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Chantier de fouilles sur l’avenue du XVe Corps : Forum Julii se découvre !!!
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De nouvelles fouilles préventives ont lieu en ce moment à Fréjus. Mais pourquoi des fouilles préventives ?
La loi de 2001 prescrit ces fouilles de “sauvetage”. Débutant par une phase de diagnostic, opération qui permet d’évaluer le potentiel archéologique d’une parcelle, les fouilles interviennent ensuite, afin d’alimenter cartes et base de données et constituer des collections. Elles se concluent par des rapports scientifiques.
Le très riche passé de Fréjus entraîne inévitablement de perpétuelles ouvertures de chantiers de fouilles.
En ce moment, deux chantiers attirent l’attention. L’un sur le parking Aubenas, l’autre sur le terrain de l’ancienne école des poiriers, avenue du XVe Corps. Cette dernière parcelle, d’une surface de 7000 m2, s’avère être d’une richesse insoupçonnée.
“Au moins aussi riche en effet que le Clos de la Tour !”, se réjouit Pierre Excoffon, du service archéologique de la ville, responsable du chantier.
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Un système de drainage pour le moins original...
“Nous sommes à l’intersection de deux réseaux urbains, l’un le Cardo, d’axe nord-sud, et l’autre d’est en ouest, le Decumanus. Sur la parcelle, on retrouve donc 4 zones délimitées par deux rues dont les bases murales sont très nettement visibles, les terrains ayant été remblayés et laissés intacts depuis.
L’arase des murs est exceptionnellement haute. Jusqu’1 m parfois, ce qui est assez rare pour Fréjus.”
De ces quatre îlots, on distingue au nord une place vide, dont la destination reste à définir.
Au sud, c’est une découverte exceptionnelle pour Fréjus qui a été effectuée : un chai avec des citernes et surtout un fouloir.
Car, jusqu’à présent en effet, on pensait que le vin n’était pas un produit local.
Enfin, à l’est, une domus (maison d’habitation) avec des thermes privées. Et des restes de mosaïques y sont aussi visibles.
Chronologiquement, l’occupation des lieux s’est faite en deux phases. La plus ancienne, antérieure à l’an 0, présente une nécropole, justifiées par la mise à jour de fosses à incinération. Puis, après les années 20, le bâti est entrepris.
Au-dessous, on note également l’existence d’un égoût collecteur et d’un système de drainage original, fait d’amphores couchées et emboîtées les unes dans les autres...
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Le Decumanus passait bien sous Aubenas...
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Rue Aubenas s’est parallèlement ouvert ces derniers mois un autre chantier de fouilles.
Après le terrain dit Valmier, à l’angle des rues Aubenas et Bel Air - fouilles réalisées voici quelques mois (voir Fréjus Infos n°46, novembre-décembre 2008), les archéologues de la ville se sont cette fois penchés sur le terrain en contrebas de cette même rue Bel Air, le parking Aubenas.
Là, dans l’entrelacs des fondations de l'ancienne cave coopérative “la Vigneronne” (photo ci-contre), les restes d’une voie ont été mis à jour, prolongement probable du Decumanus secondaire déjà observé lors du chantier évoqué plus haut.
“On a effectivement découvert une voie, confirme Hélène Garcia, archéologue du service du patrimoine de la ville en charge du chantier Aubenas, dans l’axe de la même rue retrouvée plus haut.
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La coopérative vinicole “La Vigneronne” était installée au 332 de la rue Joseph-Aubenas, jusqu’à sa destruction dans les années 80. |
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De part et d’autre de celle-ci, des façades qui laissent augurer l’existence passée d’îlots d’habitations, bordées de caniveaux.”
Malheureusement, les fondations de la cave coopérative, construite en 1929, “ont fortement abîmé les vestiges que nous avons pu trouvés, poursuit Hélène Garcia.
En ce sens, ces fouilles nous sont surtout utiles pour aider à recréer le plan de Forum Julii”.
Une seconde partie de fouilles débutait à la mi-octobre, sur la partie septentrionale du terrain cette fois, “vers
le talus, où l’on espère que les vestiges n’auront pas subi les outrages constatés sous la coopérative”.
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