| La ville au cours du tempss | |||
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De la renaissance au premier Empire |
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Implantée sur un contrefort de grès du massif de l’Estérel, dominant les vallées de l’Argens et du Reyran, Fréjus présente l’aspect d’une petite ville provençale dont les nouveaux quartiers s’étendent jusqu’à la mer |
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L’implantation au centre de la ville de bâtiments paléochrétiens est attestée au moins depuis le Vème siècle, marquant ainsi très tôt le paysage urbain. Une agglomération médiévale se constitue peu à peu autour du groupe épiscopal et s’entoure d’une enceinte semi ovale. La prospérité économique de la cité profite aux évêques, soucieux de montrer leur pouvoir temporel : ils fortifient l’ensemble épiscopal dont une des tours, crénelée, domine les toits.
Très vite, les habitations débordent des murailles médiévales, notamment vers l’ouest, autour de l’église Saint François de Paule. En 1557, la communauté de la ville décide la construction d’une troisième et dernière enceinte incluant ce quartier. La bassin intérieur du port romain se réduit faute d’entretien et ne peut plus accueillir que de modestes barques. Retournant à son état premier de marécage, il pose un réel problème de salubrité publique. Le déclin démographique des XVII et XVIIIèmes siècles est en effet largement imputé aux fièvres causées par son envasement. Le paysage urbain se fige alors jusqu’à la deuxième moitié du XVIIIème siècle, où la communauté décide enfin le comblement du bassin. Le quartier du port devient ainsi celui des « Horts » (jardins) et le reste encore aujourd’hui.
L’embellie est sensible au début du XIXème siècle : on aménage le cours Chevalier (place Paul Vernet) à l’est et le Pati, (aujourd’hui place Agricola), à l’ouest. On abat les portes les plus étroites du rempart moderne qui entravaient la circulation.