La piscine Maurice-Giuge a accueilli les triathlètes du Pôle France de Boulouris

16 décembre 2020

La nuit est encore là – mais les nageurs auront droit à un magnifique lever de soleil sur la Méditerranée au-dessus de laquelle semblent planer des volutes de brume quelques minutes plus tard – que, déjà, le groupe d’une quinzaine de triathlètes du Pôle de Boulouris s’est doucement glissé dans l’eau. Et c’est parti pour une nouvelle séance d’1h30 et 4 kilomètres dans les eaux chaudes du bassin de la piscine Maurice-Giuge.

De longues heures à s'entraîner et enchaîner les longueurs, avant que le soleil ne vienne leur offrir un peu de chaleur pour saluer leurs efforts

La base habituelle d’entraînement pour le Pôle triathlon installé au Creps de Boulouris demeure le stade nautique Alain-Chateigner de la ville voisine. Mais cette dernière décade, le bassin raphaëlois s’est avérée être l’antre des championnats de France Élite de natation et ne peut donc accueillir ses autres pensionnaires.

Qu’à cela ne tienne, comme à chaque fois, la ville de Fréjus a répondu favorablement à l’appel de la structure boulourissienne, « nous avons une convention avec la Ville de Fréjus, confirme Mickaël Ayassami, cadre technique national, coordonateur et entraîneur du pôle, qui nous permet de bénéficier de créneaux sur Maurice-Giuge si, d’aventure, notre stade nautique n’est pas fonctionnel (vidange) ou occupé (championnats de France par exemple). C’est très pratique car tout proche. Sinon, il nous faudrait aller sur Cannes et comme nous avons des étudiants et des lycéens au sein du Pôle, ce serait délicat pour faire coïncider les horaires de tout le monde ».

Patrick Perona, adjoint au maire de Fréjus délégué au sport, Corinne Decostanza, directrice des Sports et de la Jeunesse, ou encore Fabien Roux, conseiller municipal délégué au sport de haut niveau, s'imprègnent de l'ambiance des entraînements des triathlètes

Des cadets et juniors
aux espoirs et à…

Tous les derniers jours de la semaine passée (mercredi, jeudi, vendredi), et ce lundi matin encore, les nageurs ont donc enchaîné dès potron minet (hors une séance vendredi après-midi) les longueurs et les exercices dans le bassin fréjusien. « Ce matin, c’est une séance assez relax, confie Mickaël Ayassami, avec quelque 4 kilomètres au total. »

Car l’entraînement d’un triathlète n’est pas uniquement consacré à la natation puisque le triptyque allie encore vélo et course à pied à suivre. Et l’épreuve de natation n’est pas nécessairement un sprint, selon les qualités intrinsèques de chaque triathlète, qui peuvent concéder du temps dans l’eau, retard qu’ils se savent capables e rattraper sur une discipline où ils sont plus à l’aise.

Trois catégories de sportifs se côtoient au Pôle France. « Les plus jeunes, cadets et juniors, sont plus spécifiquement suivis par Paul Lalire. Leur objectif premier sera les championnats de France de leurs catégories d’âges, avant éventuellement de songer aux “Europe“, voire aux Mondiaux prévus aux Bermudes en octobre 2021. » 

… Léo Bergère, candidat
à un billet pour Tokyo

Un deuxième groupe est constitué par les espoirs (moins de 23 ans). « Eux sont tous en équipe de France déjà. Ils préparent les championnats du monde des moins de 23 ans, programmés fin août à Edmonton au Canada. »

Mickaël Ayassami, cadre technique national, et coordonateur et entraîneur du Pôle France de Boulouris, entraîne parmi ce qui se fait de mieux dans leurs catégories d'âge au niveau du triathlon hexagonal

Et puis il y a Léo Bergère, l’un des quatre mousquetaires du triathlon… tricolore, avec les Vincent Luis (double vainqueur du général du championnat du monde et champion du monde en titre en individuel, trois ors mondiaux en relais mixte 2015, 2018, 2019), Dorian Coninx (également couronné à trois reprises sur le relais mixte 2015, 2018, 2020) ou encore Pierre Le Corre (champion d’Europe en individuel et relais mixte en 2018).

« Le niveau du tri’ est très élevé en France actuellement, explique Mickaël Ayassami. Léo, 3e aux championnats du monde et champion de France en titre, est en course pour une qualif’ olympique aux Jeux de Tokyo. Mais si la France est l’une des meilleures nations au monde, elle n’aura droit qu’à trois triathlètes, soit le quota maximal. C’est-à-dire qu’ils sont quatre à batailler pour trois places. Et Léo est parmi ces quatre… » 

Léo Bergère, 4e nageur à partir de la gauche, est venu s'entraîner dans des installations qu'il connaît bien et où il a des attaches

Toujours les bienvenus à Fréjus

En attendant, Léo Bergère, qui a bien voulu nous accorder quelques mots, que nous vous proposerons dans un prochain article, et ses compagnons d’entraînement ont aujourd’hui regagné leurs “pénates“ raphaëloises, mais savent qu’ils seront toujours accueillis à bras ouverts à Fréjus, comme le leur ont rappelé, à l’occasion d’un petit coucou matinal lundi dernier et au nom de David Rachline, maire de Fréjus, l’adjoint délégué aux sports, Patrick Perona, et le conseiller municipal délégué au sport de haut niveau, Fabien Roux.

 

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