FOOTBALL - National 2 (J15) : battue 1-3 par Moulins, l’Étoile s’éteint peu à peu

21 décembre 2019

 

On ne va pas dire que ça sent le sapin. Après tout, il reste autant de matches à jouer que ceux déjà joués. Simplement, avec ce nouveau revers concédé sur sa pelouse (la 2nde à domicile, la 6e au total en quinze rencontres), les Étoilistes descendent un peu plus au classement (10es avec 17 pts, soit trois points au-dessus de la ligne de flottaison).
Mais surtout, plus que le classement, les points, c’est la manière qui fait peur. Plus de ressort pour une Étoile qui s’éteint de plus en plus. Plus d’envie, des limites techniques toujours plus criantes, des passes qui n’arrivent pas (plus), il n’y a pas grand chose à sortir de cette dernière rencontre 2019. Si ce n’est des inquiétudes pour le proche avenir…

Apathie…

En l’absence du coach Michel Troin, c’est Rémy Vercoutre – pardon, Morgan Amalfitano – qui dirigeait les troupes est-varoises. Mais même lui, ancien pro marseillais, lillois ou encore rennais, semblait comme inerte sur le banc. Sans révolte, sans solution surtout…

À l'image de ses joueurs, Morgan Amalfitano, coach d'un soir, sembla assez vite résigné

Avec un “11“ une nouvelle fois totalement remanié, un “p’tit jeune“ Karl de Touza lancé sur le côté gauche de la défense fréjusienne, plein d’envie (lui) mais logiquement parfois un peu brouillon, l’Étoile allait pourtant faire à peu près jeu égal avec un adversaire, certes 2e au classement mais néanmoins prudent et venu chercher le point du nul.

Souvent décisive aux alentours de la demi-heure de jeu, l’EFC FSR faillit l’être un peu plus tôt (20e), cette fois sur un tir de N’Sondé dévié par la défense moulinoise. Sur le corner qui suivra, Dumas manqua d’ouvrir à son tour le score de la tête au premier poteau.

Le jeune Karl de Souza virevoltant en position de latéral gauche

Les deux se neutralisent

Pas de réelle autre occasion à se mettre sous la dent – hors un tir moulinois qui frôla la lucarne droite de Moyadh Ousseni –, entre deux équipes finalement se neutralisant et atteignant logiquement la pause sur un score nul et vierge.

La 2nde période allait s’avérer moins avare en buts. Mais tout autant en terme d’ambiance, dans un match qui ne semblait pas en être un en fait. Samy Allouache trompait Ousseni et la défense locale sur un premier but que personne ne sentit venir (51e).
Sans pour autant que les Étoilistes ne parurent vouloir se révolter et se ruer devant la cage adverse. Des joueurs est-varois visiblement au bout du rouleau, touchés autant dans leur chair que dans leur résistance physique.

Le portier moulinois, Jonathan Millieras, n'aura finalement pas eu grand chose à faire, y compris sur cette tête de Dumas (ci-dessu), l'une des deux occasions franches étoilistes avant le repos (20e)Et Moulins mit l’Étoile dans le vent…

N’Sondé semblait avoir fait le plus dur en égalisant (75e), mais l’espoir de sauver au moins un point ne dura que peu, un nouveau but à la 83e signé Deniaud, sur lequel Ousseni s’était montré décisif peu auparavant… Puis une faute de Balmy sur Allouache permit à Margotta de faire boire le calice jusqu’à la lie aux locaux (89e).

Delvigne au bout du rouleau

Raph’ Delvigne – l’un des seuls à ne pas faire les frais du turn-over général décidé par le staff, aussi parce qu’il était la seule réelle satisfaction étoiliste de cette demi-saison – s’est lui aussi éteint peu à peu ces derniers matches. Avec l’excuse de jouer bien souvent diminué physiquement, au point qu’il vint s’ajouter aux pensionnaires de l’infirmerie varoise après l’heure de jeu, remplacé par Bourigeaud. Au fait, combien sont-ils à l’infirmerie ? Dont beaucoup victimes de déchirures, lésions, claquages...

Da Silva, Balmy ou encore Keita, à l'image d'Étoilistes courant beaucoup mais sans efficacité

La trêve – reprise de l’entraînement le lundi 30 – sera-t-elle suffisante pour permettre de recharger les batteries ? La perspective de ce 32e de finale de Coupe de France face aux Aiglons de l’OGC Nice engendrera-t-elle un instinct de survie qui pourrait sauver le championnat derrière ?...
Premiers éléments de réponse le 5 janvier prochain. C’est encore loin, mais déjà si proche…

Allez bonnes fêtes quand même, Étoilistes !

Le calice jusqu'à la lie, et Ousseni encaisse un 3e but sur penalty à l'aube des arrêts de jeu !

 

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