les zones d'activités en cours de réalisation

1. Le Grand Capitou  

Des études menées en 2001-2002 ont conclu à la nécessité de réaliser une vaste zone économique alternative à l’activité touristique sur le secteur du Var-Est, dans un environnement privilégié, le secteur du Grand Capitou, à proximité de l’autoroute A8, à 20 minutes de l’aéroport d’affaires de Mandelieu et à 40 minutes de l’aéroport international de Nice
Des études plus affutées menées en 2004-2005 ont amené à un découpage du secteur en 4 pôles d’initiative publique dédiés selon des thématiques différentes en vue de son développement :
• un pôle d'excellence sur le site de l'ancien hôpital des Armées Jean-Louis (7,5 ha),
• un pôle BTP pour l'accueil des entreprises et artisans du BTP (17.5 ha),
• un pôle production (30 ha),
• un pôle tertiaire privé et de haut niveau sur 13 ha situé à l'Est près de l'échangeur du Capitou pour l’accueil de bureaux d'études, sièges de société, voire hôtellerie…

Le Grand Capitou. Vue est-ouest

Le tout complété par un pôle habitat de 8 hectares réparti sur deux sites pour loger les actifs de ce futur quartier économique.
Le pôle d’excellence Jean-Louis constitue donc la première phase de ce programme ambitieux. Il est également le plus avancé. Déjà opérationnel puisqu’à l’aube de 2010, 9 entreprises, sur les 32 prévues, étaient déjà implantées et fonctionnelles.
Une attention toute particulière est (et sera) apportée au respect des objectifs de développement durable, à la mise en œuvre des normes HQE, à la recherche d’une optimisation sur le plan énergétique consommation/production et, enfin, à l’intégration environnementale avec la même démarche qualité pour les quatre pôles de ce nouvel espace économique du Grand Capitou

 

Les quatre axes de dévelopemment
du Grand Capitou

Plan de masse du Grand Capitou

2.    Pôle d’excellence Jean-Louis

L'ancienne entrée de l'hôpital Jean-Louis conservée dans le projet architectural

Là aussi, à l’instar du site de l’Intendance (la Palud 2), il s’agit d’un ancien site d’origine militaire – lire encadré « Un peu d’histoire » – que la ville de Fréjus a racheté au ministère de la Défense et qu’elle reconvertit en cet espace économique.
Sur le site, donc, de l’ancien hôpital militaire Jean-Louis, et une superficies de 7,6 hectares, il convenait d’édifier une vitrine pour l’ensemble du futur site Grand Capitou. Cette vitrine consiste en un pôle dit d’excellence, voué à accueillir des entreprises de hautes technologies dans des secteurs porteurs ou en devenir.

Un bureau d’études, associant des économistes, des ingénieurs, des urbanistes et des architectes, a été missionné dès la mi-2005, afin d’élaborer un plan d’aménagement permettant de définir la superficie des lots, leurs emplacements, les voiries, les accès, les parkings et l’ambiance générale du site…

32 lots ont ainsi été proposés dans des surfaces oscillant entre 2000 et 3000 m2
- sachant que la commercialisation devait s’adapter aux besoins spécifiques de telle ou telle entreprise – sur un total de 47.500 m2 constructibles.
20.000 m2 ont été réservés pour un secteur tertiaire, située au centre du pôle, bordée de chaque côté d’une belle esplanade de 200 mètres, et le solde pour l’espace entreprise.
La commercialisation a débuté au dernier trimestre 2006, les premiers coups de pioche des nouvelles entreprises en 2007.
La SMG Gache – qui conçoit et réalise des voitures pour les rallyes-raids et notamment le Dakar – avait été la première à ouvrir mi-2008. Ont suivi la société de matériel professionnel à destination des métiers de bouche, la Sodimats, locataire de locaux appartenant à Gache.
Dernièrement (en juillet), l’Institut Phytoceutic a déménagé de “La Palud pour installer (ses) bureaux et un entrepôt” à l’entrée du pôle, précise Nicole Garcia, assistante de direction chez ce fabricant et distributeur de compléments alimentaires et de produits cosmétiques.
Début septembre 2009, le sous-traitant Staymatel, fabriquant des cartes électroniques et câblages de cartes électroniques (pour parkings, digicodes, boîtiers d’alarmes…) avait quitté l’exiguïté de ses locaux raphaëlois à la ZAC des Genêts pour devenir “propriétaire ici, au pôle Jean-Louis, à la sortie de l’autoroute, un énorme avantage”, souligne l’une de ses dirigeantes, Pascale Caroff.
Quelques mois plus tôt, en mai 2009, son voisin immédiat, le laboratoire d’analyses médicales Médipath, qui rayonne de Mougins à Toulon, avait également quitté Saint-Raphaël et l’avenue du commandant Charcot pour trouver plus d’espace et de fonctionnalité au Capitou.
Nouvelle embellie attendue en 2010
Enfin, perpendiculaire au mail, un long bâtiment regroupant cabinets d’architectes, bureaux de géomètres-experts, d’entreprises de travaux, d’étanchéité, d’ingénierie bâtiment, immobilier d’entreprises, etc.
Au terme de l’année 2009, ce sont donc plus de 120 emplois (400 à terme) qui ont déjà vu le jour sur cette zone d’activités.
Et si cette année 2009 aura elle aussi subi le contrecoup de la crise économique se manifestant par une certaine frilosité des partenaires bancaires -“les permis sont accordés mais beaucoup d’entreprises ont vu leurs prêts bloqués” -, ce ralentissement n’a pas eu de conséquences majeures sur le développement de la zone. Et “aujourd’hui, cela repart, et 2010 devrait voir une embellie des chantiers et des constructions”.
Ainsi, la société ADI Incendie débute tout juste ses travaux (livraison début 4e trimestre 2010). La SA Varangels, spécialisée dans l’hébergement de systèmes de télécommunications et transmissions satellites pour  la défense et la sûreté nationale, voit quant à elle l’un de ses deux bâtiments (lots 20 et 21) en voie d’achèvement et ses trois paraboles géantes pointer leur nez vers le ciel.
Enfin, la SCCA Jasmin – ingénierie bâtiment – est elle aussi sortie de terre.

Le pôle Jean-Louis en mars 2010

3. Pôle BTP « Emile-Donat – Abel-Trêve »

Le chantier d’aménagement du pôle B.T.P. du Grand Capitou a été officiellement lancé en octobre 2009, en présence notamment de Georges Ginesta, président de la Communauté d’agglomération de Fréjus – Saint-Raphaël, et d’Élie Brun, vice-président.
Rappelons que ce projet est le résultat d’un partenariat public-privé, suivi tout particulièrement par Jean-Claude Tosello, adjoint au maire de Fréjus et responsable du développement économique à la Communauté d’agglomération.
Après les études réalisées par la Communauté d’agglomération afin de confirmer la viabilité du projet, l’aménagement a été confié à la société Oméga, au terme d’un appel d’offres européen. Comme le précise Philippe Donat, le président  de cette société, « Oméga est un groupement d’entreprises de Fréjus et Saint Raphaël qui s’est fixé l’objectif d’un aménagement exemplaire, en adéquation avec les besoins spécifiques de l’Est-Var ».
Un investissement de 18 millions d’euros
Sur 17 hectares, dont 11 viabilisés, équipés de quatre bassins d’orage, deux voiries et complétés par des espaces verts, 30 lots de 1000 à 10.000 m2 seront commercialisés.
Ce nouvel espace économique, poursuit Philippe Donat, permettra d’accueillir « des entreprises du B.T.P. pour environ 75% des lots, et les 25% restants seront réservés à des entreprises de logistique et transport et à un bâtiment dédié aux artisans et professionnels de la construction

60 entreprises, entre 200 et 300 emplois

La nouvelle zone, baptisée « pôle Émile-Donat et Abel-Treve » en hommage à deux bâtisseurs qui ont compté dans l’histoire économique de l’Est-Var, aura nécessité « un investissement de 18%u2008millions d’euros », indique Philippe Donat. « Nous nous sommes donnés les moyens de démontrer que les entrepreneurs du B.T.P. sont véritablement concernés par l’environnement », ajoute-t-il.
Ainsi, le cahier des charges de la zone, aussi bien dans les travaux de voirie que dans la conception des bâtiments, a imposé la prise en compte de 83 critères environnementaux obligatoires et de 23 optionnels. « Nous serons proches de la norme haute qualité environnementale 14001 », conclut Philippe Donat en rappelant que le pôle va « accueillir une soixantaine d’entreprises et créer entre 200 et 300 emplois supplémentaires ».
Enfin, l’entrée de cette nouvelle zone sera également très soignée, avec la construction d’un bâtiment réservé à la Fédération du B.T.P. 83, section Est-Var, et d’un local spécifique pour l’accueil et le gardiennage

Plan de masse du pôle BTP

Plan de masse de la zone BTP

Le chantier du pôle BTP en mars 2010
Les travaux sur la zone BTP en mars 2010
Vue d'ensemble du projet de zone BTP
Le projet de pôle BTP

Un peu d’histoire

Dès le début de la guerre de 1914, les camps de la région de Fréjus hébergeaient des troupes en provenance des territoires coloniaux (Afrique noire, Extrême-Orient, Madagascar, Océanie et Antilles).
A l’époque, plus de 300.000 hommes ont transité dans ces camps, une situation qui a engendré la mise en place de structures permettant d’assurer le traitement des blessés et des malades.
C’est dans ce cadre qu’a été créé l’hôpital Jean-Louis, constitué à l’origine par deux groupes de dix bâtiments implantés de part et d’autre d’une allée axiale et de six bâtiments préfabriqués.
Fermé pendant la seconde guerre mondiale en 1942, cet hôpital militaire reprend du service en 1945, avant d’être baptisé par la suite hôpital militaire “médecin commandant Jean-Louis”, en souvenir de ce médecin mort héroïquement à son poste en Corée le 8 mai 1954.

L'hôpital à la veille de sa démolition L'h%uFFFDpital %uFFFD la veille de sa d%uFFFDmolition
L'hôpital à la veille de sa démolition Peinture effectuée par un soldat à l'hôpital Jean-louis

Comme le souligne dans une note historique le Colonel (er) Jean Pujol, l’hôpital a subi d’importantes dégradations pendant le terrible hiver en 1955/56.
Lors de la catastrophe de la rupture du barrage de Malpasset le 2 décembre 1959, le bas de l’hôpital a été inondé, trois bâtiments sont atteints par les eaux, la morgue submergée et la porcherie emportée.
Malgré ces graves ennuis, l’établissement et le personnel participent aux secours et à l’aide à la population. Le maire de Fréjus,André Léotard, au nom du conseil municipal, délivre le 2 décembre 1960 un témoignage de gratitude à l’hôpital militaire Jean-Louis pour les actes de dévouement et d’abnégation dont il a fait preuve lors de la catastrophe.
En janvier 1956, le taux d’occupation de l’établissement chute à 22% à la suite de la cessation des rapatriements d’Indochine.
En 1975, une partie des bâtiments est cédée à la caisse nationale militaire de sécurité sociale pour l’aménagement d’une maison de santé médicale pour personnes âgées (Fondation Lachenaud).
Et finalement, l’hôpital militaire Jean-Louis cesse totalement ses activités le 31 décembre 1979, après 59 ans de services.

4. Pôle Production

Après le pôle d’excellence Jean-Louis, qui poursuit son développement en 2010, après le pôle B.T.P., « inauguré » fin 2009, l’heure est donc venue de s’attaquer au futur pôle production.
« Qui comprendra, sur 30 hectares, environ 80 entreprises, précise Jean-Claude Tosello, adjoint au maire de Fréjus en charge du développement économique. Des entreprises à la taille de Fréjus, PME, activités de production diverses et de petite logistique, usines de stockage, de fabrication de meubles alu, un transporteur, etc., avec un potentiel de 1000 à 1200 emplois dans les cinq prochaines années. »
Les études sont actuellement en cours et un avant-projet, où l’aspect environnement – développement durable primera, devrait être livré courant 1er semestre 2010.

 

Le pôle production-habitat
 

5. Pôle mixte artisanal

Il s’agit d’un espace de 3 hectares, situé entre l’autoroute et l’avenue Lachenaud. Sa localisation va permettre de compléter les activités du pôle Jean-Louis de structures à vocation artisanale et commerciale.
Il est prévu d’y implanter 25 entreprises, ce qui devrait générer une centaine d’emplois.
Les négociations foncières sont achevées et les études d’aménagement vont être lancées dès 2010.