Carla Rapicano : la naïade fréjusienne veut plonger dans le déconfinement

27 avril 2020

Pas facile lorsque l’on est un athlète de haut niveau de se retrouver confiné, sans pouvoir faire exploser son trop-plein d’inactivité. L’élément de Carla Rapicano, c’est l’eau, celle des bassins de natation. Et le moins que l’on puisse écrire est qu’elle a tout particulièrement hâte d’y replonger…

Pendant le confinement, on nage comme on peut... (photo extraite d'une vidéo de Carla Rapicano sur sa page Facebook)

On le sait – il n’est nul besoin de rappeler la collection de médailles, de titres et d’accessits nationaux, européens et même mondiaux qu’elle a entamée voici quelques saisons maintenant –, Carla Rapicano a pris conscience de ses capacités dans une piscine. Depuis ses premiers titres, elle n’a eu de cesse de progresser pour atteindre le plus haut niveau international.
Cette année encore, elle avait deux grosses échéances en point de mire d’ici à l’été : les Trisome Games (équivalent des JO pour les athlètes atteints de Trisomie 21), pour lesquels « elle s’était qualifiée en janvier lors du meeting d’Épinal », raconte Nadine, sa maman, mais encore les championnats d’Europe VIRTUS (réservés aux nageurs présentant un handicap, quelle que soit la forme que revêt ce dernier).

Son coach et le staff
technique national toujours là !

Deux compétitions qui devaient emmener Carla et le groupe France en Turquie (à Antalya, pour les Trisome Games du 31 mars au 7 avril) et en Russie (“Europe“ du 20 au 26 juin) mais qui, confinement oblige, ont été annulées (reportées en octobre pour les Trisome Games). Cette annonce de confinement s’est avérée sur le coup « une immense déception pour Carla », quand bien même la notion de temps est perturbée chez elle, « ce qui lui a sans doute permis d’ailleurs de s’adapter assez bien au final à cette période délicate ».

Mais si le coup de bambou et « le sentiment d’injustice » ont été bien présents à cette annonce, répète sa maman, « d’autant qu’elle avait encore beaucoup progressé et se présentait en grande forme », la résignation et le laisser-aller n’ont pas eu le temps de s’installer.
Grâce au « programme concocté par son entraîneur, Jean-Yves Gabrièle », toujours présent à ses côtés a fortiori dans cette période, mais aussi « le rôle très actif mené, à travers une page Facebook “spécial confinement“ créée dès la mi-mars par le staff du Pôle France natation sport adapté », qui a énormément servi aux athlètes. Ceux-ci ne se sont ainsi pas sentis délaissés ni trop isolés…

Tout comme le staff du Pôle France natation sport adapté, son entraîneur personnel, Jean-Yves Gabrièle, est énormément présent au côté de Carla durant toute cette période

Planning allégé…

Et « de suite, j’ai instauré des horaires et un programme journalier à tenir », continue Nadine Rapicano. Horaires de lever et de coucher (certes décalés de deux heures), entraînements, qualité de la nourriture : on vous le dit, aucun laisser-aller pour Carla, maman veille !
« PPG (préparation physique générale) à raison d’1h30 à 2h chaque jour de la semaine hors week-end, et RV visio avec le staff de l’équipe nationale et de multiples activités au programme… »

Et Carla, qui « déteste courir mais c’est bon pour mon cardio ! », a ajouté « trois séances hebdo de course à pied (35’ environ à chaque fois) avec son père à l’intérieur de la résidence ».

De la préparation physique générale pour ne pas sa laisser gagner par les tentations, toutes les tentations...

… Tarte aux pommes perfectionnée !

Pour autant, le Covid-19 et le confinement imposé ont eu du bon pour Carla, qui voit ainsi un planning quelque peu allégé, contrairement à l'ordinaire. Et puis, cela lui permet également de découvrir (perfectionner) d’autres activités : « aide aux tâches ménagères, films, séries, parties de fléchettes, mandalas (dessins à colorier)… », sans oublier « sa “spécialité“ culinaire, la tarte aux pommes ! »

Carla et le double
rendez-vous du 11 mai

Enfin, ultime défi que Carla entend bien mener à bon terme, tenir deux minutes en planche sans bouger ! Défi lancé par l’entraîneur national, Bertrand Sebire et à propos duquel l’athlète fréjusienne ne dispose plus que de quelques jours pour réussir.
Car le 11 mai ne signifiera pas uniquement déconfinement pour Carla Rapicano, mais aussi la dead-line fixée par Bertrand Sebire pour accomplir cette performance…

Et puis, sans doute comme beaucoup aussi finalement, Carla a hâte de retourner au boulot (employée en mairie de Fréjus, affectée à la piscine Maurice-Giuge, Ndlr), de « retrouver une vie sociale, collègues, amis, proches » ou encore son petit ami Rafaël, devenu virtuel – « un RV sur WhatsApp chaque soir à 18h » – toutes ces dernières semaines… Et comme toute demoiselle qui respecte sa féminité et n’entend pas transiger sur son bien-être, « l’esthéticienne, les ongles »

Pour garder le contact avec l'entraîneur, le staff de l'équipe de France... ou encore son petit ami, rien de tel que les nouvelles technologies !

Que Carla se rassure : bientôt, très bientôt, elle devrait pouvoir reprendre une vie normale, sa vie d’avant, celle de nageuse de haut niveau. Nul doute qu’alors, elle saura mettre à profit tous ces moments passés en confinement…

Retrouvez Carla en plein travail… même pendant le confinement


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• Et un grand merci à Nadine Rapicano pour la réalisation dans son ensemble de cet article et encore le prêt des visuels.

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