GWENAËL BRETON : UN TOUR DU MONDE EN VÉLO ET À LA RAME EN SOUTIEN AUX GUEULES CASSÉES

29 janvier 2021

Avec son association « Rien que du bonheur », Gwénaël Breton a organisé l’opération « Garder le cap ». Parti de Bayonne sur son vélo, il a fait une escale à Fréjus.

Sportif de haut niveau et aventurier, Gwénaël Breton est un ancien militaire qui s’est lancé un défi de taille : faire le tour du monde… en vélo et à la rame ! À travers cette opération, il souhaite soutenir les blessés de guerre, mais aussi entraîner un maximum de monde à repousser leurs limites, se dépasser et créer un mouvement de solidarité. Comme il tient à le dire, « tout le monde a son rôle à jouer dans cette aventure, pour soutenir nos blessés ».

Il s’élance donc dans ce projet en janvier 2021. Une année qui n’a pas été choisie au hasard, puisqu’il s’agit là du centenaire de l’association «Les Gueules cassées ».

Au fil des jours et de l’aventure…

Objectif : Bayonne (en France) – Bayonne (aux Etats-Unis). Et comme moyens de locomotion, seulement son vélo spécial à trois roues, aménagé pour l’occasion en lit et tente, et son petit bateau à rame. Au total, un parcours de plus de 30 000 km, qu’il estime pouvoir effectuer en un an et demi, voire deux ans.

« Très concrètement, je vais pédaler et ramer ! », raconte l’ancien militaire aujourd’hui retraité. « Avec les complications actuelles du Covid, je vais devoir m’adapter, à l’image d’un blessé qui n’a d’autres choix que s’adapter lui aussi pour continuer à avancer. C’est surtout un message d’espoir que je veux transmettre. » Le sportif est donc parti de Bayonne, au Pays Basque, le 15 janvier dernier, direction le Japon ! « Avec la situation sanitaire, rien n’est planifié. Je suis conscient que ça va être difficile, chaque jour sera une adaptation. Bien sûr, j’ai la trame approximative de mon parcours, le but est d’abord d’arriver en vélo jusqu’à Tokyo. »

Environ 12 000 km attendent donc notre sportif pour arriver à son premier cap, Tokyo, où son bateau l’attendra. Ensuite, il entamera la traversée du Pacifique Nord à la rame (8 900 km) pour atteindre les États-Unis. Une fois à San Francisco, il retrouvera son vélo ainsi que d’autres blessés de guerre, qui l’accompagneront pour un relais d’environ 6 000 km jusqu’à Bayonne, dans le New Jersey. Pour la fin de son périple, Gwénaël reprendra les rames pour rentrer chez lui, à Bayonne, dans le Pays Basque.

Un homme mis à l’honneur par la ville

Arrivé à Fréjus pour une courte halte le jeudi 28 janvier au soir, il a été accueilli par le 21e RIMa pour la nuit. Ce vendredi 29, un petit-déjeuner lui a été organisé à la Villa Aurélienne.

À cette occasion, Jean-Louis Barbier, conseiller municipal délégué aux Affaires militaires, représentant du Maire, lui a remis la médaille de la ville de Fréjus.

« Vous vous lancez dans un nouveau défi avec une belle devise, “garder le cap“. J’espère que cette initiative va pousser les gens à franchir les barrages, se dépasser soi-même. À travers ce bel exemple, vous avez réveillé les esprits, bouleversé les âmes. Vous êtes un exemple pour tous », s’est exprimé Jean-Louis Barbier. Des mots qui ont profondément touché Gwénaël, et c’est avec une certaine fierté et beaucoup d’humilité qu’il a accepté ce médaillon, symbole de la terre de l’Hermès.

« L’Amiral m’a fait un très beau cadeau, de poids, qui pèse à mon cœur, et qui va peser à mon vélo, confie-t-il en riant. Je suis très ému par ce geste et par l’accueil chaleureux de la ville. Cela me motive encore plus pour aller de l’avant et porter ce message important. Si je peux me permettre, qui ose rame, et à force de ramer, on gagne ! »

Pour Jean-Louis Barbier, c’est un grand honneur de recevoir Gwénaël à Fréjus. « Le dépassement de soi est une cause très louable, d’une grande valeur. Cela réchauffe le cœur de voir cet homme qui va de l’avant. Je le remercie grandement d’avoir choisi notre ville comme escale. »

Un défi récurrent dans chaque ville

Pour faire participer davantage les gens, Gwénaël a lancé un petit défi à ceux qui le reçoivent, « Qui ose rame ». Il s’agit simplement de se poser par terre en position rameur, et faire quelques mouvements de rames dans le vide, avec les bras et les jambes. « J’ai proposé ça lors de ma première escale, et partout les gens se sont mis à ramer avec moi ! », indique Gwénaël. Tout comme à Fréjus, où les élus présents ont joué le jeu ! Un moment sympa posté sur ses réseaux sociaux, avec un petit message d’espoir à la fin à l’intention des blessés de guerre.

Son escale à Fréjus s’est terminée par une visite au Mémorial des Guerres d’Indochine. Gwénaël Breton est ensuite remonté sur son vélo direction Nice, pour traverser bientôt la frontière italienne. Il continuera ainsi son périple jusqu’au Japon, où il rejoindra son bateau à Tokyo pour entamer la “deuxième grosse partie“ de son voyage : la traversée du Pacifique nord à la rame.


Vous pouvez suivre son aventure en direct sur ses différents sites et réseaux sociaux :

Association "Rien que du bonheur"

Facebook : Rien que du bonheur

Opération "Garder le cap"

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