VTT - Cécile Ravanel : entre Enduro et DHI, son cœur balance toujours, mais la raison penche vers l’EWS !

29 juin 2018

 

Si elle n'a pas abandonné l'enduro, Cécile Ravanel a découvert avec passion et succès (5e place à Losinj en Croatie, 6e ici à Fort William en Écosse) la Coupe du monde de descente (Photos © Sven Martin)

On l’avait laissée indécise lors d’une rencontre sur la dernière édition du Roc, alors qu’elle venait d’arracher une deuxième (brillante) couronne mondiale en EWS (Enduro World Series, le championnat du monde du VTT-enduro), davantage occupée qu’elle était de plus à assurer le public-relation d’après-saison avec son sponsor Commençal.

Pour la championne fréjusienne Cécile Ravanel, l’incertitude résidait dans la décision d’enchaîner une nouvelle campagne d’EWS à la défense de son titre planétaire, ou aller tâter de la Descente (*), elle qui avait découvert – avec un certain succès (10e) – la discipline et le haut niveau mondial à Val di Sole en août…

Ici à Manizales (Colombie) lors de la deuxième des huit étapes des Enduro World Series, où Cécile Ravanel n'a pas dominé chacune des spéciales au programme mais n'en est pas moins repartie avec les 400 points de la victoire finale (Photo © Sven Martin)

Priorité aux EWS…

Quelques mois plus tard – en janvier lors de la présentation du Pôle Enduro de l’AMSL Fréjus VTT Le Club –, la réflexion n’avait que peu avancer, même si Cécile Ravanel et le Team andorran Commençal Vallnord préparaient la campagne sud-américaine des EWS 2018, avec les étapes chilienne et colombienne de mars. Ensuite, l’incertitude régnait d’autant que la double championne du monde avait déjà inscrit à son calendrier l’étape inaugurale de Coupe du monde de DH à Losinj en Croatie.

À l’aube de l’été – et d’un Round 4 d’EWS ce week-end en Autriche et Slovénie Cécile Ravanel semble avoir tout de même décidé de jouer sa carte à fond dans sa discipline de prédilection d’autant qu’elle en a remporté les trois premières étapes. Facilement à Lo Barnechea (Chili) avec 5 spéciales enlevées sur 6, plus délicatement à Manizales (Colombie) avec 4 spéciales abandonnées sur 7, avant de remettre les “choses en ordre“ en réussissant un joli 7/8 sur l’étape française d’Olargues - Montagnes du Caroux à la mi-mai. Du coup, c’est avec un avantage déjà non négligeable au provisoire des championnats du monde (+150 pts en 3 courses) sur sa dauphine, Isabeau Coudurier, que la Varoise aborde la seconde partie de saison.

Dernier training en descente sur l'épreuve régionale de Blausasc dans le “06“ avant de retrouver ce week-end les EWS sur l'étape slovéno-autrichienne (Photo © dhtc_pictures / Marco Marini)

Mais l’appel de la descente…

Pour autant, dès qu’elle en a eu la possibilité, Cécile Ravanel s’est parallèlement alignée en descente. Venant bousculer l’ordre mondial, tant à Losinj le 21 avril pour l’ouverture de la Coupe du monde (5e en qualifications avant de confirmer à la même place en course), que quelques semaines plus tard (2 juin) pour l’étape écossaise de Fort-William et des résultats quasi-similaires (5e en qualif’, 6e en course). Aussi, dans une discipline qu’elle découvre mais où « elle se régale », dixit son mari Cédric, également general-manager du Team Commençal-Vallnord, Cécile devrait continuer de s’aligner quand le calendrier EWS le lui permettra. Pas sur l’étape autrichienne de Leogang les 9-10 juin, ni sur celle de Val di Sole (Italie) début juillet, mais elle devrait courir l’étape andorrane de Vallnord, fief de son sponsor (14-15 juillet) et sans doute les championnats de France à Morzine deux week-ends plus tard.

Et il est à noter que Cécile Ravanel pointe actuellement à la 9e place du général provisoire de la Coupe du monde de DHI avec 245 pts – certes à distance respectable de la leader, sa coéquipière de chez Commençal, Myriam Nicole (610 pts) – mais, si l’on rappelle qu’elle n’a couru que deux des trois étapes au programme, cela situe tout de même la performance de la Fréjusienne !

Et pendant ce temps-là,
Cédric brille en master !

Quant à Cédric, non content d’être présent aux côtés du Team en sa qualité de general-manager ou encore pour « m’occuper des jeunes du VTT Le Club », il a eu le temps d’aller chercher un nouveau titre national, celui de l’Enduro mais en catégorie Master 1. Un titre tout beau tout chaud glané le 26 juin sur la piste du Val d’Allos ! Ce qui lui a valu des félicitations teintées d’un peu d’humour eu égard à ce “grand âge“ désormais atteint par l’ancien vice-champion du monde en cross-country aux Gets (2004), deux ans après avoir conquis le titre européen et une autre médaille d’argent mondiale en relais par équipes ! De beaux restes par conséquent…

 


(*) Les Enduro World Series se disputent selon une formule rallye automobile, proposant de cinq à huit spéciales chronométrées entrecoupées de parcours de liaison, le classement étant établi au total des chronos réalisés. Le championnat du monde compte huit rounds.
La DHI (descente), discipline la plus médiatisée avec notamment une retransmission télévisée des courses sur la chaîne L’Équipe, se court sur une séance de qualification (où il est possible de scorer des points pour le championnat) avant la course en elle-même. La descente se dispute sur une manche de 1’30 à 5’, elle comporte généralement une partie plate de pédalage pour s’élancer, des sauts et virages relevés, une partie technique en sous-bois avec racines et pierres avant une partie finale plus roulante où les pilotes les plus puissants et les plus endurants peuvent donner la mesure de leur talent…

 

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