Moto - Fortunes diverses pour le Fréjusien Sébastien Gimbert aux 8 Heures de Suzuka avant le Bol d’Or

28 juillet 2019

Sans doute pensait-il être un peu mieux sur les 8 Heures de Suzuka, théâtre de la finale 2018-2019 du championnat du monde EWC d’endurance motos ce dernier dimanche de juillet. Mais Sébastien Gimbert et ses collègues (Randy de Puniet et Yony Hernandez) de la machine n°111, la Honda du Team officiel HER (Honda Endurance Racing).

La n°111 pas dans le coup à Suzuka
mais 6e mondiale

Dès les premiers tours (2e), Randy de Puniet chutait, sans gravité certes mais jamais le signe d’une future bonne course. Et, effectivement, la Fireblade n°111, au sein d’un team britannique expérimenté puisqu’engagé en compétition officielle depuis 2014, ne sera jamais dans le rythme à Suzuka, naviguant aux alentours de la 15e place, à l’image de cet arrêt durant la 6e heure de course pour Randy de Puniet pour un prblème électrique consécutif à une chute.
Le trio de Puniet - Gimbert - Hernandez passera le drapeau à damiers (*) en 12e position, à 7 tours des vainqueurs, à 1’45 de la Kawasaki n°11 du Team Kawasaki SRC France de Gilles Staeffler. Concluant le championnat du monde à la 6e place.

Il convient également de noter qu’un typhon, situé un peu au nord de Suzuka, n’en a pas moins noyé le circuit de Suzuka samedi, empêchant la tenue de la seconde séance d’essais qualificatifs.

Photos © D.R. Facebook officiel Sébastien Gimbert

Dans deux mois au Castellet !

Espérons seulement que les prochains essais permettront de remettre la moto dans le bon sens avant… l’ouverture du championnat du monde… 2020, sur le circuit Paul-Ricard du Castellet dans deux mois pour ce qui sera la 82e édition du Bol d’Or.

Injoignable depuis le pays du Soleil Levant, Sébastien Gimbert nous livrera ses impressions durant le cours de la semaine sur ce qui aura donc été son avant-dernière course d’endurance, lui qui a annoncé depuis plusieurs mois maintenant qu’il mettrait un terme à sa carrière de pilote au terme du Bol d’Or les 21 et 22 septembre prochains.

De quoi s’occuper “at home“

Le dernier 2e des 24 Heures du mans (en avril, ses 20es 24 Heures personnelles) se concentrera sur l’école de pilotes motos – la Race Experience School – qu’il a montée sur le pilote de kart à proximité du Géant, gérant en parallèle la carrière du fiston, Johan, 14 ans, engagé pour sa part en championnat d’Europe 400 et Superbike junior, et déjà auteur d’un Top 5 en championnat d’Europe Superbike junior !

Le tout sans oublier son magasin de pièces et d’accessoires motos SPEEDWAY dans la ZA La Palud…

Rappelons encore que Sébastien Gimbert a remporté à trois reprises les 24 Heures du Mans (2000, 2002, 2005) et le Bol d’Or (2002, 2003, 2007), et s’est imposé encore aux 24 Heures de Spa-Francorchamps (2003). Raflant au passage un titre de champion du monde d’endurance !
Une carrière retracée – en partie – dans un article amené à paraître dans le prochain magazine municipal FRÉJUS LE MAGAZINE n°48 de septembre 2019 !


(*) Une fin de course rocambolesque et de folie. On l’a dit, cette épreuve de Suzuka était la dernière du championnat du monde d’endurance 2018-2019. Plusieurs teams étaient encore en course pour coiffer la couronne mondiale.
À un peu moins de six minutes du terme de ces 8 Heures de Suzuka, c’est le SERT (Suzuki Endurance Racing Team) du Mans, créé en 1980 par Dominique Méliand, qui fêtait au Japon la dernière course d’une carrière nantie de 16 titres constructeurs ! Mais Étienne Masson qui n’avait qu’à contrôler la Kawasaki n°11 du Team SRC France (au guidon, Jérémy Guranoni, Erwan Nigon, David Checa), voyait son moteur exploser. Fin de la course pour la Suzuki n°2.

Quelques minutes plus tard, après 7h59 d’épreuve (!), la Kawasaki n°10 du Team KRT (Leon Haslam, Toprak Rasgatlioglu, Jonathan Rea alors en selle) glissait à son tour, sans que l’on sut exactement si ce fut sur de l’huile déversée du moteur de la Suzuki ou du fait de la pluie qui avait fait son retour. Finalement, cette Kawasaki n°10 restera déclarée victorieuse devant l’auteur de la pole, la Yamaha n°21 du Factory Racing Team, à 21’’.

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