VTT - Enduro Wolrd Series 2017 : à Millau comme ailleurs, Cécile Ravanel toujours au-dessus du lot

14 juillet 2017

 

 

Après cinq étapes, et avant d’aborder la tournée nord-américaine (Aspen, USA, les 29 et 30 juillet ; Whistler, Canada, les 12 et 13 août), la championne du monde en titre de VTT enduro, Cécile Ravanel, semble on ne peut mieux partie pour conserver sa couronne.

Après l’hégémonie Tracy Moseley – la Britannique avait remporté les trois premières éditions des EWS (Enduro Wolrd Series) en 2013, 2014, 2015,à chaque fois devant une Française (Cécile Ravanel en 2013 et 2015, Anne-Caroline Chausson en 2014) –, le championnat du monde de VTT enduro semble bel et bien passé à l’heure Ravanel, Cécile de son prénom. Titrée en 2016 avec un (presque) grand chelem à la clé (7 succès en 8 manches, la dernière conclue à la 2e place), la championne est-varoise est en route pour… le même résultat assorti de la même domination.
Pour l’heure en effet, la championne est-varoise continue d’accumuler les victoires dans sa besace (Rotorua en Nouvelle-Zélande en ouverture, Machico à Madère manche 3, County Wiclow en Irlande manche 4 et, enfin, Millau en manche 5 voici une dizaine de jours). Et quand elle ne gagne pas, Cécile termine… 2e, devancée par sa compatriote Isabeau Courdurier en Tasmanie (manche 2).

Cécile Ravanel a ajouté un nouveau succès sous la pluie et dans la boue, le 4e cette saison, sur la route qui la mène vers un second titre mondial consécutif © Photos D.R. Jérémie Reuiller

Si bien qu’au moment d’entamer le second road-trip de la saison – après l’hémisphère sud en mars-avril – qui les mènera cette fois de l’autre côté de l’Atlantique, le clan Ravanel – Cécile et son mari Cédric –, accompagné de l’ensemble du team Commençal Vallnord, s’avance avec un confortable matelas au championnat (470 pts).

Cédric Ravanel à la relance devant de nombreux spectateurs

 

Roubion avant le Colorado

Jointe voici quelques jours sur… un télésiège du côté de Roubion en partance pour l’entraînement, Cécile sait pouvoir compter sur un joker (une victoire rapporte 400 pts, une 2e place 350, etc.). « L’an dernier, j’étais sacrée championne du monde avant la dernière manche à Finale Ligure. Cela m’avait permis d’être beaucoup plus relâchée et, jamais je ne m’étais fait autant plaisir sur une course… », se rappelle avec délice la vététiste fréjusienne. Et d’espérer, « alors, ce serait bien de continuer sur cette lancée à Aspen et Whistler »

Et ce, même si la piste du Colorado n’est pas « ma préférée. Aspen, c’est en altitude, à 3000 m. Cela manque de dénivelé, de naturel ». Cécile prendra donc son mal en patience en attendant l’étape suivante – « Whistler, c’est la plus belle. C’est l’un des plus sites au monde pour faire du VTT ! » – et, revenant sur l’étape aveyronnaise il y a dix jours, disputée une nouvelle fois dans des conditions dantesques (pluie, boue), elle avoue s’être fait quelques frayeurs.

Le jeune Kevin Miquel, 36e sur l'étape aveyronnaise, ici devant un magnifique panorama et un point de vue unique sur la ville de Millau

 

Marre de la pluie et du froid !

« On commence un peu à en avoir soupé de la pluie, du froid – pour rappel, les étapes néo-zélandaise, australienne et irlandaise se sont disputées dans des conditions pour le moins… humides –, a fortiori pour nous qui sommes Sudistes. Ça nous a valu quelques belles frayeurs et, personnellement, une entorse aux practices le vendredi. Heureusement, bien strappée, cela ne m’a pas gêné pour la course. En revanche, Yoann (Barelli, membre du team Commençal Vallanord, avec Cécile, Cédric Ravanel et Kevin Miquel, Ndlr) a lui aussi fait une belle glissade et, avec un gros hématome à l’aine, il a préféré arrêter les frais (après la 3e spéciale sur les 9 programmées). »
Du coup, Cécile classe ce week-end au pied du viaduc parmi « les week-ends galères plus que de fête. D’autant qu’avec la boue, ça collait tellement qu’il fallait être à bloc dans les liaisons pour être dans les temps. C’est dommage parce qu’avec 4 spéciales inédites sur les 9 au menu, c’était un parcours plutôt sympa ». Qui, en tout cas, aura encore une fois souri à celle qui domine outrageusement la planète VTT enduro.

Yoann Barelli, blessé sur chute à l'aine, a abandonné après 3 spéciales, sans avoir le temps de regarder le paysage et le célèbre viaduc

 

Derrière Ravanel, les poursuivantes décrochent

Car derrière, on s’accroche, mais on lâche irrémédiablement du terrain. Contrainte à l’abandon (car malade) lors de la manche inaugurale, et 7e seulement en Irlande, la jeune Isabeau Courdurier, présentée comme la rivale n°1 de Cécile Ravanel, accuse près de 600 points de retard ; la Bavaroise Ines Thoma, 2e puis 3e et encore 4e lors des trois premières manches, a cédé du terrain en Irlande (10e) puis à Millau (7e) ; la Suissesse Anita Gherig (3e rounds 1 et 5, 4e round 4) paie sa 8e place à Madère et plus encore sa 19e en Tasmanie… D’autres, si elles sont régulières, à l’instar de Carolin Gherig, jumelle d’Anita, ou de l’Écossaise Katy Winton, sont un cran en-dessous et ne peuvent raisonnablement viser autre chose que le podium…

Yoann Barelli au cœur de la forêt

 

Alors, même si rien n’est encore joué, et elle en est bien consciente, Cécile Ravanel part confiante en Amérique, avec encore de la place dans les valises pour ramener un maximum de points avant la course finale en Ligurie les 30 septembre et 1er octobre !

Ph.C.

• Télécharger ici le classement Femmes de l’étape de Millau, et le classement général provisoire Femmes
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• Télécharger ici le classement général provisoire par équipes
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Avant la tournée nord-américaine, Cécile Ravanel a encore accru son avance au général provisoire des EWS 2017

 

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