Volley-ball - J4 Ligue B : l’AMSLF décroche sa première victoire devant Nancy !

04 novembre 2018

Oh mon Dieu qu’elle fait du bien celle-là ! Tel était le sentiment général qui habitait la salle Sainte-Croix, alors que l’AMSLF venait de décrocher sa première victoire en Ligue B cette saison, face aux joueurs de Grand Nancy VB (3-1).

Car, quoi qu’on dise, et bien qu’ils (joueurs et entraîneur) s’en défendent, la pression était latente en ce premier samedi de novembre, présente sans être encore trop lourde sur les épaules fréjusiennes, à l’entame de cette 4e journée de Ligue B, et alors que les trois premières s’étaient soldées pour les Varois par autant de défaites. Certes face à de sérieux adversaires, de Saint-Quentin à Martigues puis à Cambrai – « une équipe qui jouera le haut de tableau » prédisait le libéro Hugo Lecat dans le livret de présentation du match –, mais il n’en demeurait pas moins que l’AMSLF était fanny après ces trois rencontres. À l’instar de trois autres formations – Saint-Jean d’Illac, Avignon et France Avenir 2024 –, dont les deux premières auront, tout comme les Fréjusiens, ouvert leur compteur à l’occasion de cette 4e fournée.

« Ça fait du bien en tout cas, surtout dans ces conditions », soupirait un Raphaël Attié visiblement soulagé, et faisant là référence au premier set (où Fréjus mena 20-14… avant de perdre 23-25), ou aux diverses remontées nancéiennes dans les manches suivantes, et avant de se réjouir encore de la force du collectif est-varois qui aura permis cette “première victoire professionnelle“.
Stan Simin, en bon capitaine, emboîtait le pas de son attaquant, évoquant ses petits camarades et saluant « les gros matches de Raphaël, de Micky (Pajic), de Coco (Suc) quand il supplée Jérémy (Audric), de Pierrot (Vivier) qui rentre et conclut au service pour un vrai succès collectif avec le soutien du banc ». Et « un petit pas qui en appelle d’autres », conclura pour sa part un coach (Loïc Geiler) presqu’aussi fatigué que ses joueurs tant la tension aura été palpable sur le bord du terrain…

20-14 Fréjus, premier set…
et puis le trou !

Pour sûr, ce match aura été tendu d’un bout à l’autre. La faute à une équipe fréjusienne, pas encore totalement sûre de son volley et que l’on sait encore friable mentalement, capable de (re)tomber dans ses travers et ne pas savoir tuer un temps fort comme ne cesse de le regretter Loïc Geiler depuis la mi-octobre et le match inaugural à Saint-Quentin. Et, à leur corps défendant, les joueurs amsélistes en firent une flagrante démonstration dans le money-time du premier set, lorsqu’à 20-14 en leur faveur, les Fréjusiens éteignirent la lumière pour laisser les Lorrains revenir dans la course (21-20 puis 23 égalité et, finalement, 23-25). « Sincèrement, je ne peux pas te dire ce qu’il s’est passé, confiait après coup l’entraîneur varois. Il faut que nous analysions tout ça à la vidéo. Mais, bon, Nancy demeure une bonne équipe, ils nous ont mis la pression sur la récep’ à cet instant en servant parfaitement. Maintenant, je n’explique pas ce trou noir, si ce n’est que l’équipe est fragile, à la recherche d’une première victoire, etc. »

Un coup de massue s’était en tout cas abattu sur Lecat et ses partenaires, mais aussi sur les 400 spectateurs une nouvelle fois présents au rendez-vous – dont le handballeur raphaëlois, Raphaël Caucheteux. D’autant que la 2e manche était tout autant mal engagée (1-3, 7-7 puis 7-12). S’il n’avait pas démérité mais était, tout comme son capitaine Stanislas Simin, à la rechercher du bon rythme, Jérémy Audric laissait sa place à Corentin Suc à la passe et l’ordonnancement du jeu fréjusien.

Simin et Falafala en retrait,
Attié et Pajic bien présents

« Il fallait tenter quelque chose », justifiait Loïc Geiler, qui se réjouissait surtout après coup de pouvoir enfin disposer d’un duo de chefs d’orchestre d’égale valeur et espérant que l’émulation entraînera une saine concurrence entre Audric et Suc pour une vraie progression !

Avec un Simin encore à la recherche d’une constance due au manque de compétition – « c’était mon premier match officiel, et le premier depuis un mois et le challenge Fabiani », se défendait un capitaine blessé à l’auriculaire de la main gauche « trois jours avant le début du championnat » –, mais dont l’expérience aura été cruciale sur certains points décisifs, avec un Falafala moins saignant et précis qu’à l’accoutumée, mais avec un Pajic au top et un Attié lui aussi à la hauteur, l’AMSLF parvenait à renverser la vapeur (de 11-14 à 15-14, puis 22-19, 23-20 et 25-21).

Ils sont à leur place

Alors certes, Nancy et son coach Martin Demar payaient cher l’absence de leur attaquant bulgare, Todor Valchev, blessé, mais l’AMSLF était enfin libérée pour un 3e set maîtrisé de bout en bout (4-1, 8-5, 10-7, 13-8, 16-11, 19-13, 21-16, 25-17). Et quand bien même elle s’offrirait encore quelques sueurs froides dans la 4e manche (17-13 puis 20-22), elle ira chercher sa première victoire sur une série de Pierre Vivier au service pour s’imposer 25-22 et “se dépuceler“ dans cette Ligue B qui s’annoncera « très compliquée à chaque match », mais dans laquelle l’AMSL Fréjus a sans nul doute sa place.

Pour cette raison, Loïc Geiler entendait fêter cette grande première et privilégier le repos ces jours prochains – d’autant que certains adducteurs (Lecat, Attié) sifflent déjà un peu – avant de penser au Plessis-Robinson la semaine prochaine, pour une rencontre où les ex-Franciliens Attié et Audric seront sans nul doute revanchards…

Retrouvez en images la première victoire en LBM des volleyeurs de l’AMSLF

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