2020 : les dernières heures…

31 décembre 2020

Aujourd’hui, jeudi 31 décembre, dernier jour de l’an de grâce 2020 – encore que l’expression “an de grâce“, d’origine chrétienne, désigne une année débutant à Noël – dernières heures d’une année que tout un chacun s’accorde à considérer comme l’une des plus difficiles depuis le début du XXIe siècle… Et ce, pour des raisons qu’il est bien évidemment inutile de développer davantage.

Pour autant, le soleil semble décider à accompagner Fréjus et sa région dans ces dernières heures de 2020 dans une froidure toute hivernale, le mercure flirtant avec la barre des 0° ce matin. Plongeant la cité romaine, sa plage, ses étangs, ses massifs forestiers dans cette douce quiétude de saison avant la grande fête du Réveillon.

Bon, en fait, en réalité de grande fête il n’y aura pas – à moins qu’elle ne soit illégitime et clandestine ! Un élément est assuré néanmoins, le Réveillon et le passage en 2021 ne s’effectueront pas dans la rue où seules seront habilitées à circuler les forces de secours et de sécurité, couvre-feu oblige.

Mais d’abord, pourquoi fête-t-on ainsi, à la fois le Réveillon de la Saint-Sylvestre, ou encore le Jour de l’An ? Le moment est plus que jamais venu de se poser la question…

S’embrasser sous le gui, prendre de bonnes résolutions… autant d’usages déjà présents au temps des Romains – que nous connaissons bien à Fréjus, pardon, Forum Iulii.

Le Réveillon de la Saint-Sylvestre (du nom du saint inscrit ce jour au calendrier) consiste à se réunir pour veiller et attendre jusqu’à minuit le passage à l’année suivante, défini le 1er janvier dans le calendrier grégorien – calendrier solaire fondé sur le rythme des saisons, instauré à la fin du XVIe siècle.

Quant au premier jour de l’année, dénommé Nouvel An ou Jour de l’An, il revêt en quelque sorte un caractère sacré en ce sens qu’il nous engage et marque notre destin pour l’année à venir. Un sentiment qui n’aura jamais été aussi vrai que cette année !

Janvier, issu de Janus, le dieu à deux têtes…

Mais le jour de l’an n’a pas toujours été fêté le 1er janvier. Sous la haute Antiquité, et plus particulièrement dans cette Rome antique qui touche davantage les Fréjusiens, Romulus faisait débuter l’année le 1er mars, premier mois de l’année Martius, nom du dieu de la guerre qui débute avec le printemps. César, pour sa part, en 45 avant Jésus-Christ, optait pour le 1er janvier, terme issu du dieu romain Janus (de janua, portail ou découverte en latin).

Janus, dieu romain, dont est issu le terme janvier...

Janus était notamment le dieu des portes. Et puisque l’on utilise celles-ci pour entrer ou pour sortir, ce dieu avait deux visages – comme un certain Hermès bicéphale, emblême de notre ville –, l’un regardant en avant, le second vers l’arrière. En quelque sorte ce que l’on fait le soir du Réveillon, se retournant une dernière fois sur l’année qui vient de s’écouler puis se projetant vers celle qui débute…

Le jour de l’an, les portes des villes, des temples sont donc ouvertes, on échange des vœux, on prononce des prières…

Voilà résumée en quelques phrases l’une des raisons qui engendrent ces célébrations autour du Nouvel An. Le pourquoi du comment ou, plus exactement, le comment du pourquoi l’on fête ce moment spécifique.

À tous les habitants de Fréjus, le maire David Rachline souhaite une belle journée dans la douce quiétude hivernale de notre belle région. Et encore de bien préparer ce Réveillon, dans le respect des règles sanitaires qui prévalent, de bien franchir ce nouveau cap…

 Prenez soin de vous…

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