VTT - championnats du monde : Cécile Ravanel crève et manque sa finale !

09 septembre 2018

Victime d’une « crevaison à la mi-course » (raconte son mari, Cédric) alors qu’elle était encore pointée 6e après le deuxième chrono intermédiaire et 1’45 de course, et donc toujours en lice pour un potentiel podium de la descente (DH) des championnats du monde de VTT, la Fréjusienne Cécile Ravanel a vécu ce dimanche un véritable cauchemar dans la station suisse de Lenzerheide, hôte de la compétition.

© D.R. Commençal - Nico Brizin

Certes la double vainqueure 2016-2017 des EWS (Enduro World Series, la Coupe du monde de VTT-enduro) est allée au bout de cette DH mondiale mais conclura loin, très loin en 31e position (en 5’05’’528), à près d’une minute et demie de la future lauréate, la Britannique proprement intouchable, Rachel Atherton (3’15’’738). Et, comme lors des qualifications, c’est un doublé anglais qui est venu sanctionner cette descente des championnats du monde puisqu’Atherton a devancé sa compatriote Tahnee Seagrave (3’25’’721), la Française Myriam Nicole (3’26’’414) prenant une médaille de bronze après avoir été argentée les deux éditions précédentes. Marine Cabirou, autre concurrente française, échoue quant à elle au pied du podium (3’31’’701).

© D.R. Commençal - Nico Brizin

Mais c’est bel et bien une énorme déception doublée d’une non moins grande frustration qui habitait Cécile Ravanel au terme de cette descente helvétique, elle qui s’est affirmée cette saison dans une discipline dont elle n’est pourtant pas (encore) une spécialiste, voire même encore une néophyte…

La finale des Mondiaux :
seulement la 4e DH de Cécile !

Souvenez-vous, Cécile Ravanel a découvert la DHI en août 2017, invitée sur la manche de Coupe du monde de Val di Sole en Italie : une découverte sanctionnée d’une 10e place finale, accessoirement sur l’une des pistes les plus difficiles à négocier au monde ! Et si elle a finalement décidé de rempiler en EWS pour y défendre son doublé 2016-2017, Cécile ne s’est pas moins alignée sur plusieurs manches de la Coupe du monde DHI, enchaînant deux 5es places en Croatie (Lošinj) et Andorre (Vallnord) et une 6e en Écosse (Fort William), confirmant sur ces trois épreuves les trois 5es rangs enregistrés en qualifications !

Les sélectionneurs nationaux ne s’y étaient d’ailleurs pas trompés, convoquant la vététiste est-varoise pour ces championnats du monde helvétiques, conscients du potentiel !

 

© D.R. @svenmartinphoto

Et la Fréjusienne avait formidablement commencé cette étape suisse, se classant meilleure concurrente tricolore des qualifications, 4e à moins de dix secondes de Rachel Atherton (3’47’’780 à la Française contre 3’38’’076). Ravanel voyait une autre Britannique (Thanee Seagrave, 3’38’’744) et une Australienne (Tracey Hannah, 3’43’’525) la devancer, mais elle-même reléguait derrière elle ses compatriotes Marine Cabirou (5e en 3’50’’086), Morgane Charré (7e en 3’51’’328) et Mélanie Chappaz (10e en 4’02’’834). Une manche qualificative dont sera exclue Myriam Nicole (3e mais un “passage hors tracé“), néanmoins admise à prendre part à la finale avec le bonheur que l’on sait…

Une 3e EWS à aller chercher en Espagne

Mais si la saison s’est terminée à Lenzerheide pour les “descendeurs“, Cécile a pour sa part encore deux rendez-vous pour atténuer sa déception et aller chercher un nouveau Graal sous la forme d’un troisième succès de rang sur les EWS (ce qui lui permettrait au passage d’égaler la Britannique Tracy Moseley). Auteure d’un grand chelem sur les six étapes déjà courues, la Fréjusienne n’en demeure pas moins sous la menace de sa compatriote Isabeau Coudurier… six fois 2e !
Un succès sur le round 7 dans les Pyrénées espagnoles (à Ainsa - Sobrarbe) les 22 et 23 septembre lui permettrait d’aborder l’étape finale de Finale Ligure (en Italie) une semaine plus tard avec, a minima, 350 points d’avance sur Coudurier (à supposer une nouvelle 2e place de cette dernière en Esapgne). 50 points (l’équivalent d’une… 29e place) manqueraient alors simplement à Cécile Ravanel pour être couronnée meilleure spécialiste mondiale de l’Enduro-VTT !

© D.R. @svenmartinphoto


À noter que dans la course masculine, le Niçois Loïc Bruni a conservé son titre et même coiffé une troisième couronne planétaire (après 2017 donc, et 2015), alors qu’un autre Tricolore, Amaury Pierron, récent vainqueur de la Coupe du monde, prouve quant à lui que le VTT (sous presque toutes ses formes) est bel et bien une spécialité française !

 

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