Pierre Trouvilliez, l’hommage de la Ville et de la Gabelle à celui qui a réinventé le quartier

25 septembre 2020

Le stade de football en stabilisé de La Gabelle porte désormais le nom de stade de football Pierre-Trouvilliez. Un nom qui ne parle pas nécessairement au grand public, mais Pierre Trouvilliez n’en était pas moins un personnage haut en couleurs, que tout le monde connaissait et appréciait dans le quartier. La seule présence de ce stade en est un premier signe tangible, fruit du travail entrepris dans le cadre du plan de rénovation urbaine du quartier fréjusien, lancé dès 2006, et dont Pierre avait précisément la charge.

Eliot, fils de Pierre Trouvilliez, et sa maman, Michèle Brachelet, dévoilent la plaque qui baptise du patronyme de leurs père et époux le stade de football de la Gabelle

Bénéficiant d’un plan de sauvegarde – l’un des premiers initiés dans le Var avec l’aide de l’État engagé autour de partenaires financiers publics et privés –, les trois copropriétés (Gallieni, Valescure I et II) qui comptabilisent 590 appartements dans ce quartier de la Gabelle (3000 habitants) ont ainsi bénéficié de travaux rénovation et d’aménagement engagés sur plusieurs années et pour un coût total de 31 M€.

Un quartier qu’il appréciait
et qui le lui rendait bien…

Ce projet de rénovation englobera également la création de la voie dite de contournement de la Gabelle, permettant de sécuriser le cœur de quartier en y modérant la circulation, la transformation de la voirie, la réalisation d’un bassin de rétention (pour contenir un éventuel débordement du Pédégal tout proche), d’un city-stade et de ce stade de football, qui porte donc aujourd’hui son nom.

On le voit, en sa qualité de directeur de ce projet de rénovation urbaine au sein de ce qui n’était encore que la Communauté d’agglomération Fréjus - Saint-Raphaël, le quartier de La Gabelle doit encore beaucoup plus à Pierre Trouvilliez que le simple stade. Et c’est toute sa volonté, toutes ses forces qui étaient engagées en faveur d’un quartier qui l’appréciait et qui le lui rendait bien.

Eliot rend hommage à son père

Un combat qu’il avait su mener à terme. L’autre combat malheureusement, Pierre Trouvilliez l’aura perdu, disparaissant le 14 février 2014 à l’entame de sa 50e année, des suites d’une longue maladie, comme l’on a coutume de dire.

Son fils Eliot, qui a bien grandi aujourd’hui et est un beau jeune homme – tu en serais immensément fier, Pierre – lui a rendu un brillant hommage, aux côtés de sa maman, Michèle Brachelet, au moment de dévoiler la plaque baptisant officiellement le stade du nom de son papa.

« Le plan de sauvegarde de la Gabelle est une très belle illustration de cette volonté qui t’animait au quotidien, celle d’oser pour ne pas que les choses nous paraissent difficiles (…) Tu as cru à ce projet dès 2006 et tu as su convaincre et fédérer autour de celui-ci… »

Eliot saluera encore le « courage, ta force, ta ténacité, ta passion de la vie qui ont permis que tu restes 36 mois à nos côtés, au lieu des 6 qui t’avaient été alloués au diagnostic de ta maladie. Pour m’aider à grandir encore… »

 

Merci Pierre…

Ce dévoilement de plaque, en présence de Nassima Barkallah représentant le maire, dont elle est adjointe notamment déléguée au quartier de la Gabelle, et d’autres élus (Patrick Perona, adjoint aux sports, Fabien Roux), se révélera bien modeste au regard de l’œuvre qu’aura accomplie et laissée Pierre Trouvilliez. Mais un hommage à son image justement, « un acte qui l’aurait rendu heureux », saluera Nassima Barkallah…
Merci Pierre…

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