Confinement : écran noir pour les cinémas

12 avril 2020

Le Coronavirus “a eu raison“ du Printemps du Cinéma fin mars, il aura sans doute raison également de la Fête du Cinéma en juin.
Ces deux manifestations ne sont certes pas nouvelles.
Le Printemps du Cinéma est ainsi né en 2000, et a rassemblé plus de 3 millions de spectateurs en 2019.
La Fête du Cinéma quant à elle, est apparue en 1985, sous l’appellation (jusqu’en 1992) de Jour le plus long du cinéma, elle aura changé plusieurs fois de format et réunissait encore plus de 3,4 millions de spectateurs l’an dernier (à noter que les salles obscures ont enregistré 213,3 millions d’entrées en 2019, 2e meilleur résultat annuel depuis plus de 50 ans).
Aujourd’hui, ces deux manifestations sont orchestrées par Premium SE, l’agence de la Fédération nationale des cinémas français (FNCF).

Le concept en est le même : faire la promotion du 7e Art en ouvrant durant plusieurs jours consécutifs (respectivement trois et quatre jours) les salles de cinéma, et en proposant toutes les séances et toutes les affiches à tarif réduit et unique (4 €).

La Fête du Cinéma en suspens…

Mais, dès le 14 mars, à l’aube de la mise en place généralisée du confinement, l’ensemble des complexes et autres cinémas de France ont fermé les portes de leurs salles, entraînant derechef l’annulation du Printemps du Cinéma prévu deux semaines plus tard. Et cette véritable institution qu’est devenue entre quelque 35 ans la Fête du Cinéma pourrait donc bien connaître le même sort.

S’il reste encore quelques semaines avant l’événement, programmé du 28 juin au 1er juillet prochain, l’interrogation demeure en effet sur son maintien. Quoi qu’il arrive, les quelque 6000 salles obscures du territoire travaillent d’ores et déjà sur une grande Fête du Cinéma qui serait alors mise en place pour célébrer leur réouverture et permettre à nouveau à tous de profiter de la magie des films sur grand écran !

Corona, premier film sur la pandémie

À noter, toujours dans l’actualité du 7e Art, qu’un premier film inspiré par la pandémie du Covid-19 devrait prochainement apparaître sur le grand écran.
Le réalisateur canadien Mostafa Keshvari a ainsi écrit, tourné et réalisé juste avant le début du confinement dans son pays un thriller d’1h environ, mettant en scène un groupe de personnes bloqué dans un ascenseur où circule le virus.
Corona – c’est le nom, tout simple, de ce long métrage – a été tourné en plan-séquences, comme une longue scène unique tournée sans arrêter la caméra mais en recadrant régulièrement la scène. Il raconte surtout la peur (du virus et de la contamination) et le racisme qui peut s’avérer de mise dans ce genre de situation. Une bande annonce est d’ailleurs déjà disponible en ligne…

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