L’archéologie préventive
L’archéologie préventive a pris aujourd’hui une énorme place, à Fréjus particulièrement. Elle recouvre deux types d’opérations : une expertise, qualifiée de diagnostic, qui consiste en une ouverture limitée en surface et en temps d’une parcelle et la fouille proprement dite, qui nécessite une équipe et des moyens plus nombreux ainsi qu’une durée d’intervention plus longue. Il va sans dire que la mis en place de la seconde opération est conditionné par les résultats de la première.
L’appréciation de l’opportunité ou pas de déclencher une opération d’archéologie préventive est du ressort de l’Etat (Ministère de la Culture, Direction Régionale des Affaires Culturelles, Service Régional de l’Archéologie). Celui-ci a mis en place une série d’outils lui permettant au mieux de cerner les risques et les problématiques archéologiques : il s’agit notamment des zonages de la carte archéologique et des commissions inter-régionales de l’archéologie (CIRA).
La carte archéologique nationale PATRIARCHE est une gigantesque base de données cartographique qui recense tous les gisements archéologiques connus. La répétition de ces derniers ou leur importance a permis aux services de l’Etat de dessiner des zones à fort potentiel scientifique. Le périmètre de celles-ci est public (il fait l’objet d’un arrêté préfectoral) et les services instructeurs des permis de construire sont tenus de transmettre les dossiers de demande de PC intervenant dans ces zones aux services compétents de l’Etat (Services régionaux de l’archéologie) pour avis, en vertu de l’article 111.3-2 du code de l’urbanisme. Après examen du dossier, ces derniers prescriront (ou pas) dans un délai de deux mois une procédure de diagnostic, puis, s’il y a lieu, sur la base du résultat de celui-ci et après avis de la CIRA, une fouille archéologique proprement dite. Il faut noter que les zonages ont en réalité deux formes : une emprise géographique et un seuil de surface au-delà duquel la procédure de diagnostic est inévitable.
Enfin, il n’est pas nécessaire d’attendre la demande de PC pour faire le point sur le potentiel archéologique d’un terrain. Bien en amont, il est possible à un propriétaire de faire une demande réalisation anticipée d’un diagnostic auprès de services de L’Etat.