Motocyclisme (World Supersport 300) : Johan Gimbert a lancé sa saison à Jerez

02 août 2020

Nous l’avions quitté le 15 mars dernier, quelques heures avant la mise en place généralisée du confinement. Johan Gimbert, fils de l’ancien pilote d’endurance et concessionnaire Speedway à La Palud, Sébastien Gimbert, avait tout juste eu le temps de quitter l’Espagne et l’Andalousie pour rentrer dans le Var et à Fréjus.

Johan venait tout juste de découvrir sa nouvelle monture, celle qui devait l’accompagner au cours d’une saison très attendue, celle du World Supersport 300 WSBK, championnat du monde Superbike qu’il devait découvrir au sein du team transalpin, Kawasaki GP Project.

De Jerez à Jerez…

Bluffant, le fils de son père a gravi les échelons plus vite qu’il ne court en piste. D’abord la Coupe Honda CBR 300 (deux saisons, dont la seconde marquée par trois victoires et une 3e place au championnat d’Espagne), avant de passer au stade européen, sur une Kawasaki du team Palmeto engagée en championnat d’Europe juniors Superbike (8e au classement final, un podium).

Cette saison, c’est donc la scène mondiale que devait découvrir le jeune espoir fréjusien (15 ans tout juste). Début mars, Johan avait découvert sa nouvelle machine. « Elle développe 10 CV de plus que les motos précédentes que j’ai eu à conduire jusqu’ici. Mais on a bien travaillé toute la semaine. J’ai découvert le team, qui m’aide beaucoup », avouait alors l’un des cinq pilotes engagés par le team GP Project aux côtés des plus expérimentés Kevin Sabatucci, Bruno Ieraci, Alfonso Coppola et Gabriele Mastroluca.

Les galères du rookie varois

Ces dernières semaines, Johan Gimbert a retrouvé le circuit andalou de Jerez de la Frontera pour, enfin, lancer cette saison de World Supersport 300 WSBK. Une séance de qualification plutôt honorable, sanctionnée par une 20e place sur la grille de départ (3e de son team), allait malheureusement être suivie d’une chute après avoir été percuté lors de la course 1 ce samedi 1er août.

Mais le rookie varois allait se reprendre et répondre présent ce dimanche lors de la course 2 pour, du fait d’une entame d’épreuve quelque peu délicate (soucis d’embrayage dès la premier virage et perte de puissance), “se contenter“ de terminer sa première course dans la catégorie.

Lui qui annonçait en février dernier, lors de la présentation du team transalpin, « vouloir profiter de cette année d’apprentissage pour m’améliorer course après course et viser le maximum que je pourrais faire malgré mon jeune âge et mon inexpérience », aura donc déjà beaucoup appris lors de cette course inaugurale.

Sébastien Gimbert, présent aux côtés de son rejeton, jouera son rôle à fond pour réconforter son fils : « C’est ainsi les sports mécaniques, avec parfois beaucoup de galères. Mais c’est pour ça que les victoires sont si belles… »

En route pour Portimao

Autre satisfaction, celle du team manager de l’(équipe italienne, Alessio Altai, qui se déclarait sur le site internet du GP Project « content des débuts de nos deux jeunes, Johan Gimbert et Gabriele Mastroluca, qui ont performé tout au long du week-end et surtout, pris beaucoup d’informations pour l’avenir ».

Poussé hors de la piste, c'est dans le bac à graviers que le jeune Johan Gimbert aura terminé sa première course au niveau mondial Superbike

L’avenir, c’est quelque 350 kilomètres plus à l’ouest, et dès cette prochaine fin de semaine sur le circuit lusitanien de Portimao. À la pointe sud du Portugal, Johan Gimbert continuera d’apprendre et de grimper quelques rangs dans la hiérarchie mondiale…

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