Sécurité des plages : les sauveteurs saisonniers en “stage mer“ jusqu’à mercredi

29 juin 2020

La saison de surveillance des plages est officiellement ouverte depuis le 8 juin dernier, et se poursuivra jusqu’au dimanche 20 septembre inclus, avec fermeture progressive de postes et diminution de l’amplitude horaire de surveillance à compter du 31 août.

Pour autant, cette saison, pour les raisons que l’on sait, a été particulièrement délicate à mettre en place. « Heureusement, confie le capitaine Franck Cuomo, responsable de la sécurité des plages au sein des pompiers de l’agglomération, nous avons pu nous appuyer sur les forces existantes, entre pompiers professionnels, volontaires et anciens saisonniers pour armer le dispositif et le rendre pleinement opérationnel dès le 8 juin comme prévu. »

Les bouchées doubles
après le déconfinement

Car le Covid-19 – ou plutôt, ce que le virus a induit, à savoir ces 55 jours de confinement – ont considérablement entamé le programme de formation des nouveaux saisonniers. « À mesure qu’il était annoncé un rallongement de la période de confinement, il a fallu revoir l’ensemble du programme », continue le capitaine. Et mettre les bouchées doubles depuis le 11 mai, parfaire et terminer la formation – dont on sait qu’elle s’avère, fort logiquement, extrêmement ardue sur l’agglomération est-varoise – avec, entre autres, le passage du Brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique (BNSSA) pour ceux qui n’avaient pu le présenter avant le 17 mars.

L’aide de la mairie de Fréjus, qui a “prêté“ la piscine Gallieni pour la formation et le passage de l’examen a été en ce sens « primordiale ».

Pas question non plus de manquer le “stage mer“, cinq jours intenses qui précèdent traditionnellement l’ouverture de la saison et qui permet de mettre à contribution et in situ les futurs sauveteurs des plages. De fait, la cinquantaine de sauveteurs de la promotion 2020 a entamé ce précieux stage samedi dernier et le conclura ce mercredi 1er juillet. Et « dès jeudi, ils pourront de fait intégrer les rotations des sauveteurs sur l’ensemble des postes de l’agglomération », à savoir les 8 postes du littoral fréjusien (des Sablettes à la Galiote) et ceux depuis Saint-Raphaël-Agay jusqu’aux Issambres et la plage de la Gaillarde.

Vigilance et non négligence !

Tout est donc en place pour une saison particulièrement attendue, et l’on sait pourquoi. Pour autant, il ne faut pas que cette impatience rime avec négligence mais bel et bien avec vigilance. « Les débuts de saison sont toujours difficiles. Les gens ont tellement envie de retrouver les joies de la baignade qu’ils en oublient parfois les règles élémentaires de prudence », atteste d’ailleurs l’adjudant Aurélien Micallef, qui accompagne les sessions de brevets de natation de séances des “gestes qui sauvent“.

Première session des brevets
de natation le 16 juillet

Parce que tout peut arriver, à n’importe quel moment, dans n’importes quelles circonstances et qu’alors, les bons gestes et les premiers soins s’avèrent primordiaux pour permettre de sauver une personne (*).

À noter que les Brevets de natation reprennent le jeudi 16 juillet au PC-plage Dominique-Barbé (voir calendrier ci-dessous, sachant que d’autres dates seront intégrées à ce premier planning -> voir page Facebook ICI)


(*) Parmi les gestes qui sauvent figure notamment la réanimation cardio-pulmonaire (ou respiratoire). Savoir pratique un massage cardiaque ne peut qu’améliorer les chances de survie d’une victime.
Lorsqu’une personne est en arrête circulatoire, les organes dont le cerveau et le cœur ne sont plus alimentés en oxygène et commencent à mourir. Des lésions apparaissent dès la 3e minute et les chances de survie diminuent de 10 % par minute sans réanimation, pour finir par être nulles au bout d’une dizaine de minutes.
Les statistiques nous apprennent ainsi que chaque année, 50.000 personnes décèdent en France d’un arrêt respiratoire (= “cardiaque“) dans leur environnement familier, faute d’une intervention immédiate et efficace.

72 % des cas surviennent au domicile du patient, en présence de témoins dans 81 % des cas. Mais une réanimation cardiopulmonaire n’a été tentée que dans 42 % des cas, les patients n’arrivant à l’hôpital que dans 34 % des cas, en ressortant vivants dans seulement 7 % des cas…

Des statistiques qui, malheureusement, parlent d’elles-mêmes, mais surtout témoignent de l’importance d’être formés aux premiers secours.

 

 

 

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