jours.

Aujourd’hui, son association “Jeunesse sans drogue“ est orpheline. « Notre association a pour but d'expliquer aux adolescents les dangers d'une dépendance à la drogue et de leur apprendre à pouvoir dire NON, est-il écrit en page d’accueil du site internet dédié. Une prévention active est indispensable afin d'obtenir de vrais résultats. Il faut parler aux jeunes et les écouter jusque dans leur milieu scolaire pour éviter qu'ils ne se lancent dans l'aventure d'une consommation. Il faut savoir que la consommation des stupéfiants a augmenté chez les jeunes et que la première expérimentation se fait de plus en plus tôt. Nous sommes scandalisés par des campagnes de désinformation menées par les médias qui tendent à laisser croire aux adolescents que "fumer un joint est un acte sans gravité". Cette banalisation n'aide ni les parents, ni les éducateurs, ni surtout les jeunes eux-mêmes. »

Aujourd’hui, son association va continuer ce combat.

Le maire David Rachline et la ville de Fréjus s’associent à la douleur de la famille et présente ses sincères condoléances à son mari Christian, sa fille Sandrine et tous ceux qui pleurent aujourd’hui une amie.

(*) Outre “Lâche ta drogue et tiens bon !“ (1992), Sophie Daoût a proposé “Demain j’arrête la came !“ (1997), “Émilie, ou les mots dits“ (1999), “Mes yeux dans tes cieux“ (2004), “Lettres closes pour maux croisés“ (2009) ou encore “Pire ex : parents ennemis, enfants otages“ (2015), des œuvres qui traitent des ravages de la drogue mais aussi des problèmes qu’engendrent des divorces conflictuels, ou encore des soucis des femmes au quotidien, mais surtout des livres qui invitent à porter un nouveau regard sur soi et sur les autres. Avec “Chemin d’errance, mon enfant perdu“ (2011), Sophie Daoût livrera la suite de son combat après le décès de son fils et la lutte qu’elle continue à mener.

Classé dans
Actualité générale