Fréjus Var Volley - Ligue B masculine :“Show must go on“…

04 mai 2021

Expression traditionnelle que celle de dire que le “spectacle (la vie aussi) doit continuer“. Franck Vincenti - à l’origine de sa venue dans l’est-Var voici dix ans -, Loïc Geiler et Pierre Vivier, ses amis les plus proches, mais également nombre d’anciens joueurs côtoyés au fil de dix années “pro“ et, surtout, moult jeunes de l’école de volley du club fréjusien dont il avait la charge, sont venus dire un ultime au-revoir à Julien Laporte vendredi dernier, autour de Céline, sa femme, et toute sa famille, au cimetière Saint-Étienne.

Un très joli symbole rassemblant deux pages de vie, deux carrières autant réussies l’une que l’autre, dix années de compétition avant une reconversion magnifiquement entamée à transmettre auprès de jeunes qui lui donnaient une “sacrée banane“.

Pierre Vivier, son acolyte àa la tête de l'école de volley, Franck Vincenti, à l'origine de sa venue dans le Var, ou encore bien sûr Loïc Geiler, le pote de tant d'aventures depuis le Centre de haut niveau de Montpellier jusqu'au banc de touche de l'AMSLF Volley : trois des personnes qui auront le plus compté ces dernières années dans la vie de Julien Laporte.
Sans compter d'innombrables amis aux quatre coins de France voire du globe, et des dizaines de jeunes qui lui doivent en bonne partie de faire partie aujourd'hui de la grande famille du volley fréjusien... (photos © D.R Mairie de Fréjus, Fréjus Var Volley)

 

Aujourd’hui pourtant, et même si Julien restera à jamais dans l’histoire de l’AMSL Fréjus volley devenu le Fréjus Var Volley l’été dernier, le regard doit (déjà) être tourné vers la saison 2021-2022. Une nouvelle campagne qui s’annonce certes difficile mais ô combien attrayante pour club varois, sa 4e campagne en Ligue B.
La division - on l’avait annoncé dès avant la fin des play-offs - passera à 12 écuries (lire plus loin), mais surtout qui comprendra des “morts de faim“ aux budgets renforcés et aux effectifs pas loin d’être dignes de l’élite pour certains !

L’occasion de faire le point sur la petite révolution sportive de la Ligue B et les premières rumeurs et/ou concrétisations de transferts.


LE PLESSIS CHAMPION DE FRANCE
Ligue B Masculine 2020-2021 :
POUR LES “HIBOUX“…
C’EST CHOUETTE !

L’on avait quelque peu délaissé le volley national et notamment les play-offs de Ligue B après l’élimination des Fréjusiens dès la phase de poules.

On se souvient néanmoins que dans la poule A, la hiérarchie de la saison régulière avait été respectée, avec les qualifications attendues de Saint-Nazaire et du Plessis-Robinson.
Dans la poule B (celle de Fréjus), la surprise était venue du Mende Volley Lozère, l’équipe lozérienne partie dernière et sans point. Mais, à la faveur de quatre jolis succès en six rencontres de play-offs, le MVL est venu doubler, non seulement Fréjus, mais encore l’AS Saint-Jean d’Illac sur le fil !

Les demi-finales croisées ont vu les Nazairiens s’imposer sans coup férir devant le MVL de Constant Tchouassi (3-0 en Loire-Atlantique, 3-1 en Lozère), mais une autre surprise est cette fois venue d’Île-de-France et des Hauts-de-Seine plus précisément. Le PRVB (Plessis-Robinson Volley-Ball) a atomisé le Nancy d’Éric N’Gapeth, ne lâchant qu’un set, tant à l’aller (en Lorraine) qu’au retour (dans le “92“) pour éliminer l’un des deux prétendants annoncés à l’accession.

 

Sur leur lancée et sans pression, les Hiboux du Plessis et leur joker médical - Axel Truhtchev, débarqué du Paris Volley en Ligue A, et venu dans les Hauts-de-Seine suppléer le MVP de la première moitié de saison, Eddy Felicissimo, blessé à la cuisse - ont déferlé une première fois sur Saint-Nazaire en Loire-Atlantique (3-0 à 23, 21, 23), avant d’atomiser quasiment sur le même score (3-0 à 21, 23, 22) les Maritimes en banlieue parisienne.


Mais si cette accession non attendue - qui ressemble à celle des Cambraisiens l’an passé, eux qui avaient tout pareillement joué sans pression et conclu le championnat par 9 victoires de rang ! - s’avère très chouette pour les Hiboux (c’est ainsi que l’on surnomme des Robinsonnais), les dirigeants franciliens vont désormais devoir se démener pour ficeler le budget de 1 M€ exigé en Ligue A.

Ce qui, aux dernières nouvelles, serait sur la bonne voie.   


(DE) NEUF… À LA DOUZAINE
POUR LA LIGUE B !

Un Comité directeur de la Ligue nationale s’est tenu jeudi 15 avril dernier, qui a proposé, entre autres décisions, l’évolution de la Ligue B en termes purement sportifs. L’antichambre de l’élite hexagonale retrouverait ainsi une division à 12 clubs la saison prochaine (contre 9 seulement cette année).

Outre le Fréjus Var Volley, la LBM accueillerait le GFC Ajaccio (relégué de LAM), Saint-Nazaire, Nancy, Saint-Jean d’Illac, Saint-Quentin, Mende, Martigues, France Avenir 2024, plus les vainqueurs des groupes Élite, la boucle devant être bouclée avec une ou plusieurs wild-cards.

Le Rennes Étudiants Club a ainsi validé son ticket en poule A de championnat Élite, alors que l’autre poule n’a pas délivré son verdict, où Avignon - qui n’a pu jouer son dernier match contre le PUC, en raison de plusieurs cas de Covid dans l’effectif parisien - reste sous la menace de Harnes (2e mais un match en moins), les Nordistes devant affronter les deux derniers du classement (Marseille Volley 13 puis Charenton) pour boucler le championnat.

Maintenant, tout ceci demeure soumis et suspendu, bien évidemment, à l’examen du respect du cahier des charges par le gendarme financier du volley, la DNACG (Direction nationale d’aide et de gestion), a fortiori en cette période de crise sanitaire et deux dernières saisons tronquées, dont la présente entièrement jouée à huis clos.


  MARTIGUES SE BÂTIT
UN SACRÉ EFFECTIF !

Après une saison - certes de transition - totalement manquée, le Martigues VB a dégainé vite et fort et d’ores et déjà construit - et annoncé - un effectif “quatre étoiles“ à même de disputer la montée sur le prochain exercice.

Jugez plutôt : le MVB de Christophe Charroux, coach emblématique de l’équipe de la Venise provençale, accessoirement fils du premier magistrat, a lancé très rapidement les “hostilités“, concluant les arrivées d’Eldin Demirovic (réceptionneur-attaquant, Saint-Quentin), Yoann Jaumel (passeur, Sète), Faipule Kolokilagi (pointu, Mende), Luka Marinkovic (central, Nancy) ou encore Manu Ragondet (libéro, Ajaccio). Du haut (de Ligue B), très haut (Ligue A, internationaux) niveau pour le club martégal et Raphaël Attié qui ne pourront se cacher.

Emmanuel Ragondet débarque du relégué Ajaccio pour intégrer la nouvelle armada martégale

Ajaccio (relégué de Ligue A), Saint-Nazaire (tétanisé en finale des play-offs et atomisé par Le Plessis-Robinson) ou encore Nancy (décevant le club lorrain, sorti en “demi“ par le PRVB et qui reconstruit tout son effectif) seront également de sérieux prétendants aux premiers rôles.

Saint-Quentin (où Julien Bernard a prolongé son bail) ou encore Saint-Jean d’Illac et son effectif uniquement français (arrivées de Bonon, Conflans, Hervoir, Saint-Nazaire, et Pascal, Sète) se positionnent d’ores et déjà comme des outsiders crédibles, tandis que l’on guettera les promus ou encore Mende, où une page se tourne avec les départs conjugués de l’emblématique passeur Jesus Bruque, du meilleur marqueur de Ligue B, Kolokilagi, mais encore du central congolais Mabiala (vers Sète) et du passeur Serreau (vers Saint-Quentin).

 

Bref, on ne devrait pas s’ennuyer la saison prochaine avec, enfin, une Ligue B au profil particulièrement séduisant et incontestablement tirée vers le haut.


FRÉJUS ACTIF…
DANS LA DISCRÉTION

 

À Fréjus, on le disait en débutant cet article, le temps est encore au deuil après le décès brutal de Julien Laporte le 26 avril.

Et puis, les dirigeants est-varois ont aussi l'habitude d'œuvrer en coulisses sans rien dévoiler de leur jeu et abattre leurs cartes avant d’être certains de leurs “coups“.


Peu d’informations ont donc filtré pour l’instant. Mais à l’image des clubs précités, le Fréjus Var Volley s’apprête à prendre un vrai virage. De l’actuel effectif, ne restent que Corentin Suc, Théo Conré, SOané Falafala et Piele Halagahu, alros que six sont actés.

Ceux des Brésiliens Pedro Henrique Frances et Alexander Szot, de Lorry Florent - le central devenu pointu était le plus ancien joueur en activité sous les couleurs fréjusiennes (5 saisons) -, de Baptiste Enfoux, du passeur Quentin Schouteten ou encore du libéro Hugo Lecat.

Lorry Florent et Hugo Lecat, deux des joueurs les plus fidèles à la tunique fréjusienne (5 saisons pour l'un, trois pour le second) évolueront sous d'autres cieux la saison prochaine. Merci à eux, mais aussi à Alex, Pedro, Schout' et Baptou...

En ce qui concerne les arrivées, le club est-varois ne veut encore rien annoncer, mais l’on assure en revanche du côté des dirigeants - rassurés par le soutien sans failles de la municipalité - un recrutement de belle facture…
Affaire(s) à suivre…


Retrouvez ICI un magnifique hommage à Julien Laporte diffusé sur la page Facebook du Fréjus Var Volley

Pour Loïc comme pour tous les amoureux du volley fréjusien, le souvenir de Julien Laporte ne s'effacera jamais, quand bien même la vie doit continuer et doit continuer d'être une fête... Tchao Ju !

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