Blocage gens du voyage : la situation s’est finalement décantée vers 18h

02 juillet 2019


Elles étaient plus de 200 caravanes, arrivées en milieu de journée depuis Le Castellet, où ils séjournaient ces derniers temps sur une plaine près du circuit du Var. Après s’être rendus compte, dixit le chef de groupe, que « l’aire de grand passage vers le quartier de la Palissade était trop petit pour nous accueillir tous – il y a 77 places et le terrain fait 1,5 hectare, alors qu’il faut au minimum 3 hectares et 300 places disponibles – nous avons cherché un autre endroit pour nous installer ».

Un endroit qui se trouva être la base nature. Tout le convoi convergea alors vers la mer et le site attirant de 130 hectares, arrivant devant l’entrée habituellement utilisée comme parking pour les concerts, manifestation au Caquot ou le Forum des associations. Où, bien sûr, les attendaient les forces de l’ordre, polices nationale et municipale, la gendarmerie, la BAC, etc. (lire notre précédent article).

Une après-midi de blocage !

Résultat des courses, les 200 caravanes avaient bloqué côté “ouest“ l’avenue du 8-Mai 1945, le rond-point de l’Aéronautique navale avant de longer le Géant Casino par la rue Eugène-Joly afin de bifurquer vers la rue des Batteries jusqu’à la fameuse entrée bloquée.

Mais le convoi s’est divisé, arrivant par le boulevard Séverin-Decuers, s’engageant boulevard de la Mer avant de tourner à droite vers la rue Louis-Blériot ou d’aller jusqu’au giratoire des Anciens combattants du front 14-18 et 39-45 et reprendre la rue Eugène-Joly dans l’autre sens.

 

Le problème est que de nombreux automobilistes se sont retrouvés en un instant coincés derrière ces hordes de caravanes (sur Blazy) ou arrêtés par la Police municipale (rond-point des Harkis, rond-point de la Frégate avenue de Provence, puisque d’autres caravanes encore étaient stationnée en bout de cette avenue devant le théâtre Le Forum).

Les services techniques de la ville avaient bloqué avec des engins municipaux ou des bacs à sable les accès privilégiés : entrée base par le parking des concerts, pièges à sable sur la piste d’envol, entrée services administratifs de la base nature… Même les sapeurs-pompiers de la caserne Argens avaient disposé l’un de leurs camions sur l’accès dont ils disposent pour gagner justement la base nature.

Le commissaire-adjoint Cédric Fèvre
aux commandes des opérations

Durant toute l’après-midi, le face-à-face a été tendu devant l’entrée de la base, chacun entendant bien rester sur ses positions. Alors que les gens du voyage avaient envoyé des “éclaireurs“ alentour pour trouver une solution et un terrain de repli. C’est finalement ce qui s’est produit et, un peu avant 18h, « le long convoi s’est divisé en deux, pour prendre, l’un la direction de Puget, l’autre ayant trouvé un terrain d’entente sur le chemin des Étangs », expliquait encore Patrick Renard, adjoint au maire délégué à la Sécurité publique qui tenait précisément le premier magistrat au courant de l’évolution de la situation.

Le maire David Rachline a suivi la situation au plus près tout au long de l'après-midi, avec le relais au cœur des négociations de Patrick Renard, son adjoint délégué à la Sécurité publique

David Rachline qui s’est « réjoui de cette issue, ajoutant qu’il n’était pas question qu’ils rentrent sur la base nature. Vous imaginez ?... Ce n’était vraiment pas envisageable une seule seconde ! En tout cas, force est restée à la fermeté, on ne peut s’imposer de cette manière. Et je me réjouis tout autant que la situation se soit décantée sans plus de heurts. J’en profite pour féliciter l’ensemble des forces de sécurité qui ont œuvré pour trouver ce terrain d’arrangement, puis pour rendre du mieux possible sa fluidité à la circulation, qu’elles soient police nationale, police municipale ou gendarmerie. Notamment le commissaire-adjoint Cédric Fèvre (ci-dessous), qui dirigeait les opérations ».

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