AMSLF Volley-ball – Ligue B : recrutement XXL pour nouvelle ère

03 juillet 2019

Qu’on le veuille ou non, c’est une page qui s’est tournée à la fin de la dernière intersaison à l’AMSLF volley-ball. Si le résident de Sainte-Croix se veut – et est plus que jamais – un club familial, l’impression que le monde professionnel a rattrapé l’équipe (1), vitrine et du volley, et de l’AMSLF en général. Plus de sentiments, on est passé, non dans le “business“ tel qu’on peut le connaître dans d’autres sports de ballon, mais à tout le moins dans une nouvelle dimension : la découverte de l’an dernier s’est bien déroulée, on cherche à franchir une étape.

 

Des anciens – tellement anciens qu’on les croyait Amsélistes à jamais – tels le pointu remplaçant Bastien Prévit (7 saisons) ou du réceptionneur-attaquant Pierre Vivier (4 saisons), n’ont pas été retenus, la paire serbe, composée du cap’tain Stanislav Simin (central) ou du pointu Mihailo Pajic, non plus.

Avec cet effectif, Fréjus a acquis un maintien honorable (le premier objectif du président Éric Chassagnard), à quatre journées de la fin de la saison régulière (7e), s’engageant ensuite en play-off (le challenge que s’étaient fixés Geiler et ses troupes) pour perdre en quarts devant Cambrai (2e de la saison régulière) en deux manches, non sans faire trembler les Nordistes au second match.

Au final, l’AMSLF a également collectionné les accessits individuels, du titre de meilleur coach de Ligue B à Loïc Geiler, décerné par ses pairs, à ceux de meilleur contreur (Simin) et meilleur attaquant (Pajic) démontrés par les stats…

Un recrutement ciblé
et débuté bien en amont

Mais, aussi dur que cela put l’être, Loïc Geiler n’a pas fait de sentimentalisme au moment de refondre son groupe, parce que « je pense que l’on était arrivés au maximum, notamment avec certains joueurs ». Nonobstant le fait que « nous n’aurions plus bénéficié de l’effet de surprise avec notre jeu atypique, moins physique et au collectif éclectique »
La quintessence retirée de le désormais ex-groupe, le coach fréjusien a activé ses réseaux – dans un précédent article, nous disions que la meilleure recrue de l’AMSLF toutes ces dernières années avait justement été l’ex-international rapidement devenu entraîneur-joueur puis entraîneur à part entière, tant il connaît le milieu, tant il y est connu et reconnu, tant il est professionnel. Geiler a ainsi concrétisé des arrivées qu’il convoitait déjà depuis quelques saisons et n’ont pas hésité à tenter le projet fréjusien alors qu’ils évoluaient dans des clubs hiérarchiquement supérieurs ou supposés tels pour les nouveaux étrangers.

 

Par exemple, Jordan Corteggiani (ci-dessus), pointu d’1,98 m qui arrive des Spacer’s de Toulouse, appelé à suppléer Pajic, mais aussi Julien Bernard, réceptionneur-attaquant (1,95 m), en provenance lui aussi d’un club de Ligue A, Rennes Volley 35, où il était plus davantage remplaçant il est vrai.

Les deux autres nouvelles têtes que l’on pourra découvrir à la rentrée seront l’Espagnol Daniel Maccro Tortajada (central, 1,98 m) et le Canadien Jordan McConkey, qui évolue lui aussi au poste de central (2,03 m).

Stan Simin reviendra avec Martigues

Autour d’eux, les recrues de l’année passée, Jérémy Audric (passeur), les explosif Soané Falafala et l’expérimenté Raphaël Attié (réceptionneurs-attaquants) ou encore le libéro Hugo Lecat. Puis Corentin Suc, qui a su élever son niveau l’an passé pour concurrencer Audric à la mène, ou encore Lorry Florent qui va évoluer dans son poste, de central à réceptionneur-attaquant.

Le jeune central fréjusien, Josias Paino, jouera les Jeux du Pacifique avec son île natale des Samoa à partir du 7 juillet

À noter que Simin reviendra à Sainte-Croix cette saison sous les couleurs de son nouveau club, Martigues, que Bastien Prévit a rallié Monaco et la N2, que Pierre Vivier occupera un poste administratif au bureau du volley et s’investira dans un domaine qu’il adore, la formation et la transmission de son savoir aux jeunes – et on connaît les bons résultats des jeunes à l’AMSLF ! et – alors que Pajic, aux dernières nouvelles, attendait de savoir si son agent lui avait trouvé un nouveau point de chute.

Daniel Maccaro Tortajada, vice-champion de la Superliga espagnole avec Unicaja Almeria


LOÏC GEILER PRÉSENTE LES NOUVEAUX

• Jordan Corteggiani, né le 7 mai 1991, pointu, 1,98 m (a évolué au CNVB, à Montpellier, Saint-Brieuc, GFC Ajaccio, Chaumont, Top Volley Latina en Italie, Toulouse) : « Je le suivais depuis un moment. Après plusieurs expériences, il est (re)venu en France, tenter le challenge de la Ligue A à Toulouse en y étant pour la première fois titulaire. Il vient s’étalonner à l’étage en-dessous, croit en notre projet. C’est une bonne pioche, un joueur français que l’on connaît bien, et que l’on a même affronté quand il évoluait à Saint-Brieuc. »
Vainqueur de la Coupe de France avec Ajaccio (2016), champion de France Élite avec Saint-Brieuc (2015), champion de France Ligue A avec Chaumont (2017).

• Julien Bernard (ci-dessous), né le 28 mai 1997, réceptionneur-attaquant, 1,95 m (a évolué à Gagny-Raincy, Châtenay-Malabry, au CNVB, Le Plessis-Robinson, Rennes) : « Il a fait deux saisons au Plessis-Robinson, Jérémy Audric et Raphaël Attié le connaissent bien. Cette saison, ce joueur à maturation plus tardive s’est essayé à la Ligue A avec Rennes, mais était davantage remplaçant. »

• Daniel Maccaro Tortajad (international espagnol), né le 18 novembre 1993, central, 1,98 m (a évolué au CNVB, à Montpellier, Saint-Brieux, GFC Ajaccio, Chaumont, Top Volley Latina en Italie, Toulouse) : « Il a toujours évolué dans son pays. IL était la saison passée à Unicaj Almeria Voleibol, l’un des meilleurs clubs de Superliga qui finit 2e de saison régulière derrière le CV Teruel, sort Ibiza en demi-finales avant de chuter lourdement (3 matches à rien) en finale devant… Teruel. Il jouait auparavant à Urbia Palma, l’un des autres grands clubs de la Superliga, où il avait réalisé le doublé championnat-Copa del Rey (2016-2017). Joueur assez explosif, qui vient à Fréjus pour prendre ses responsabilités en attaque. »

• Jordan McConkey (ci-dessous), né le 23 mai 1994, pointu, 2,03 m (a évolué au CNVB, à Montpellier, Saint-Brieux, GFC Ajaccio, Chaumont, Top Volley Latina en Italie, Toulouse) : « Il va vivre sa première expérience à l’étranger, puisqu’il jouait au centre permanent de volley au Canada (sous les couleurs de l’Université de Waterloo), l’équivalent de notre CNVB. Un vrai Warrior, surnom des joueurs de l’Université de Waterloo. D’anciens grands noms du volley, Glen Hoag ou Stéphane Antiga, qui le connaissent parfaitement, me l’ont conseillé, et j’ai pu l’observer sur vidéo. »

 

 

 

 

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