Basket et volley AMSLF : Montée assurée pour le basket, ça se complique pour le volley

15 avril 2018

 

En empochant ce samedi soir leur 19e victoire en 22 rencontres, les basketteurs du Fréjus Var Basket AMSLF ont scellé leur accession de Régionale 1 en Pré-Nationale, dernier niveau avant la N3 et le championnat de France. En dépit de leur succès sur Épinal, ça se complique en revanche pour les volleyeurs, qui visent la montée en Ligue B, l’antichambre de l’élite hexagonale. Tour d’horizon.

Il leur fallait une victoire supplémentaire, la 19e en 22 matches cette saison, pour éloigner définitivement la menace du Cannet – qui joue ce dimanche contre les Postiers toulonnais – et les basketteurs de Franck Bis sont allés la chercher chez eux, aux Chênes, devant leurs supporters venus nombreux et pas avares en encouragements. Il aura pourtant fallu attendre le 3e quart-temps pour voir les sociétaires du Fréjus Var basket faire la différence face aux Niçois, adversaires accrocheurs en diable et qui ont parfaitement joué leur rôle d’arbitres sans rien lâcher. De trois points (46-43, 25e), la marge gagnait cinq unités supplémentaires au terme du 3e quart-temps, avant de grimper inexorablement dans la dernière période pour atteindre et dépasser la barre des points (70-49) et s’arrêter à seize longueurs (72-56 au coup de sifflet final).

Une accession supplémentaire pour Franck Bis, un entraîneur qui aura compté dans l'histoire du basket fréjusien

Les juniors sont là

Mais peu importait l’écart, l’important était de s’imposer et comme le soulignait Franck Bis à ses ouailles sur les derniers temps-morts, « de prendre du plaisir, de finir en beauté. Vous avez fait une super saison et vous le méritez ». Oui, les basketteurs fréjusiens méritent leur accession en Pré-Nationale, eux dont le groupe est uniquement composé de joueurs du cru – une vraie satisfaction pour Hervé de Serna, président de l’AMSLF -, et en majeure partie de juniors qui n’ont eu de cesse, tout au long de saison, de jongler entre les matches seniors et de leur propre catégorie (où ils finissent milieu de tableau de leur poule de Départementale).

Au final, une sacrée perf’ en tout cas et une belle récompense pour une discipline qui a connu des moments difficiles ces dernières saisons, quittant le giron amséliste avant d’y revenir, faute d’être parvenue à prendre seule son envol.

L'ancien champion de judo, Benjamin Darbelet, notamment vice-champion olympique en 2008 à Pékin, a donné le coup d'envoi d'une rencontre par ailleurs dédiée à l'association de Marfans

Volley : l’inattendu retour de Mende !

Et pendant ce temps-là, à quelques centaines de mètres seulement, à la Halle Sainte-Croix, les volleyeurs de Loïc Geiler empochaient un indispensable succès (3-0) devant Épinal qui leur permet de reprendre la 3e place de ces play-off à Halluin, forfait du côté de Martigues pour un problème d’avion. Une 3e marche qui, rappelons-le, pourrait être synonyme d’accession en Ligue B si la refonte entamée par la Ligue nationale de volley – avec une Ligue A à 14 clubs, une Ligue B à 12 – va à son terme.

Pourtant, et de manière tout à fait singulière pour le club du président Chassagnard – qui s’escrime de son côté à monter et finaliser le dossier d’engagement en Ligue B le cas échéant – la situation s’est véritablement compliquée ce samedi soir, à deux journées du terme, du fait de la victoire de Mende sur Illac. Les Lozériens se sont en effet nettement et de manière quelque peur surprenante (de par l’ampleur du score) imposés face à Illac (25-23, 25-19, 13-25, 25-16), leader jusqu’alors incontesté (un seul revers en play-off au CNVB).

Du coup, si la menace Halluin s’est écartée d’elle-même pour préserver cette 3e place – les Nordistes comptaient un point d’avance sur Fréjus avant cette soirée –, Mende pourrait bien venir coiffer Fréjus sur le fil pour chiper ce 3e strapontin. Les deux matches restants pourraient permettre aux Lozériens de faire le plein de points (5 ou 6 points) : on les voit mal en effet ne pas aller s’imposer à Amiens et dans leur salle face à Halluin pour conclure, a fortiori avec la montée – qui, acquise sportivement, leur a été refusée pour des raisons administratives l’an passé – en jeu sur cette dernière rencontre.

Il faudra gagner à Illac…

Pour sa part, Fréjus se rend dans quinze jours à Illac, certainement revanchard après ce revers un peu inattendu tout de même, qui conclura alors à domicile et voudra préserver toutes ses chances d’une finale pour le titre de champion de France Élite face à Martigues la semaine suivante… Cela fait beaucoup de de motifs de motivation supplémentaire pour les Aquitains, même si Éric Chassagnard rappelait ce dimanche matin, « avec Loïc (Geiler, coach fréjusien, Ndlr), on se disait qu’on n’a jamais perdu à Illac. Alors… »

Il est clair néanmoins que l’AMSLF, toujours en phase de reconstruction mentale, devra sortir le grand jeu en terre bordelaise. Car le succès, samedi devant Épinal, fut pour le moins poussif après un premier set expédié à 25-12. « Ensuite, on lâche, regrettait encore une fois l’entraîneur fréjusien. On les laisse prendre confiance alors qu’ils jouent avec leurs deuxième meneur et deuxième libero, avec les jeunes. Mais on ne vas plus se prendre la tête, je veux moi tirer le maximum du potentiel de mon groupe et jouer ce qui nous reste de chances à fond. »
Premiers éléments de réponse dans quinze jours, le 28 avril. Sous peine de regretter encore un peu plus les points lâchés durant ces play-off à Épinal et Halluin (2-3, non sans avoir mené deux manches à une à chaque fois), et surtout à Amiens (victoire fréjusienne 3-2 mais l’AMSLF menait 2-0, 21-14 dans le 3e set !).

Mais avant de faire le bilan, continuons d’y croire et de pousser derrière cette équipe amséliste pour qu’elle atteigne son Graal…

Et le kop des supporters fréjusiens n'a pas oublié l'anniversaire du coach, Loïc Geiler, 34 ans ce samedi 14 avril

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