Football - l’Étoile battue à domicile (1-2) : match sans ou est-ce plus grave ?

25 août 2019

Un de chute ! Une Étoile bien pâlotte a concédé ce samedi – pour ses grands débuts à domicile dans ce championnat 2019-2020 – une défaite inquiétante face au FC Martigues (1-2).

Au retour des vestiaires, Michel Troin densifiait son milieu de terrain en faisant entrer Sackre Gbohou et son physique de déménageur à la place du plus frêle Alexis Bourigeaud. Pour autant, cela laissait son équipe amputée d’un “vrai“ meneur de jeu, alors que l’ex-Lensois ne s’était pas trop mal débrouillée dans ce rôle lors de la période inaugurale.

À l'image de ces actions face à l'international algérien aux 25 sélections Foued Kadir, passé en L1 par Valenciennes, Rennes et Marseille, en Liga par le Bétis Séville et Getafe, Karim Tlili a connu beaucoup de difficultés dans cette rencontre

Une Étoile en totale apesanteur

De fait, hors dix premières minutes à peu près convaincantes, les joueurs locaux ne parurent jamais en mesure de déborder réellement leurs adversaires. Un constat qui s’aggravera en seconde période alors que Tlili ou encore Keita parvenaient encore à inquiéter leurs gardds du corps lors des 45 premières minutes.

Fidèle à son habitude, Michel Troin avait encore modifié son “11“ titulaire. Orinel jugé encore trop juste pour postuler, c’est donc Bourigeaud qui effectuait son retour après son coup reçu à Chasselay et qui héritait de l’orientation du jeu étoiliste au milieu, avec Buisson plus en retrait. Pour alimenter un trident offensif composé de la pointe Da Silva et des attaquants de couloir, Tlili à droite, Keita à gauche. Et Mourabit – lui aussi touché à Chasselay, « un coup qui a rouvert une cicatrice héritée d’une fracture de la jambe il y a trois ans, et cela s’avère un peu douloureux » - en soutien juste derrière.

La défense étoiliste - Russo en haut, Adhadhi ci-dessus - ont connu des situations délicates face aux rapides et athlétiques attaquants martégaux

Derrière, et devant Manero en dernier rempart, une défense centrale composée cette fois de Dumas et Mouillon, avec sur les côtés Adhadhi et Russo.

Défense aux abois,
attaque en berne,
milieu transparent…

Mais tout ceci n’aboutira qu’à une demi-occasion fréjusienne (débordement de Keita essayant de servir Da Silva au cœur de la surface, mais butant sur le portier provençal, Adrien) et, au terme de ces 45 premières minutes marquées par six biscottes sorties par l’homme en noir, les deux équipes regagnaient les vestiaires sur un score nul et de parité, et somme toute assez logique.

Et, même si la chaleur, étouffante avant le repos, tombait à mesure que le soleil disparaissait, les Étoilistes ont semblé encore davantage perdus dans les méandres d’une voie lactée, anéantis, asphyxiés, déboussolés par les météorites martégales.

Surtout, les joueurs de Ludovic Chelle – en l’absence de Michel Troin, qui purgeait son troisième match de suspension, une sanction héritée de son passée rennais, ce match était dirigé sur le banc par deux ex-joueurs de L1 (90 matches pour Chelle, pour Amalfitano – ont fait preuve d’une vraie force mentale, confortés par leur ouverture du score peu avant l’heure de jeu (Diakité, 56e).

L'entrée de Gbohou à la pause à la place de Bourigeaud n'a pas eu l'effet escompté au cœur de l'entre-jeu fréjusien

La martingale martégale !

La grosse demi-heure restante pouvait sembler suffisante aux Étoilistes pour renverser la vapeur. Que nenni ! Au contraire même puisque les partenaires, avec cet avantage finalement pas illogique, se sentaient poussés des ailes et leur remontée rapide du ballon, la vivacité des attaquants provençaux face à l’apathie des défenseurs faisaient des dégâts dans l’arrière-garde varoise, hypnotisant les supporters locaux et galvanisant à l’opposé la cinquantaine de supporters venus de la Venise provençale.

Une défense aux abois (Adhahdi sorti et suppléé par le recul de Mourabit à son poste), une attaque en berne (plus de débordement digne de ce nom côté étoiliste), un milieu où Gbohou et Buisson disparaissaient au fil des minutes. Le FCM profitait à fond de cette martingale… martégale, encore renforcée par la petite erreur (lourde de conséquences) du portier Manero. Sur une passe manquée de Tlili et interceptée par Banvo, ce dernier faisait preuve de vista et d’audace et, voyant Manero avancé, tentait le lob du rond central. Une magnifique initiative que l’ancien Hyérois freinera pour, finalement, récupérer le ballon… derrière sa ligne de but !

Ni Da Silva, malgré son 3e but en trois journées inscrit durant les arrêts de jeu, ni Ouchmid entrée en jeu à la place d'Adhadhi, n'auront su porter l'attaque fréjusienne face aux Provençaux

Et ce n’est pas le but de Da Silva (le 3e en trois journées), à la réception d’un centre en retrait de Tlili, qui allait changer cette mauvaise impression laissée par les Étoilistes pour cette première à domicile.

Le jeune Alexis Bourigeaud avait plutôt bien orienté le jeu avant le repos, avant d'être suppléé par Gbohou

Une prestation moins maigre à Grasse ?

Alors, certes, le championnat est encore long. En tout cas une chose est certaine, il faudra offrir une prestation un peu moins maigrichonne à Grasse la semaine prochaine pour le compte de la 4e journée de ce groupe D de National 2. Car, dans une journée où il ne faisait pas bon recevoir – quatre revers, trois nuls, seul Monaco (B) s’est imposé à domicile devant Marseille (B) –, on n’en constate pas moins que certaines écuries font déjà preuve d’un féroce appétit, à l’image de Grasse justement (2e) mais également et surtout de Louhans-Cuiseaux, un gourmand promu qui a pris entrée, plat, fromage et dessert à Jura (victoire 6-1 des Bourguignons dans ce derby du grand est entre deux clubs séparés d’une soixantaine de kilomètres).

L’ancien pensionnaire de Ligue 2 (17 saisons) avait déjà inscrit six buts en ouverture il y a quinze jours à Monaco (6-4). Il recevra Moulins-Yzeure la semaine prochaine pour un premier sommet de ce championnat, tandis que l’on s’inquiète déjà un peu pour MDA Chasselay, hôte de Cuiseaux la semaine suivante…

Tout comme son vis à vis Tlili sur le côté droit, le dernier arrivé Tiéoro Keita se sera peu à peu éteint au fil des minutes, butant à chaque fois sur son adversaire direct, Pham Ba

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