Notre étude s’est déroulée en deux phases : la compilation de toutes les données documentaires existantes sur les vestiges repérés dans le centre-ville[1] et la recherche sur le terrain[2]. Cette prospection s’est limitée dans un premier temps aux limites de la ville médiévale matérialisées par la rue Jean Jaurès, la rue Grisolle, la rue Aristide Briand et la place Paul Vernet. Elle a permis de se faire une idée du potentiel archéologique des caves du centre-ville et de mettre au point, avec la collaboration de Kelig-Yann Cotto, un système d’enregistrement de donnée évolutif afin d’intégrer les découvertes qui seront faites à l’avenir.
D’une manière générale, les caves visitées possèdent les mêmes caractéristiques architecturales, indépendamment de leur situation à l’intérieur ou à l’extérieur de la ville médiévale, et semblent appuyer l’idée d’une campagne de creusement aux alentours du XVIe s. lorsque la ville déborde de son enceinte. Les murs sont construits en appareil assisé et les voûtes en blocage avec des empreintes de couchis sur leurs chapes. Seules deux caves se démarquent par un mode de construction différent et s’apparentent à des citernes antiques. Concernant les vestiges de la période médiévale, ils sont rares et semblent tardifs : un recoupement avec les archives sera nécessaire pour affiner leur datation. Une campagne de relevés topographiques sera entreprise l’année prochaine afin de relever les caves aux élévations remarquables mais aussi les vestiges partiels qui ont été repérés au sol.
Bibliographie:
Rivet et al. 2000 : RIVET (L.), BRENTCHALOFF (D.), ROUCOLE (S.), SAULNIER (S.) coll.- Atlas topographique des villes de Gaule méridionale -2- Fréjus, Montpellier : Association de la Revue Archéologique de Narbonnaise, 2000, 509 p. (suppl. à la Revue Archéologique de Narbonnaise, 32)
[1] La recherche documentaire s’est appuyée sur les cartes anciennes, le cadastre napoléonien et actuel, l’Atlas topographique et l’inventaire général du Patrimoine dressée par Geneviève Grenel.
[2] Avec la collaboration de Pierre Excoffon (Archéologue au Service du patrimoine de la ville de Fréjus) et Kelig-Yann Cotto (Conservateur au Service du patrimoine de la ville de Fréjus)