Motocyclisme - 24 Heures du Mans : 2e place pour le Fréjusien Sébastien Gimbert

21 avril 2019

Pendant un peu plus d’une heure, après que Randy de Puniet ait pris la tête de la meute des motos des 24 Heures du mans au pilote Kawasaki, David Checa (à 13h45), la Honda #111 du team Endurance Racing Team, et notamment du Fréjusien Sébastien Gimbert, pointa en tête de la 42e édition de l’épreuve d’endurance sarthoise.

Mais le moteur en feu, la chute qui s’en suivit de la Yamaha italienne #101 (team Aviobike) et la traînée d’huile sur la piste à la courbe Dunlop entraînera l’entrée en piste du safety-car. À cet instant, à quelque 17 minutes du baisser du drapeau à damiers, Yonny Hernandez, le coéquipier colombien de Gimbert et de Puniet était toujours en tête, voyant néanmoins fondre sur lui (à moins de 6’’) un Jérémy Guarnoni, pilote n°1 de la Kawasaki officielle #11, qui aura mené une bonne partie de cette 42e édition des 24H.

Un safety-car décisif ?

Bien évidemment, à la faveur du safety-car, Guarnoni revînt cette fois totalement dans l’échappement de la Honda et ce qui était à craindre arrivera sans coup férir dès la sortie de la voiture de sécurité. Plus expérimenté, plus rapide, le pilote Kawa faisait l’extérieur au Colombien dans l’entrée de la première des deux courbes Dunlop pour aller couvrir les derniers tours avant que l’aiguille de l’horloge du circuit n’indique 15h et que le drapeau à damiers ne se baisse sur l’équipage de la #11, 1’00’’550 devant la #111, la Suzuki #2 du SERT – dirigé par Dominique Méliand, team-manager qui tire lui aussi sa révérence – à un tour.

Rendez-vous au Bol d'Or...

Après trois succès dans la ronde mancelle (2000, 2002, 2005), Gimbert monte donc une nouvelle fois, pour cette 20e et dernière apparition dans la préfecture sarthoise, sur la deuxième marche du podium (après celles obtenues en 2001, 2003, 2004). La Honda #111 se consolera avec le meilleur tour en course (1’36’’819, œuvre de Randy de Puniet) mais regrettera aussi une stratégie pas toujours très claire en terme de relais et des atermoiements dans les stands qui lui auront coûté beaucoup de temps et peut-être (sans doute) la victoire.

... avant de raccrocher le casque !

En conférence de presse, le pilote fréjusien – qui a ouvert le magasin de pièces et d’accessoires pour motos Speedway dans la ZA La Palud, et tient en parallèle l’école de pilotage pour jeunes futurs grands pilotes, la Race Experience School – a confirmé ce que tout le monde sait déjà : la retraite à l’issue du prochain rendez-vous sur les deux tours d’horloge, le Bol d’Or au Castellet en septembre. « J’ai commencé ma carrière il y a 20 ans sur la #111, et je la termine sur la #111. Mais, pour la retraite, ça sera après le Bol d’Or », où Gimbert courra pour ce qu’il a manqué de très peu sur le Bugatti, un 4e succès !
Rendez-vous au Castellet les 21 et 22 septembre !

 

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