Le rapprochement est tentant avec le site voisin de Valescure 1, distant d’environ deux cents mètres, organisé de part et d’autre d’une voie de plus petites dimensions que les fouilleurs interprètent comme un diverticule d’un axe routier plus imposant. Un grand hangar au sud traversait lui aussi toute la parcelle suivant une orientation similaire au « grand bâtiment » des chemins de Valescure (107° E/NL). La limite nord de la zone caillouteuse semble s’aligner sur le mur sud du hangar de Valescure 1, ce qui suggère de faire correspondre cette étendue avec une voie dont la largeur (12 mètres) indique l’importance. En tout état de cause l’orientation concordante de ces deux sites met en évidence l’existence dans ce secteur d’un axe structurant antique. Celui-ci, repéré donc sur plus de deux cents mètres, donne une nouvelle vigueur aux études paysagères, confirmant une partie des observations de C.Gébara/G.Chouquer ( la réalité de FREJUS A) et en infirmant d’autres (la présence dans ce secteur d’un réseau dit FREJUS C).
Les observations faites dans les coupes et la réalisation de deux carottes permettent d’ores et déjàde formuler quelques hypothèses sur le contexte environnemental du site. L’occupation antique est en fait interstratifiée entre deux séquences d’ensablement correspondant vraisemblablement à deux phases d’alluvionnement. La proximité du Valescure n’est sans doute pas étrangère à cette dynamique et, si l’origine de ces séquences se trouvait confirmée, la présence de vestiges témoignerait d’une phase de stabilisation du milieu. Le mobilier archéologique, toujours très roulé, se situe dans une fourchette allant de la fin du Ier av. J-C à la fin du Ier ap.J.-C voire au début du IInd.
Légende :
Fig. 1 : Relevé topographique des sites de Valescure: Valescure 1 et chemins de Valescure (K.Y.Cotto, L.Riaudel).
Fig. 2 : Espace empierré de la zone sud (Ville de Fréjus, service du patrimoine).