Sécheresse : le bassin versant de l’Argens passe du stade de vigilance à alerte !

23 août 2019

Depuis fin juin, le département du Var était placé, par arrête préfectoral en date du 27, en situation de vigilance sécheresse, premier des quatre stades d’alerte définis par l’État (vigilance, alerte, alerte renforcée, crise).
Au regard d’une situation qui ne s’améliore pas au niveau pluviométrie – même si, paradoxalement, le mois de juillet fut excédentaire en terme de pluies dans notre ville avec près de 50 mm, il n’a été enregistré que… 0,4 mm de pluie au mois d’août à Fréjus (voir ci-dessous)–, le préfet du Var a publié le 20 août un nouvel arrêté, montant d’un stade dans la gamme des alertes et déclarant la situation d’alerte sécheresse pour le bassin versant de l’Argens.

Ce sont ainsi 73 communes au fil du fleuve qui sont concernées, dont bien évidemment en bout de course Fréjus et ses proches alentours. La limitation de la consommation d’eau de façon générale, déjà en vigueur au stade de vigilance, est donc renforcée.
Notamment sur les usages secondaires, un certain nombre d’interdictions étant même prononcé sur l’arrosage, le lavage des véhicules, le remplissage des piscines, les jeux d’eau, fontaines et autres plans d’eau de loisirs… Des restrictions de prélèvements sont également instaurées pour l’usage industriel ou agricole.

Températures élevées, manque de précipitations : les deux causes de la sécheresse

À chacun de faire des efforts !

Le département du Var ne fait donc pas exception à la règle, même si la situation y est moins grave, voire catastrophique que dans d’autres départements et régions. Puisque ce sont pas moins de 85 départements métropolitains qui ont pris des mesures en ce sens, atteignant pour certains le seuil de crise, notamment dans tout le centre et centre-ouest de la France.

Il faut savoir par ailleurs que 82 % des eaux consommées en France (environ 26 milliards de mètres cubes, dont un quart en eau potable pour la sphère domestique) proviennent des fleuves, rivières et lacs. Si les pluies d’hiver ou du printemps n’ont pas été suffisamment conséquentes pour remplir les nappes phréatiques, celles survenant après avril sont essentiellement absorbées par les plantes alors en pleine période de croissance.

Si l'on n'en est pas encore à la situation critique d'octobre 2017 - ci-dessus le Reyran, au niveau de l'ancien gué, totalement à sec -, il faut également être conscient que tout peut évoluer très vite : un an plus tard, le mois d'octobre 2018 battra ainsi tous les records de pluie dans le Var...

La sécheresse est donc immanquablement due au manque de précipitations, et peut bien sûr être accentuée par des températures élevées telles que nous en avons connues cet été.

Alors, chacun, par ses gestes quotidiens ou ses pratiques professionnelles, peut contribuer à préserver les ressources en eau potable. Quelques usages simples permettent de participer à cette préservation :
- privilégier les douches,
- installer des équipements sanitaires économes en eau,
- faire fonctionner les appareils de lavage à plein,
- réutiliser l’eau de pluie…


Retrouvez ici >>>  l'arrêté préfectoral et toutes ses mesures d'interdiction ou de restriction, ou à télécharger ici <<<

 

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