energie photovoltaïque

une grande ambition

Préservation des espaces naturels, limitation de l’urbanisation (sur 11.000 hectares, deux tiers du territoire de la commune sont inconstructibles), réduction des dépenses d’énergie dans la gestion de l’éclairage public, gestion beaucoup plus rationnelle de l’arrosage, aide aux particuliers pour favoriser l’installation de chauffe-eau solaire, intégration des énergies renouvelables dans tous les nouveaux équipements publics, etc. : la ville s’est déjà fortement impliquée dans de nombreuses actions dans la préservation de l’environnement et la promotion des énergies renouvelables. Mais cette politique va prendre une autre dimension, en favorisant dans les prochains mois, l’installation de centrales photovoltaïques à grande échelle. “Il va s’agir, explique Jean-Claude Tosello, adjoint au développement économique en charge de ce dossier, de lancer un programme extrêmement ambitieux et innovant, le plus rapidement possible.” “Nous aurions pu, comme dans beaucoup de villes, continuer à intégrer les énergies renouvelables dans les projets futurs, mais le sénateur-maire nous a demandé d’imaginer un plan qui apparaisse comme un signe fort de l’implication de Fréjus dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre.”
Concrètement, en dehors du centre historique, où les contraintes architecturales ne le permettent pas, ce programme va notamment consister à utiliser le patrimoine bâti de la commune, pour installer sur les toitures adaptées des panneaux photovoltaïques dont la production sera récupérée dans le réseau électrique de la ville

Sans aucun investissement de la ville
“Les possibilités sont très importantes, précise Jean-Claude Tosello, mais il fallait aussi imaginer un montage technique et financier pour faire face à des investissements importants, impossibles à prendre en charge rapidement dans le seul budget de la ville.”
C’est la raison pour laquelle la solution retenue a pris la forme d’un appel à candidatures, afin de conclure un partenariat avec un opérateur spécialisé, sans aucun investissement de la ville. Le prestataire retenu, sur la base d’une occupation temporaire du domaine public de 20 ans, sera titulaire du contrat de revente d’électricité, mais versera à la ville une redevance qui sera fonction de la surface de toiture occupée. “Dans un premier temps, poursuit Jean-Claude Tosello, nous avons identifié environ 35.000m2 de toitures utilisables, essentiellement à la base nature François Léotard,mais les études en cours portent sur un potentiel beaucoup plus important.” Ainsi, en dehors des bâtiments communaux, d’autres partenariats sont déjà envisagés pour que cette politique s’applique également dans les zones d’activités existantes ou à venir. À titre d’exemple, au Capitou, sur la future zone B.T.P. de 17 hectares, où les premiers travaux ont débuté en septembre dernier, 45.000 m2 de toitures seraient exploitables dans les mêmes conditions. “Non seulement, nous avons la volonté d’être exemplaires sur ce dossier, conclut Jean-Claude Tosello, mais les retombées financières pour la ville ne seront pas négligeables.”

une technologie en pleine croissance

A l’heure d’un développement sans précédent des énergies renouvelables, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver, ni d’imaginer les perspectives offertes par ces filières à la croissance impressionnante. C’est le sens de ces quelques indications que nous vous proposons.

Bon à savoir.
Il ne faut pas confondre tout d’abord les panneaux solaires
photovoltaïques qui produisent de l’électricité, et les panneaux solaires thermiques qui produisent de la chaleur.
Dans le premier cas, cela peut servir à l’alimentation d’une habitation, mais l’électricité produite peut être directement revendue. Dans le second, il s’agit d’alimenter exclusivement un équipement, comme un chauffe-eau par exemple.

Un investissement rentable.
Porté par les premières dispositions du Grenelle de l’environnement mis en oeuvre par le gouvernement sous la responsabilité du ministre Jean-Louis Borloo, le photovoltaïque est devenu un investissement rentable pour deux raisons. Les frais d’installation ouvrent droit à des crédits d’impôts et à des subventions. L’électricité produite peut être rachetée par un fournisseur d’électricité à un prix garanti, sensiblement supérieur au prix de vente public.

Un marché qui a triplé en 2008.
Avec 105mégawatts (MW) installés contre 35 en 2007, le marché a triplé en 2008.
80% des équipements concernent pour l’instant des panneaux installés chez les particuliers. L’équipement des grandes toitures appartenant aux collectivités ou aux entreprises a tout juste débuté en 2008. Au cours du premier semestre 2009, le parc de panneaux photovoltaïques raccordés au réseau a augmenté de 96 %. Avec environ 135MW, la production actuelle représente l’équivalent de la consommation électrique de 62.500 habitants. Le Grenelle de l’environnement a prévu d’atteindre 5.400 MW à l’horizon 2020.