Volley-ball (Ligue B) : avec deux victoires de rang, l’AMSLF remonte au classement

25 novembre 2018

 

Avant d’aborder ce triptyque plus “dans les cordes“ de son groupe – Mende puis Avignon à domicile, rencontres entrecoupées d’un déplacement à Montpellier pour y jouer “France Avenir 2024“, le Centre national de volley-ball – Loïc Geiler, entraîneur fréjusien Loïc Geiler visait « neuf points », a minima « sept », ajoutait-il.

Avec l'appui de son public, l'AMSLF se sait prête à renverser des montagnes...

Un cours de mathématiques plus tard, l’on comprenait que Geiler sous-entendait ni plus ni moins trois succès (deux à 3-2, un à 3-0 ou 3-1), se laissant la possibilité d’une défaite (sur le score de 2-3) à condition de vaincre à deux reprises par 3-0 ou 3-1 (*). Le coach est-varois, conscient de la fragilité psychologique de ses joueurs hors de leur salle Sainte-Croix, espérait parallèlement ouvrir le compteur (points) à l’extérieur, le déplacement dans l’Hérault pour y affronter le CNVB semblant le plus propice au regard de l’apprentissage délicat (6 défaites) des jeunes pépites du volley tricolore de demain.

Mende et CNVB : 6/6 !

Après Mende samedi 17 novembre, écarté en quatre manches (3-1), c’est sur le même score que l’AMSLF, sans Attié resté sur le banc, est allé s’imposer vendredi, atteignant déjà quasiment les objectifs fixés par Loïc Geiler (premier succès à l’extérieur et six points poris sur six possibles).

Soané Falafala retrouvera prochainement ses anciens coéquipiers de Saint-Nazaire à Sainte-Croix

Du coup, l’AMSLF pointe aujourd’hui à une belle 5e place qui vient justifier la confiance que l’entraîneur varois a toujours placé en son groupe, y compris au regard d’une entame délicate marquée par trois revers (Saint-Quentin, Martigues, Cambrai). Face, il est vrai, à de solides clients, aujourd’hui titulaires du Top 4 du classement, l’AMSLF étant par ailleurs amputé de deux éléments d’expérience (Audric et Simin) sur ce début de championnat.

Depuis, Nancy, Mende et “France Avenir 2024“ ont tour à tour mordu la poussière, alors que Le Plessis-Robinson restait maître chez lui. Pour autant, « dans presque toutes les défaites, il y avait de quoi faire mieux, ressort Loïc Geiler. On est repartis frustrés presque à chaque fois, car nous n’avons pas su maintenir notre niveau de jeu d’un bout à l’autre de ces matches ».

Les choses ont peut-être changé aujourd’hui, et ce succès à Castelnau-le-Lez (base du CNVB) servira peut-être de déclic. Pas question pour autant de s’enflammer et il faudra remettre le métier sur l’ouvrage dès samedi prochain devant Avignon, pour espérer bien figurer dans un championnat qui semble se dessiner à deux vitesses.

Loïc Geiler et son adjoint Julien Laporte (aux statistiques, en second plan) ont vu leurs joueurs confirmer sur le terrain le potentiel qu'ils leur connaissaient
Sur la même lancée jusqu’à Noël

Devant, l’intouchable Paris, suivi néanmoins de près par un trio d’ambitieux, Saint-Nazaire, Cambrai et Martigues. Derrière, de Fréjus (5e) à Nancy (11e), sept équipes se tiennent en 5 points, France Avenir 2024 semblant déjà condamné à la dernière place.

D’ici à la trêve des confiseurs, Fréjus doit donc faire le plein devant Avignon (1/12), faire le dos rond à Paris (8/12), essayer d’aller grapiller a minima un point à Saint-Jean d’Illac (15/12) et, pourquoi pas, bousculer Saint-Nazaire (22/12) pour conclure la phase aller.

Alors, le volley fréjusien pourrait passer les fêtes au chaud, à tout le moins pas trop loin de la cheminée, et se dire qu’il a réussi la première partie de son retour dans le monde professionnel…


(*) En volley-ball a été adoptée depuis plusieurs saisons un nouveau système de notation. Une victoire 3-0 ou 3-1 rapporte trois points à l’équipe, un succès 3-2 un seul point. À l’opposé, une formation battue au set décisif (2-3) glane tout de même un point pour ses efforts, tandis qu’une défaite 1-3 ou 0-3 ne rapporte rien.

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