FOOTBALL - Coupe de France (7e tour) : l’Étoile accueille Grenoble samedi 16, 17h - Raphaël Delvigne évoque le match épique de Grenoble 2017

14 novembre 2019

À 28 ans, il semble que Raphaël Delvigne ait atteint, non sa totale plénitude, du moins une certaine maturité qui lui a permis de franchir un cap cette saison, au point de figurer parmi les plus belles satisfactions d’un groupe étoiliste encore en dedans, malgré les quatre mois de compétition déjà joués.

Dès les premiers matches de préparation, Delvigne a trouvé sa place dans l'effectif du formateur Michel Troin

À l’avant-veille de retrouver une certaine équipe iséroise – le Grenoble FC 38 – dans le cadre du 7e tour de la Coupe de France (l’équivalent des 128es de finale), Raph’ est l’un des joueurs survivants de ce qui fut la grande épopée fréjusienne en 2016-2017, lors de la 100e édition de cette compétition chère à tous les amateurs de football français.

Trois changements avant la mi-temps,
une expulsion à la 49e minute !

Un match épique que le milieu-arrière étoiliste avait terminé… à l’hôpital. Victime « d’un coup de pied dans le visage suite à un retourné d’un Grenoblois, avec légère commotion cérébrale, arcade éclatée et nez touché », en rigole-t-il aujourd’hui. Mais « c’était un match terrible », rajoute-t-il, puisque l’avaient précédé en retour précipité sur le banc de touche Stéphane Marignale ou encore Amir Adhadhi, tous deux victimes de déchirures.
Et si Neupo Mendy avait eu la bonne idée d’ouvrir le score à la demi-heure de jeu, Bellony Dumas eut la moins bonne initiative d’être renvoyé aux vestiaires dès le retour sur la pelouse (49e).

Toujours le regard droit devant pour essayer d'orienter le jeu au plus vite après la récupération du ballon...

Face à ces coups du sort contraires, encore accentués par l’égalisation alpine à l’heure de jeu, rien ne pouvait laisser présager une qualif’ varoise au terme de ce match. « Qui était de plus la première pour le club au-delà des 32es de finale puisque le club avait connu trois fois l’élimination à ce stade de la compétition… »
Et puis, ce penalty de Mouhamed Soly dans les dix dernières minutes scellera la victoire et la qualification, mais aussi « le véritable socle de cette aventure » qui allait se poursuivre encore trois tours (Prix-les-Mézières, CFA2 en 16es, puis la Ligue 2 d’Auxerre en 8es avant l’élimination assez cruelle en quarts devant Guingamp)…

Delvigne, l'un des hommes-lige de l'Étoile cette saison, à la faveur d'une polyvalence que personne ne peut lui contester, du poste de latéral à celui de milieu, notamment récupérateur

Pour autant, c’est probablement sur ce mois de janvier de tous les exploits en Coupe, que l’Étoile, qui venait d’être reléguée de National, perdra de vue son objectif, la remontée immédiate ?
« Effectivement, concède le natif de Fréjus (le 8 octobre 1991). On a laissé pas mal de points en ce mois de janvier. Au contraire de Grenoble justement, qui jouait dans un autre groupe de CFA et qui a accédé au National à la fin de cette même saison » (depuis, le GF38 a enchaîné une seconde montée de rang pour jouer aujourd’hui sa deuxième saison de rang en L2, avec Philippe Hinschberger aux commandes, Ndlr). Mais, « entre les blessés, les suspendus, nous avions aussi rencontré pas mal de soucis d’effectif », plaide Raphaël.

Face à la lanterne rouge nîmoise voici une semaine, tout avait pourtant bien commencé pour les Étoilistes, avant cinq dernières minutes fatales faute de s'être mis à l'abri plus tôt...

Alors, à 48 heures de ces retrouvailles (match 17h à Louis-Hon ce samedi 16 novembre), que les joueurs du Dauphiné aborderont cette fois avec une large étiquette de favoris, comment l’Étoile, mal en point en championnat (9e, 13 pts, à neuf longueurs du trio de tête, Louhans, Grasse, Annecy), considérera-t-elle cette rencontre ?
« C’est toujours intéressant de jouer ce genre de match face à une équipe hiérarchiquement supérieure. Cela permet de s’étalonner, aux joueurs de se montrer. Après, si élimination il doit y avoir, on reportera tout sur le championnat pour se rassurer et remonter au classement. Tout le monde est en phase au club avec cela. Et c’est le discours du coach. Match de gala certes, mais si on passe, on verra ce qui nous tombe dessus ensuite, sinon, la Coupe n’est pas la priorité. »

Personnellement, comment te sens-tu cette saison ? As-u le sentiment, comme beaucoup d’observateurs d’avoir franchi un cap ?
« Effectivement à titre personnel, je suis bien, même très bien. Moins blessé, meilleur physiquement, sans doute parce qu’avec l’âge, j’arrive à mieux comprendre la gestion de mon corps, savoir quand il faut mettre un peu le frein à l’entraînement, moins forcer. Avant, je n’avais pas cette notion de s’économiser de temps en temps pour mieux durer. »

Raphaël Delvigne est l'une des belles satisfactions de l'Étoile depuis le début de saison : Michel Troin s'en est bien rendu compte

Un pion essentiel dans le dispositif Troin

À tel point que Raph’ Delvigne est aujourd’hui devenu un pion essentiel dans le dispositif d’un Michel Troin pourtant adepte du turn-over. Sa polyvalence – milieu défensif, sentinelle, voire relayeur, mais aussi capable de défendre le couloir droit de la défense – plaide en sa faveur. Ajoutée à une vision du jeu élargie, une confiance en soi qui transpire davantage que ces dernières années, Delvigne est, après une bonne dizaine d’années en équipe (1), carrière « commencée sous les ordres de Charly Paquillé », l’un des maillons forts du groupe version 2019-2020.

 

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